
Gal Hirsch face à Yinon Magal – Chaîne 14
« On a déposé des cercueils devant chez moi. J’ai reçu des menaces de mort. »
Interview réalisée sur Chaîne 14 – 1er février 2026
🔴 Chapeau (lecture immédiate)
Menaces de mort, pressions politiques, propagande du Hamas, accusations de sabotage, opérations annulées, fractures internes :
dans cette interview exceptionnelle accordée à Yinon Magal,
Gal Hirsch, coordinateur du dossier des otages, parle sans détour.
Un témoignage rare, dur, assumé — de l’intérieur de l’État israélien.
🧭 Repères pour le lecteur
- Qui parle ? Gal Hirsch, coordinateur gouvernemental du dossier des otages depuis le 8 octobre
- Où ? Émission Les Patriotes, Chaîne 14
- Format : interview directe, propos attribués
- Nature des propos : témoignage personnel de responsabilité d’État
- Ce texte ne commente pas : il restitue
Présentation – « Pour ceux qui ne me connaissent pas »
YINON MAGAL :
Avant d’entrer dans le fond, pour ceux qui ne te connaissent pas : qui es-tu ?
GAL HIRSCH :
Je suis officier de réserve, ancien commandant de brigade.
Depuis le 8 octobre, je suis le coordinateur gouvernemental du dossier des otages.
Mon rôle est de coordonner l’ensemble des efforts de l’État — sécuritaires, diplomatiques et opérationnels — pour la libération des otages.
« J’ai une élévation morale… et une douleur immense »
YINON MAGAL :
Comment tu vas aujourd’hui ?
GAL HIRSCH :
C’est une tempête émotionnelle.
J’ai une élévation morale, mais à côté de ça, une douleur immense.
87 otages sur 255 sont revenus morts.
Je les connais tous. Par leurs noms. Par leurs visages.
Nous avons perdu des combattants, des blessés, et de nombreux civils depuis le 7 octobre.
Cette douleur est avec moi en permanence.
« Dire que nous sabotons les accords est un mensonge »
YINON MAGAL :
On accuse le gouvernement — et surtout le Premier ministre — de ne pas vouloir ramener les otages.
GAL HIRSCH :
Dire que nous aurions saboté des accords est une calomnie.
J’étais là tout le temps.
Le Premier ministre dirigeait l’équipe de négociation. Nous étions à ses côtés.
YINON MAGAL :
Ton rôle ?
GAL HIRSCH :
Coordonner tous les organismes de sécurité, travailler avec tous les ministères, faire face aux familles, représenter l’État.
En pratique, j’ai assumé d’être l’État face à des citoyens que l’État avait trahis le 7 octobre.
Et en parallèle, j’agissais aussi sur le plan diplomatique, à l’étranger.
« J’étais avec les familles jour et nuit »
YINON MAGAL :
Ça ne t’a pas biaisé ?
GAL HIRSCH :
J’étais en contact avec elles jour et nuit, sans interruption.
Même depuis Doha, Le Caire ou Washington.
En même temps, j’avais une vision globale : renseignement, opérations, négociations, diplomatie.
J’ai mis le sujet des otages sur la table en permanence, même au cœur d’une guerre sur huit fronts.
Séparer le coordinateur des familles serait inacceptable en Israël.
« On a tenté de créer des fractures internes »
YINON MAGAL :
On t’accuse de prendre le crédit.
GAL HIRSCH :
Je n’ai jamais cherché le crédit.
Pendant plus de deux ans et demi, je n’étais pas dans les médias.
Le mérite revient au Mossad, au Shin Bet, au renseignement militaire, et à l’unité des otages de Tsahal dirigée par Nitzan Alon (général de Tsahal, responsable du dossier des otages au sein de l’armée).
« Cercueils devant chez moi. Menaces de mort. »
YINON MAGAL :
Le prix personnel ?
GAL HIRSCH :
Des cercueils devant mon domicile.
Des mégaphones la nuit.
Des appels à boycotter ma famille.
Et des menaces de mort contre moi, mon épouse et mes filles.
« Le Hamas voulait déchirer Israël de l’intérieur »
GAL HIRSCH :
Hamas avait une stratégie claire : fracturer la société israélienne de l’intérieur.
Par la propagande. Par des slogans nés ici, repris ensuite par eux.
Je distingue les rassemblements de solidarité légitimes de cette instrumentalisation.
« Ça a donné au Hamas un outil supplémentaire »
GAL HIRSCH :
Les campagnes contre moi n’ont pas aidé.
Elles ont donné au Hamas le sentiment que la pression interne était un outil.
Je ne peux pas pointer un échec précis, mais c’était partie intégrante de leur plan.
« Les décisions se prennent, puis on agit ensemble »
GAL HIRSCH :
On débat, puis quelqu’un décide.
Le Premier ministre écoute tout le monde pendant des heures.
On peut ne pas être d’accord — ensuite, on agit comme un seul homme.
Opérations : « Des dizaines, des centaines »
GAL HIRSCH :
Il y a eu des dizaines et des centaines d’opérations.
Certaines ont été annulées pour ne pas risquer la vie des otages.
8 otages ont été libérés par opérations militaires, 7 par des commandos.
Einav Zangauker : la limite
GAL HIRSCH :
J’ai reçu des menaces de mort de la part d’Einav Zangauker (mère d’un otage, figure médiatisée du combat public).
Il y a eu une agression d’une officier, des enregistrements, des divulgations.
Je le dis clairement : tout n’est pas permis.
« Je poursuis en justice »
GAL HIRSCH :
Des plaintes ont été déposées. D’autres suivront.
Il y a une liste. Elle sera appliquée.
« Ils avaient un plan sur dix ans »
GAL HIRSCH :
Le Hamas avait planifié une détention sur dix ans.
Une torture psychologique des familles et une fracture de la société israélienne.
Santé et mot final
GAL HIRSCH :
Le 8 octobre, je sortais de l’hôpital après un cancer.
On m’a demandé si je tiendrais. J’ai répondu : « Regarde dehors. Je suis là. »
Je n’avais jamais vu une horreur comme le 7 octobre.
Ça laisse des cicatrices dans l’âme.
Mot de fin :
La cohésion nationale n’est pas un slogan.
C’est une condition de survie.
© David Germon


Le difficile dossier des otages géré le mieux possible par Gal Hirsch malgré les menaces de mort, 87 otages sont revenus vivants, la mort des autres otages par ces monstres du hamas, je n’oublierai pas , cette blessure ne se refermera jamais. Le peuple israélien doit toujours resté uni, c’est ce qui fait sa force.