☕️ Café matinal – Mardi 3 novembre 2026 – 23 Heshvan 5787

Tribune matinale : Israël : rétablir la vérité historique par Yael Bensimhoun

Comme le souligne l’historien Georges Bensoussan, Israël n’est pas né de la Shoah : le sionisme existait bien avant, et l’extermination de millions de Juifs a aussi affaibli le mouvement national juif.

Le discours présentant Israël comme un État fondé sur le vol d’une terre palestinienne constitue, selon l’auteure, l’un des piliers de la propagande anti-israélienne. Il vise à délégitimer l’existence même de l’État juif.

Avant 1948, la Palestine abritait une population arabe bien réelle, mais aucun État palestinien indépendant n’y avait existé. L’identité nationale palestinienne s’est progressivement affirmée au XXᵉ siècle, parallèlement au développement du sionisme et au conflit entre les deux mouvements nationaux.

Dès la fin du XIXᵉ siècle, les pionniers juifs ont acheté des terres, développé l’agriculture, asséché des marais, construit des villes et créé des emplois. Cet essor économique a également attiré une immigration arabe venue des régions voisines, même si la population arabe locale était déjà solidement implantée.

Israël n’est donc pas né d’une décision occidentale prise après la Shoah. Le retour des Juifs sur leur terre historique et le mouvement sioniste précèdent largement la Seconde Guerre mondiale.

Jérusalem, cœur spirituel et historique du peuple juif depuis trois millénaires, n’a jamais été la capitale d’un État arabe indépendant. Entre 1948 et 1967, sous administration jordanienne, les Juifs furent privés d’accès à leurs lieux saints dans la vieille ville.

En 1947, l’ONU proposa le partage de la Palestine en deux États. Les dirigeants sionistes acceptèrent le principe du plan, tandis que les dirigeants arabes le rejetèrent. La guerre qui suivit provoqua notamment l’exode et l’expulsion de centaines de milliers d’Arabes palestiniens.

L’auteure rappelle également le sort d’environ 850 000 Juifs qui quittèrent les pays arabes au cours des décennies entourant la création d’Israël, souvent victimes de persécutions, de spoliations ou d’expulsions. Beaucoup trouvèrent refuge en Israël et y reconstruisirent leur vie.

Elle dénonce enfin l’utilisation de cartes historiques trompeuses et l’instrumentalisation de la question des réfugiés pour entretenir le conflit plutôt que rechercher une solution.

Conclusion : Le droit d’Israël à l’existence repose sur des fondements historiques et juridiques qui ne peuvent être effacés. Défendre cette légitimité n’exige cependant pas de nier l’histoire, l’identité ou les souffrances des Palestiniens. La paix suppose de reconnaître les réalités historiques des deux peuples, sans les déformer au service de la haine.

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📕 Âge biologique, âge mental – À travers la paracha

La pensée du jour – Parachat ‘Hayé Sarah
Par Sivan Rahav-Meir

Connaissez-vous des personnes jeunes qui sont déjà très vieilles ? Et des personnes très âgées qui sont, au contraire, étonnamment jeunes ?

La paracha de cette semaine commence par un rappel : notre âge biologique n’est parfois qu’un chiffre.

« La vie de Sarah fut de cent ans, vingt ans et sept ans ; telles furent les années de la vie de Sarah. »

Pourquoi l’âge de Sarah, notre matriarche, est-il présenté de manière aussi détaillée : cent ans, vingt ans et sept ans ?

Nos commentateurs expliquent qu’à cent ans, Sarah était comme une femme de vingt ans, et qu’à vingt ans, elle était comme une enfant de sept ans.
À chaque âge et à chaque étape de sa vie, elle a conservé un esprit jeune et plein de fraîcheur.

Elle ne s’est jamais dit : « Voilà, j’ai déjà fait ma part, j’ai accompli ce que j’avais à accomplir. »

Elle a préservé sa vitalité, continuant toujours à agir, à avancer et à progresser.

Rabbi Nahman de Breslev écrit à propos de Sarah, notre matriarche, mais aussi à notre sujet :

« L’essentiel de la perfection consiste à recommencer à vivre à chaque instant. Même lorsqu’une personne atteint un âge avancé, elle doit encore se considérer comme un tout petit enfant, comme si elle n’avait jamais commencé à vivre ni à servir Dieu, et recommencer chaque fois à vivre et à Le servir.

Il en va de même pour Sarah, notre matriarche : plus le juste avance en âge, plus il continue à se considérer comme un enfant. Et c’est précisément grâce à cela qu’il progresse sans cesse dans son service de Dieu. »

Puissions-nous avoir le mérite de rester jeunes, à tout âge.

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« Le peuple d’Israël n’a pas peur d’un long cheminement. »
עם הנצח לא מפחד מדרך ארוכה

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