De l’océan Indien au Pacifique, Israël poursuit le développement de ses relations internationales. Son rapprochement avec le Forum des îles du Pacifique ouvre de nouvelles perspectives de coopération, notamment dans les domaines de l’eau, de l’agriculture et de l’innovation.

Israël renforce sa présence diplomatique dans le Pacifique. En obtenant le statut de partenaire officiel du Forum des îles du Pacifique (PIF), l’État hébreu franchit une nouvelle étape dans ses relations avec cette région stratégique, composée de nations insulaires confrontées à des défis majeurs, notamment environnementaux et climatiques.
Cette évolution diplomatique, intervenue à l’issue du sommet des dirigeants organisé aux Palaos, fait suite aux démarches entreprises par le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar. Elle témoigne de la volonté israélienne de développer des relations durables avec des pays éloignés géographiquement, mais qui peuvent trouver dans l’expérience et le savoir-faire israéliens des réponses concrètes à certaines de leurs préoccupations.
La gestion de l’eau figure au premier rang de ces enjeux. Dans une région particulièrement exposée aux conséquences du changement climatique, à la montée des eaux et à la fragilité des ressources naturelles, l’expertise israélienne en matière de dessalement, d’irrigation et d’agriculture adaptée aux conditions difficiles constitue un terrain de coopération potentiel. L’innovation technologique et le développement durable pourraient également nourrir de nouveaux échanges.
Cette ouverture s’inscrit dans une stratégie diplomatique plus large. Israël a renforcé son ancrage régional avec l’ouverture d’une ambassade aux Fidji, appelée à couvrir plusieurs autres États insulaires. De leur côté, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Fidji et Nauru ont établi des représentations diplomatiques à Jérusalem, signe de la volonté de ces pays de développer leurs relations avec Israël.
Au-delà du symbole, ce rapprochement rappelle que la diplomatie ne se joue pas uniquement entre les grandes puissances ou dans les régions en crise. Elle se construit aussi dans le dialogue avec des États insulaires dont les besoins, les priorités et les intérêts peuvent rejoindre ceux d’Israël.
Pour l’État hébreu, l’enjeu est désormais de transformer cette reconnaissance institutionnelle en partenariats concrets, fondés sur le partage de compétences, les échanges économiques et la coopération scientifique. Dans le vaste espace du Pacifique, Israël entend ainsi faire valoir un atout qui lui est familier : la capacité à développer des solutions technologiques face à des ressources limitées et à des contraintes environnementales exigeantes.
Sylvie Bensaid

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