Zakhor. Et la mémoire du sang. Par Paul Germon

Il a massacré son peuple.
Il l’a emprisonné.
Il a fait pendre des jeunes à l’aube.
Il a bâillonné les femmes, brisé les étudiants, rempli les geôles.

Mais il ne s’est pas contenté d’opprimer l’Iran.

Il a exporté la mort.

En 1994, une bombe pulvérise le centre communautaire juif de AMIA à Buenos Aires.
Quatre-vingt-cinq morts.
Des enfants juifs déchiquetés.
Des familles anéanties.

Les magistrats argentins ont mis en cause des responsables iraniens de haut rang.
Le nom du régime apparaît dans l’enquête.
La main n’était pas locale.
Elle était stratégique.

Des Français aussi ont payé le prix du terrorisme exporté par l’arc idéologique construit à Téhéran.
Milices, financements, logistique.
Le terrorisme n’était pas un accident.
C’était un outil.

Sous l’autorité de Ali Khamenei, cette doctrine s’est consolidée :
encercler Israël, frapper les Juifs partout où ils vivent, défier l’Occident indirectement.

Et voici Zakhor.

Zakhor signifie : souviens-toi de ce que t’a fait Amalek.

Amalek frappe les traînards.
Amalek vise les vulnérables.
Amalek choisit la cible symbolique.

À Buenos Aires, ce ne sont pas des soldats qui ont été frappés.
Ce sont des enfants, des familles, une communauté.

La Bible n’est pas naïve.
Elle sait que le mal change de visage.
Elle ne demande pas d’ignorer.
Elle ordonne de se souvenir.

Nous ne savons pas ce que l’avenir réserve à l’Iran.

Mais nous savons ceci :

On ne pleure pas Amalek.
On ne pleure pas la disparition du mal lorsqu’il a ensanglanté les enfants.

Se réjouir de la chute d’une incarnation de la haine n’est pas célébrer la mort.
C’est reconnaître que la terreur n’est pas invincible.

Le peuple d’Iran mérite mieux que ses geôliers.
Les enfants de Buenos Aires méritent la mémoire.
Les victimes françaises méritent la lucidité.

Zakhor.

Souviens-toi du sang versé.
Souviens-toi des menaces proclamées.
Souviens-toi que ceux qui promettent l’effacement finissent, toujours, par s’effacer.

© Paul Germon

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3 Comments

  1. En temps normal, je ne me réjouirais pas de la mort d’un veillard, même méchant. Mais là, l’élimination de Chamenei, bourreau de son propre peuple, menace pour le monde entier,symbole du mal, est une très, très bonne nouvelle. Merci aux services de renseignements israeliens qui savaient exactement où il fallait frapper.

  2. Et « le guide suprême est mort ». Les iraniens réalisent quelque chose en laquelle ils ne croyaient plus, la Liberté. mais le travail n’est pas terminé pour Israel.toujours attaqué par l’Iran.

  3. Les 3 interventions Israéliennes en Iran ( avril 24/ juillet et octobre 24 et enfin le 13 juin 25) n’étaient qu’un avertissement aux Mollahs..qui n’ont cessé de menacer Israël d’une destruction totale depuis 1948.
    Aujourd’hui il est grand temps de mettre fin à cette menace permanente par un grand coup de Karcher. La diplomatie n’a plus aucun sens pour ces terroristes aveugles assoiffés de sang et de haine ! Il est de la survie d’Israël et du peuple Israélien de démontrer au reste du monde que TSAHAL est là pour défendre notre indépendance et nos libertés et que nous n’accepterons aucune menace d’où qu’elle vienne ! AM ISRAËL HAÏ !!!

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