Voici à quoi peut ressembler un futur État de Palestine

Le président Trump offre aux Palestiniens un État qui ne prévoit pas l’apartheid contre les juifs réclamé par l’OLP et accepté par les Européens.

Aucun juif ne sera déraciné et la souveraineté israélienne sera étendue aux blocs d’implantations juives et à la vallée du Jourdain.

Il permet à Israël d’annexer entre 30 et 40 % des terres de la zone C, et les Palestiniens auraient le contrôle d’environ 40 % des zones A et B. De plus, Israël n’aura pas accès aux zones désignées pour l’État palestinien. Cette condition vise à encourager la partie palestinienne à se rendre à la table des négociations.

Et Israël retrouve le contrôle sur la très importante vallée du Jourdain d’un point de vue sécuritaire, stratégique et symbolique.

Capitale divisée ? Mais non !

Les Palestiniens pourraient avoir une capitale dans la banlieue est de Jérusalem. Tout le monde a noté l’apparente contradiction entre « Jérusalem restera indivisible », et « les Palestiniens pourront avoir leur capitale à Jérusalem est ».

Ne croyez pas que Trump se trompe. Ou qu’il ne sait pas ce qu’il dit, ou qu’il ne sait pas sur quel pied danser. Ou qu’il veuille diviser Jérusalem. Ce qu’il veut, c’est donner de quoi ruminer aux anti-Trump, aux antisionistes et aux Arabes. La Jérusalem à laquelle il fait référence pour une capitale arabe, c’est pitchipoï. Il la nomme astucieusement Jérusalem, c’est cousu de fil blanc pour toute personne qui a de l’expérience dans les négociations commerciales.

Il y a tunnel et tunnel

L’accord prévoit également la construction d’un tunnel vers la bande de Gaza, qui sera démilitarisée, et des tunnels entre les zones désignées pour le futur État palestinien. Les services de sécurité israéliens n’ont pas encore examiné la question.

Encore rejeté

Le futur État palestinien recevra une généreuse incitation de 50 milliards de dollars en faveur du développement de projets économiques sur ses terres.

Cette offre «à prendre ou à laisser» va consterner de nombreux «experts» de longue date crispés sur un plan irréaliste et rejeté par le seul État légitime de la région.

Dans son discours, le président Abbas a déclaré qu’il était «impossible pour tout enfant palestinien, arabe, musulman ou chrétien d’accepter» un État palestinien sans Jérusalem comme capitale.

«Nous disons mille fois, non, non, non», a-t-il dit. «Nous avons rejeté cet accord dès le début et notre position était correcte. »

Le printemps arabe palestinien ?

Les Palestiniens seraient bien avisés de l’ignorer, et d’ignorer les autres dirigeants Européens et les groupes antisémites, et d’emprunter la voie de l’État et de la prospérité dans la dignité. C’est l’heure de vérité pour ce peuple utilisé comme arme contre les juifs. Ignorer les étrangers et les démagogues qui décident pour eux et leur ont offert une existence pathétique, c’est rejoindre le monde des vivants et en être récompensé.

La Maison Blanche espère que quatre ans suffiront aux Palestiniens pour digérer le plan et «accepter de l’accepter». De plus, Trump espère que si Abou Mazen refuse, son successeur à ce poste pourra accepter le plan.

Après deux décennies de plan de paix où des sacrifices étaient unilatéralement exigés d’Israël, ce plan rétablit un équilibre qui tient compte des forces en présence : Israël a été le vainqueur des conflits déclenchés contre lui par les Arabes et il était temps que le vainqueur se conduise en vainqueur. Ce plan, s’il est rejeté, jettera les fondations de futures négociations moins déséquilibrées au détriment d’Israël, ou à terme, la disparition des Palestiniens de la région.

Hypocrites

Les Démocrates, y compris Joe Biden qui est un fervent défenseur d’Israël, n’ont pas pu s’empêcher de condamner le plan proposé par Trump. Ces hypocrites sont plus furieux de l’offre de Trump et l’acceptation par Netanyahou que du refus par les Palestiniens !

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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