Yesterday’s mass demonstrations in Aden and Hadramout were not a routine rally, nor a symbolic show of numbers. What unfolded was a full political statement—one that carried the weight of a state. The South did not take to the streets to beg for recognition; it took to the streets to confirm a reality the world can no longer ignore: the South’s statehood already exists—through the will of its people, the strength of its identity, and the legitimacy of law. This was not a reaction. It was a declaration that the South is no longer a postponed file, a marginal detail inside Yemen’s broader crisis, or a negotiable card to be traded at regional tables. Today, the South presents itself as a political, social, and legal fact that cannot be bypassed in any future settlement.
States are not built only by borders and buildings; they are built first and foremost by public consent. Yesterday, that consent was expressed not through speeches or statements, but through millions in the streets. Those who tried to portray the South as fragmented, temporary, or merely a movement received a clear answer: the South is not a trend—it is a people. Attempts to suppress the demonstrations through fear, disinformation, and pressure failed because reality proved stronger than any campaign. Crowds of that scale cannot be manufactured or imposed; they emerge only when a population believes that statehood is a right, not a favor.
The world does not recognize emotions; it recognizes facts. And the fact confirmed yesterday is that the South possesses the core foundations of statehood: a unified public demand for full sovereignty and independence, a stable national identity that cannot be erased by force, a political leadership with a clear popular mandate, and a defined territory, society, and shared direction openly affirmed by millions. These are not slogans. They are the building blocks of a functioning national project. The South is not an idea on paper—it is a living reality in the streets, in public consciousness, in history, and in daily life.
For years, some have tried to frame the cause of the South as outside the law. Yesterday’s mobilization proved the opposite. The South is exercising a legitimate and internationally recognized principle: the right of peoples to self-determination and to freely choose their political future. The demonstrations were peaceful, organized, and disciplined, carrying one clear message: the South does not seek chaos, it seeks a state. It does not threaten others, it demands its rights. It does not blackmail the world; it presents itself as a partner for stability grounded in legal legitimacy, not noise.
What happened yesterday was not the end of a phase, but the beginning of a new one. The South is moving from defending its cause to asserting it as reality, from demanding recognition to shaping the terms of recognition. The conclusion is simple and unavoidable: anyone who seeks stability in Yemen and the region must engage with the South as it is, not as others wish it to be. The South has already spoken—clearly, publicly, and in the streets. Statehood is no longer a proposal. It is a reality.
© Lahcen Hammouch
Source: https://info-today.eu/2026/01/millions-in-the-streets-south-statehood-is-no-longer-a-proposal-its-a-reality/
Traduction française
Des millions dans la rue : l’État du Sud n’est plus une proposition — c’est une réalité. Par Lahcen Hammouch
Les manifestations massives d’hier à Aden et dans l’Hadramaout n’étaient ni un rassemblement ordinaire ni une simple démonstration symbolique. Ce qui s’est produit fut une véritable déclaration politique — portant le poids d’un État. Le Sud n’est pas descendu dans la rue pour demander une reconnaissance ; il est descendu pour confirmer une réalité que le monde ne peut plus ignorer : l’État du Sud existe déjà — par la volonté de son peuple, la force de son identité et la légitimité du droit.
Ce n’était pas une réaction. C’était une déclaration. Une déclaration affirmant que le Sud n’est plus un dossier ajourné, ni un détail marginal dans la crise yéménite, ni une carte négociable sur les tables régionales. Le Sud se présente aujourd’hui comme un fait politique, social et juridique — un fait qui ne peut être contourné dans aucun règlement futur.
Quand un peuple parle, tous les récits alternatifs s’effondrent
Les États ne se construisent pas seulement avec des frontières et des bâtiments. Ils se construisent avant tout par le consentement populaire. Et hier, ce consentement ne s’est pas exprimé par des discours ou des communiqués, mais par des millions de personnes dans la rue.
Ceux qui ont tenté de présenter le Sud comme fragmenté, provisoire ou « simple mouvement » ont reçu une réponse claire : le Sud n’est pas une tendance, c’est un peuple. Et lorsqu’un peuple décide, la propagande et l’intimidation perdent leur pouvoir.
