Michel Rosenzweig. Espoir امید


Iran students refuse to walk over US and Israeli flags

Espoir امید. Le peuple iranien est une nation prise en otage par la conquête islamique depuis le 7ième siècle. Mais en dépit de tous les discours de propagande, du régime actuel mais aussi de l’Occident, l’âme, la culture, l’intelligence et le raffinement des iraniens sont toujours présents et vibrants et les 85 millions d’iraniens n’adhèrent pas tous à ce régime abominable.

Le régime des mollahs, théocratie barbare et sanglante qui règne depuis 40 ans, n’y parvient que par la terreur, celle des bras armés de la clique des truands, voleurs, assassins de leur propre peuple. Les pasdarans (gardiens de la révolution), ainsi que d’autres formations militaires et paramilitaires (Basijii), font régner l’ordre par la brutalité de la répression militaire, policière et administrative, exercée à l’encontre de toute velléité d’opposition et de contestation, et ceci au nom de la préservation d’un ordre et d’un pouvoir religieux incarnés par le guide suprême. Mais en réalité, les gardiens de la révolution islamique sont autant en Iran qu’en Europe et en particulier en France, l’Occident n’ayant jamais cessé de soutenir cette dictature féodale et religieuse en pratiquant ce que l’on nomme les “accommodements raisonnables”.

Une dictature féodale et religieuse appelée par l’Occident… Les modérés

Cette expression recouvre un ensemble de pratiques consistant à entretenir un niveau de commerce et d’échanges avec le régime au motif qu’il est préférable de maintenir le dialogue avec ce que l’on appelle les “modérés”. C’est à ce titre aussi que le régime détestable de Téhéran perdure depuis 40 ans.
S’agit-il d’une naïveté ou d’un cynisme politique? Probablement les deux.
Il n’y a jamais eu de “modérés” au sein de ce pouvoir islamiste, l’association des deux termes étant bien entendu un oxymore, comme le modéré Erdogan, qui n’a absolument rien d’un modéré. Ce que les occidentaux ne comprennent toujours pas, ou feignent de ne pas comprendre pour des raisons purement opportunistes, c’est qu’il n’y a pas, qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais de régime islamiste “modéré” car par essence ce genre de régime est totalitaire, brutal, antidémocratique, répressif.


Alors, nous sommes peut-être à un moment charnière avec cette erreur” de tir, car contrairement à ce qu’on affirmé tous les experts et autres observateurs en France et ailleurs, sérieusement, naïvement ou en mentant, il est probable qu’au lieu de ressouder le sentiment nationaliste et la fibre patriotique fervente des iraniens, ces derniers y ont plutôt détecté l’ampleur des mensonges du pouvoir. Il est également remarquable de constater que deux mouvements opposés dans leurs valeurs sont à l’oeuvre simultanément. En effet, alors que la France et l’Europe pratiquent la politique des accommodements raisonnables avec la république islamiste d’Iran mais aussi avec toutes les déclinaisons de l’islam politique sur son propre sol pour toutes les raisons que l’ont sait depuis longtemps, les iraniens, eux, vont dans le sens opposé en tentant régulièrement de se débarrasser de ce régime.

Régression ici, révolution là-bas

Car les iraniens savent, ils éprouvent ce régime depuis longtemps, les femmes se battent là-bas avec courage en enlevant leur voile obligatoire tandis qu’en France certaines de plus en plus nombreuses se battent pour le porter. Régression ici, révolution là-bas. L’histoire se déroule donc en miroir, d’un côté un peuple qui tente de s’affranchir de l’islamisme, de l’autre un pouvoir politique qui plaide pour les accommodements (dé)raisonnables avec l’islamisme.
Entre le pouvoir (spirituel, religieux et temporel) du guide et de ses adeptes et son bras armé les pasdarans, la tension n’a jamais été aussi élevée et palpable. Les iraniens attendent des actes de justice réparatrice et des sanctions exemplaires à l’égard des responsables de cette tragédie. L’équilibre entre les deux pouvoirs devient fragile et comme il y a 40 ans, les risques d’explosions sanglantes ne sont pas inenvisageables.

L’avenir de l’Iran? Quelques instants de courage suffisent parfois pour faire basculer le sens de l’histoire

L’avenir de l’Iran se joue aujourd’hui au plan extérieur entre deux voies politiques, la méthode Trump qui consiste à étrangler économiquement le régime et à frapper durement ses têtes afin de délimiter les lignes rouges qu’il convient de ne plus franchir. Et la méthode des accommodements raisonnables des européens (et d’Obama) avec toutes les variantes de pouvoir islamique qui ne sont que des formes de lâcheté et de compromission envers tous les peuples. Quelques instants de courage suffisent parfois pour faire basculer le sens de l’histoire.

Michel Rosenzweig

Michel Rosenzweig, philosophe de formation (histoire de la philosophie, ULB) et psychanalyste, s’intéresse à  la géopolitique, et notamment aux enjeux relatifs à la montée de la nouvelle judéophobie inscrite dans l’idéologie de l’islam politique radical et conquérant. Il a, par ailleurs, travaillé dans le domaine de la recherche sur les psychotropes (drogues légales et illégales, médicaments) pendant de nombreuses années, en se spécialisant dans la gestion des consommations, des comportements à risques, des dépendances et des addictions, et  a publié à ce sujet: Notamment  Drogues et civilisations, une alliance ancestrale, préfacé par le Prof. Bernard Roques de l’Académie des Sciences de Paris, De Boeck Université, Paris Bruxelles, 2008.

Rosenzweig écrit pour Metula News Agency, Guysen news international et Causeur.

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