Ébauche d’un monde djihadiste. Par Pierre Saba

Le président américain Donald Trump a décidé en accord avec la dictature de Teheran d’un arrêt des hostilités armées pour une durée quinze jours.

Sans préjuger du respect de cet accord par les parties, ni de son influence sur l’arrêt des violations par Teheran des droits universels de la personne humaine, de la circulation maritime et de l’ensemble des obligations juridiques internationales, il faut constater en l’état et pour le moment les éléments suivants:

1- Le choix de la « république islamique du Pakistan », sœur jumelle et soutien indéfectible de la « république islamique d’Iran », juge et partie au conflit en faveur de Teheran, opposée à l’existence d’Israël, comme lieu et autorité de « conversations » et de « négociations » avec les Etats-Unis-d’Amérique, comporte a minima et en soi une aberration diplomatique et un déséquilibre paritaire.

La normale eût été le choix d’un État neutre (il en reste encore) ou non partie au conflit.

Nul doute que l’option du Pakistan, État favorable à la dictature iranienne et favorable au génocide des Israéliens, est interprété comme un aveu de faiblesse par les mollahs et comme une aberration par les autres.

2- Il est constaté qu’à chaque interruption militaire à l’encontre de l’Iran, les exactions et autres crimes « judiciaires » du régime contre la population iranienne se multiplient, qu’ils soient publiés ou non.

3- Pour l’instant, et en dépit des indications contraires, ni la puissance balistique, ni le potentiel nucléaire, ni la capacité d’agressions par voie aérienne, n’indiquent quelque diminution de la nuisance iranienne.

Pour l’instant, la population et les installations industrielles israéliennes d’une part, celles des États du Golfe persique d’autre part, sont toujours atteintes par l’Iran sans qu’aucune diminution de fréquence ni de puissance des attaques ne soient remarquées.

4- La distorsion flagrante entre les propos du président Trump sur la situation militaire iranienne et la réalité sur les terrains atteints par l’Iran affrontent l’absence quasi totale d’information fiable en provenance d’Iran.

5- Le concept de négociation est étranger à la morale et à la politique des mollahs de Teheran.

Pour eux, la négociation est un concept stratégique qu’ils utilisent aux fins de duperie, de temporisation, d’arme défensive et agressive.

Tous les Etats qui on « négocié » avec Teheran sur l’énergie nucléaire le savent, l’ont vécu, le vivent depuis plus de quarante ans!

Même l’agence nucléaire de l’ONU (AIEA) ne cesse de mettre en garde le Conseil de sécurité et le secrétariat général de l’ONU!

6- Les États qui soutiennent la « négociation » avec les criminels de Teheran constituent un soutien capital, objectif ou subjectif, à la dictature sanguinaire iranienne.

7- Alors que le traffic maritime et commercial dans le détroit d’Ormuz était jusqu’ici libre de passage, il est devenu par la volonté des ayatollahs de Teheran un octroi (passage payant), soumis à des contrôles fondés sur la ségrégation et l’interdiction d’accès ad libitum.

8- Si, comme l’affirme le président Trump, la puissance militaire, commerciale, industrielle et financière des mollahs est ruinée, il est difficilement compréhensible qu’elle donne lieu à des « négociations » auxquelles personne ne croit alors qu’elle devrait être suivie d’actes de reddition et de capitulation de la part des forces armées et du pouvoir iranien supposé vaincu.

9- In fine, on assiste à l’enrichissement financier du régime de Teheran (Ormuz) et au respect de ses positions diplomatiques (« négociation » au Pakistan), autant d’éléments qui ne correspondant pas à la situation d’un État vaincu.

Certes, cette liste des paramètres diplomatiques, militaires, stratégiques, commerciaux et humanitaires, est censée relever du provisoire.

Certes, l’argument selon lequel la poursuite des agressions iraniennes ne sont rendues possibles que par l’utilisation des derniers équipements militaires et donc destinées à s’épuiser.

Il faut le souhaiter, car un retour au statu quo ante enfoncerait l’Iran dans un régime encore plus inhumain, le Moyen-Orient dans le chaos civil et militaire, et l’Humanité dans un désastre de son économie universelle.

La situation actuelle conduira soit au renforcement de l’Etat djihadiste dans le monde, soit à la chute des criminels de Teheran.

L’enjeu est colossal.

© Pierre Saba
10 avril 2026

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