Un prix Nobel de la Paix dévalué

Le prix Nobel de la Paix est devenu au fil des années une annonce plutôt folklorique qui semblait plutôt répondre à d’obscurs impératifs norvégiens.

Il est vrai que la contradiction interne née de la création même de ce prix est parlante.


Les frères NOBEL avaient fait fortune dans la vente de dynamites et ils ont crée ce prix pour se racheter moralement.

Le NOBEL 2026 doit être examiné sous ce même prisme de la realpolitik.

Le comité NOBEL a été éclaboussé cette année par un grand scandale international, son président pendant de longues années Monsieur Jagland étant massivement cité dans l’affaire Epstein dont il était un ami proche.
Monsieur Jagland a également été secrétaire général du Conseil de l’Europe et il a reçu dans des locaux somptueux à Strasbourg Monsieur Epstein soi disant pour lui poser des questions politiques.
Sa mise en examen a évidemment mis en cause le comité NOBEL.

La Norvège a le fond souverain le plus doté du monde alimenté par les immenses ressources nées de ses forages d’énergies fossiles.

La Norvège vient de retirer son fond souverain de tout investissement israélien.

La prix Nobel désignée cette année est africaine du sud.

Son pays l’Afrique du sud s’est illustré cette année en couvrant de gigantesques émeutes racistes avec expulsion manu militari de beaucoup d’étrangers africains par une populace déchainée.

La Prix Nobel n’a rien dit par rapport à ces exactions racistes dont son propre pays se rendait coupable.

Mais il y a plus encore.

C’est elle qui a organisé la conférence Durban 2 en Afrique du sud.
 Une conférence de l’ONU qui a dégénéré dans un antisémitisme qui a marqué l’opinion mondiale.

Elle n’a jamais critiqué le hamas ou le terrorisme, ne s’est jamais démarqué des régimes autoritaires notamment la Russie, la Chine et des ONG ont dénoncé le fait qu’elle aurait livré des listes de dissidents à la Chine.
 Le droit international actuel est ainsi fait.

Ce ne sont que rapport de forces, majorités automatiques et peu importe l’impartialité du juge ou sa moralité.
On vient de voir la cour pénale internationale contrainte de révoquer pour des faits d’agression sexuelle commis contre une subordonnée Karim Khan le fameux procureur général qui a délivré des mandats d’arrêt contre les dirigeants israéliens.

Il est quand même choquant que quelques jours après qu’un terroriste ait essayé de tuer des centaines d’israéliens en utilisant le vol Fly Dubaï comme un avion du 11 septembre pour voir une fois de plus honoré un adversaire absolu d’Israël.

C’est ce double standard onusien qui risque de discréditer  le droit international. Il n’est pas étonnant que le hamas, le djihad islamique et monsieur Mélenchon se soient félicités de cette désignation.

Pas étonnant non plus que la Maison Blanche et Israël aient protesté avec véhémence.

Cette distinction le prix Nobel de la paix tirait sa notoriété de son côté rassembleur et des nobles intentions qu’elle proclamait.

La partialité du NOBEL 2026 porte un rude coup à cette institution.

Raphaël NISAND 


Chroniqueur sur Radio Judaïca 

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