Les tentatives de réprimer les manifestations — par la peur, la désinformation et la pression — ont échoué, car la réalité était plus forte que n’importe quelle campagne. Les images à elles seules ont démantelé les mensonges. Des foules d’une telle ampleur ne peuvent être fabriquées, achetées ou imposées. Elles naissent uniquement lorsqu’une population croit que l’État est un droit, et non une faveur.
L’État du Sud existe déjà — parce qu’il en possède les éléments
Le monde ne reconnaît pas les émotions. Il reconnaît les faits. Et le fait confirmé hier est que le Sud possède les fondements essentiels de l’État :
• une demande populaire unifiée pour la souveraineté totale et l’indépendance ;
• une identité nationale stable, impossible à effacer ou à remodeler par la force ;
• une direction politique disposant d’un mandat populaire clair pour représenter la cause du Sud ;
• un territoire défini, une société et une orientation commune que des millions de personnes affirment ouvertement.
Ce ne sont pas des slogans. Ce sont les piliers d’un projet national fonctionnel. Le Sud n’est pas une idée sur le papier — c’est une réalité vivante dans la rue, dans la conscience collective, dans l’histoire et dans la vie quotidienne.
Le Sud avance par la légitimité juridique — pas par le bruit
Pendant des années, certains ont tenté de présenter la cause du Sud comme « en dehors du droit ». Les manifestations d’hier ont prouvé le contraire. Le Sud exerce un principe légitime et reconnu internationalement : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à choisir librement leur avenir politique.
La mobilisation fut pacifique, organisée et disciplinée — portant un message clair :
Le Sud ne cherche pas le chaos. Il cherche un État.
Le Sud ne menace pas les autres. Il revendique ses droits.
Le Sud ne fait pas chanter le monde. Il se présente comme un partenaire de stabilité.
C’est là la véritable force du Sud : il ne demande rien au-delà du droit — il demande que le droit soit enfin appliqué à une réalité ignorée depuis trop longtemps.
Pourquoi maintenant ? Parce que la région a changé — et que le Sud ne peut plus être géré de l’extérieur
La région est remodelée par de nouvelles réalités stratégiques. Dans cette nouvelle ère, il n’y a plus de place pour des entités faibles vivant du désordre, ni pour des dirigeants coupés de leur peuple, ni pour des arrangements politiques imposés dans des salles fermées sans mandat populaire.
Le Sud, au contraire, a démontré une réalité politique cohérente : il a une rue, une cause, une direction et une volonté collective. Toute tentative de concevoir des solutions qui contournent le Sud — ou qui réduisent ses revendications — produira des accords voués à l’échec avant même de commencer.
Le message au monde est clair
Le Sud a délivré hier un message sans équivoque :
Notre État est réel. Notre mandat est public. Notre avenir ne se négocie pas à huis clos.
Cette réalité ne repose pas sur la rhétorique. Elle repose sur le peuple. Sur le sacrifice. Sur la légitimité. Et sur un projet politique qui a prouvé — encore une fois — qu’il ne peut être effacé, intimidé ni ignoré.
Conclusion : le Sud est désormais un fait politique — l’ignorer, c’est perdre l’avenir
Ce qui s’est produit hier n’était pas la fin d’une étape, mais le début d’une nouvelle : une phase où le Sud passe de la défense de sa cause à son affirmation comme réalité. Du plaidoyer pour la reconnaissance à la définition des conditions de cette reconnaissance.
Le dernier point est le plus simple et le plus fort :
Quiconque veut la stabilité au Yémen et dans la région doit dialoguer avec le Sud tel qu’il est — et non tel que d’autres voudraient qu’il soit.
Car le Sud a déjà parlé — clairement, publiquement et dans la rue :
L’État n’est plus une proposition. C’est une réalité.
© Lahcen Hammouch
Président des Engagés de la Ville de Bruxelles , Administrateur au Logement Bruxellois, Relations Publiques auprès des Institutions européennes, Journaliste et Président de Bruxelles Media: www.bxl-media.com, Editeur et Ecrivain: www.code-humanite.com, Lahcen Isaac Hammouch est l’auteur de plusieurs ouvrages et tribunes, il s’intéresse aux enjeux de société, à la gouvernance et aux transformations du monde contemporain.

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