Un documentaire De Georges Benayoun sur “l’antisémitisme d’aujourd’hui” diffusé à la télévision

On nous avait annoncé une soirée télé incontournable. On allait consacrer, à l’occasion du 75e anniversaire de la libération des camps d’Auschwitz, une soirée spéciale sur la résurgence de l’antisémitisme, deux documentaires à l’appui et Débat au programme.

Deux documentaires inédits : Antisémitismes, réalisé par Ilan Ziv et retraçant, à travers des faits marquants – de l’Affaire Dreyfus au meurtre de Mireille Knoll l’an dernier – les mutations de l’antisémitisme mais aussi ses constantes, et Chronique d’un antisémitisme d’aujourd’hui , sorte de film d’investigation, de chronique de terrain, où Georges Benayoun a choisi Toulouse, tragique théâtre de l’attentat de l’école Ozar Hatorah, pour laboratoire de la dérive de cette société française qui assiste, comme spectatrice sidérée, à la répétition de violences contre les citoyens juifs, mais encore à la montée d’un climat lourd de peurs pour les français juifs.

Entre ces deux documentaires, Julian Bugier a animé un débat autour de  la question : Peut-on en finir avec l’antisémitisme ?

Des témoins ont raconté dans ce documentaire Toulouse et son quotidien, depuis l’attentat de l’école Ozar Hatorah. Georges Benayoun regrette que cette résurgence de l’antisémitisme n’ait pas entraîné pas de prise de conscience nationale, en dehors des discours officiels qui nous chantent que C’est l’affaire de tous. S’il y avait une volonté politique il n’y aurait pas ce sentiment d’angoisse, d’abandon qu’on retrouve dans les communautés juives, a affirmé le réalisateur sur France Bleu Occitanie ce mardi matin.

TJ vous donne une seconde chance

TJ vous donne une seconde chance. D’écouter des journalistes qui, entre ces deux documentaires-miroirs d’une réalité indiscutable, s’interrogent sur la montée brutale des actes antisémites à partir de l’année 2000, date de la deuxième intifada, mais hélas sans qu’à aucun moment ne fût le lien entre cette montée brutale et, concernant leur profession, le traitement inique du conflit du Proche Orient, “systématiquement, obsessionnellement, exclusivement, malhonnêtement anti israélien“, spécialité bien française, pour ne pas parler de … propagande.

On notera que n’a pas été fait non plus le parallèle entre la résurgence de la bête immonde ET la vague massive d’immigration arabo musulmane. Ah si seulement un Georges Bensoussan eût pu être parmi les invités, ou un quelconque spécialiste qui a admis, au vu de tant de témoignages de musulmans eux-mêmes, que oui, il existait aussi un antisémitisme musulman, très souvent, trop souvent, biberonné au sein maternel.

Ces “omissions” m’ont fait penser au beau discours présidentiel à Jérusalem où, rappelant qu’il s’adressait à “tous les français expatriés”, et bien sûr à la Communauté juive française présente, lista les diverses raisons d’un tel choix, oubliant de dire que, concernant les français juifs, ô combien étaient partis par peur que “la chose” ne recommençât, sous quelque forme que ce fût.

Concernant la “faute” incombant aux journalistes, repensant à ce tweet odieux d’un Télérama qui pointait lui aussi ces phénomènes détestables, en attribuait quasiment … la faute … à la présence de Zemmour sur CNews, de même qu’il est permis d’espérer que le monde de la justice, après avoir bombardé à raison de missives attendues le Président qui ne respectait plus leur indépendance, allait s’honorer en s’interrogeant sur la possibilité d’une erreur encore évitable, une erreur comme chacun en a fait, du chirurgien au professeur en passant par vous et moi, de même le monde médiatique a devoir de réfléchir à ses pratiques fort … discutables sur le sujet … israélien.

Quand on essaie de traiter un mal, il faut faire un diagnostic précis et complet. Tout diagnostic étiologique partiel conduit à un échec thérapeutique, m’écrivait cette nuit, au sujet de ladite émission, un ami …

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1 Comment

  1. Absolument d’accord! C’est le traitement médiatique qui est responsable de la recrudescence des actes anti juifs et cela n’est pas un hasard si ça a augmenté en 2000 après la mise en scène de l’affaire Al Dura, appelons un chat un chat! Je me rappellerais toujours le journal antenne 2 qui ouvrait sur ces images de l’enfant avec son père derrière lui et je me rappelle Catherine Nay la journaliste qui a dit que cette image de l’enfant Al Dura annulait la photo de l’enfant juif dans le ghetto de Varsovie ! Et n’oublions pas Daniel Pearl et Nicolas Berg égorgés pour venger Al Dura! L’ aversion d’Israël est distillée par les médias et une constante dans le discours des élites ou Israël a toujours tort!!!

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