Le scandale du périscolaire à Paris démontre l’inutilité de ces pléthores d’élus qui ne servent à rien et coûtent trop chers, quelque soit leur niveau d’indemnités. Car ce que cette affaire raconte c’est que les élus de la majorité se sont lavés les mains de signalements plus qu’inquiétants, ont laissé s’installer un système pédophile et ont fermé les yeux face aux informations et alertes, choisissant de laisser des enfants se faire violer et maltraiter parce que le scandale les menaçait, eux, et que lutter contre risquait d’être coûteux politiquement.
Un élu comme Ian Brossat n’a pour seul horizon que son image et des dogmes qui n’ont jamais fait que le malheur des peuples qui y ont cru. Il est représentatif de la gauche au pouvoir à Paris. Une gauche indifférente au réel et à la souffrance humaine qui, entre la justice pour des enfants et l’arrêt de la commission d’actes pédophile, a choisi d’étouffer le scandale pour garder le pouvoir au Conseil de Paris.
Le Maire actuel fait partie de ces élus qui ont choisi de se taire et de laisser se poursuivre des crimes dans le périscolaire. Or premier adjoint et en charge des ressources humaines à l’époque, il ne pouvait les ignorer.
Mais pour ces élus-là, seuls comptent leurs indemnités, leurs avantages, leur influence. En revanche ils sont dans le déni et l’inaction dès qu’il s’agit de faire ce que leur fonction exige : être avant tout les garants du fonctionnement des services publics.
Comment sait-on que les élus n’ignoraient pas les dysfonctionnements? D’abord parce que les témoignages s’accumulent et que certains ont plus de 10 ans. Le maire du VIeme a raconté qu’il avait tiré la sonnette d’alarme dès 2015 et qu’on lui a répondu que « le risque zéro n’existait pas ». Une affaire extrêmement choquante a éclaté en 2024 et en 2025 la mairie a du reconnaitre de lourds dysfonctionnements entraînant la mise en place d’une commission en interne. Mais force est de constater au vu des récentes arrestations que le ménage n’a pas été fait correctement.
Or le pouvoir ce n’est pas une jouissance permanente, cela exige du courage et la capacité de prendre des décisions difficiles comme d’affronter des réalités désagréables. Notamment le fait que la promesse de l’accueil périscolaire s’est fait sur une organisation et un mode de sélection parfois désinvolte qui a favorisé une forme de système de prédation sexuelle et de maltraitance physique et psychologique. Cela nécessiterait une enquête poussée pour savoir s’il y a des complicités dans l’administration et incriminer les élus qui ont couvert ces crimes.
Mais de cela les élus au pouvoir à Paris se lavent les mains. Ils se planquent derrière une ignorance peu crédible et une indifférence qui, elle, saute aux yeux. Ils ont sacrifié des enfants à une logique de carrière, sauver leur peau est la seule chose qui les intéresse. Et d’Emmanuel Grégoire à Ian Brossat, tous aujourd’hui font comme s’ils découvraient l’ampleur des dégâts.
En revanche pour brailler « Free Palestine » en sachant pertinemment que c’est la nouvelle façon de hurler « mort aux Juifs », là il y a du monde. Il faut dire qu’il y a des dividendes électoraux à prendre. Apparemment faire son boulot d’élu en revanche rapporte peu. Lutter contre la pédophilie ne les intéresse que s’ils peuvent faire le procès de l’église catholique. Protéger les enfants qui leur sont confiés paraît moins motivant. Quand la pédophilie est constatée dans des secteurs qui les concernent, ils ne réagissent pas à la hauteur des enjeux.
Et ils ont eu cyniquement raison : ils ont été réélu, ont retrouvé leur influence et leur pouvoir. Le succès a couronné la lâcheté et l’abandon.
Un mandat municipal est un mandat de proximité, pas un tremplin à ego démesurés qui se rêvent au gouvernement ou croient pouvoir refonder la société. Les élus sont censés être des garants du bon fonctionnement et de la qualité des institutions. Mais ce type d’élus s’en moque. C’est « prend l’oseille et la médiatisation et pisse autour de ton siège ». Car ceux-là ne se tirent jamais, vu qu’un parasite politique est toujours dépendant de son hôte institutionnel.
Mais pourquoi se gêneraient-ils? Les Parisiens les ont réélus grâce à l’omerta que nombre de médias ont pratiqué sur cette affaire et continuent de pratiquer. Et ils savent que les électeurs de gauche qui restent ont des estomac de doberman. Ils ont accepté l’antisémitisme, l’alliance avec les islamistes, ils fermeront bien les yeux sur un scandale pédophile.
Cette séquence va donc être enjambée à coup de promesse d’action, d’engagements fallacieux et de larmes de crocodiles. Quant aux parents et aux enfants ils sont en train de faire l’expérience du déni, de l’abandon et de la mauvaise foi. Et cela ne fait que commencer.
© Céline Pina

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