La Bible comme si elle s’adressait à nous… Jean-Loup Msika a lu « Penser la Bible au présent » de Shmuel Trigano

Les éditions Les Provinciales viennent de publier : « PENSER LA BIBLE AU PRÉSENT » de Shmuel Trigano, somme importante de textes tenus dans le cadre de « dialogues bibliques », genre philosophique qui consistait à lire la Bible, comme si elle s’adressait à nous aujourd’hui .

Publiés au fil des ans dans la revue Pardès, les voilà enfin réunis en un même volume. Alors que les épisodes bibliques se prolongent justement en vraie grandeur sous nos yeux, au XXIème siècle, cela ouvre un vaste domaine d’analyse, de réflexion et de méditation.

Cet ouvrage est accompagné, en postface, d’une note de l’éditeur, Mr. Olivier Véron.

Il est particulièrement bien venu en France en 2026, car le christianisme, religion majeure de la Fille Aînée de l’Église, y a été vu comme « l’inversion radicale du judaïsme…par les antisémites chrétiens pendant vingt siècles » (extrait de la note de l’éditeur).

On y revendiquait, pour la culture et la civilisation françaises, des racines exclusivement gréco-latines, en ignorant soigneusement tout du judaïsme.

Certes, sur le plan architectural et urbanistique, l’héritage gréco-latin a beaucoup apporté à la France, que ce soit à Versailles, aux Invalides ou à la rue de Rivoli, etc…

Mais la fière devise « Liberté-Égalité-Fraternité » ne doit rien à ce monde gréco-latin, polythéiste, idolâtre et esclavagiste, et tout par contre, aux Dix Paroles du Mont Sinaï et au Lévitique de la Bible hébraïque, qui prônent le respect, la justice, la compassion et même l’amour pour chaque personne humaine « à l’image de Dieu ».

Cette clarification est particulièrement importante pour conduire à une nouvelle articulation, à une alliance civilisationnelle (et non confessionnelle…) judéo-chrétienne, cela à un moment, en 2026, où nous constatons une forme de déchristianisation, d’égarement catastrophique vers des dystopies suicidaires telles que l’Islamo-gauchisme par exemple, alors que le terrorisme islamique du djihad persiste à avancer, conquérant et cruel, que ce soit :

–  en Afrique avec les massacres continuels de chrétiens au nord du Nigeria, au Soudan, au Congo, etc…

– en Iran avec le martyre de ses citoyens affamés et assoiffés, mitraillés ou pendus, en révolte contre la corruption d’un régime dont le seul prétexte, démentiel, affirmé encore et encore, est la destruction d’Israël, des États-Unis et de toute la civilisation dite « occidentale » du Monde Libre,

– mais aussi en France, en Europe, aux USA, en Australie, etc… par l’entrisme des Frères Musulmans qui agissent fiévreusement, y profitant de la liberté d’expression et d’association du Monde Libre pour y établir un contrôle des médias et des universités (Science Po à Paris, Columbia University à New York, etc…), pour entreprendre de l’islamiser subrepticement, d’y imposer leurs valeurs de soumission, d’inégalité et de violence, et la pratique de l’esclavage, encore de nos jours, pratiques diamétralement opposées aux valeurs de Justice et de Liberté de notre civilisation judéo-chrétienne.

Car le but annoncé du djihad est de convertir la totalité de la planète à l’Islam, de gré ou de force.

Le monde chrétien est divisé, une partie non négligeable, égarée, coupée de ses racines juives historiques et spirituelles indubitables, étant toujours conditionnée par l’enseignement multi-séculaire du mépris, et même de la haine (auquel l’éminent historien Jules Isaac a consacré plusieurs ouvrages importants, dont « Jésus et Israël » de 1948 et « L’enseignement du Mépris » de 1962). Restant hostile aux juifs et à Israël, elle est donc « islamophile par antisémitisme » selon la formule de Michel Onfray.

Il y a là une aubaine pour les Frères Musulmans et le djihad, dans la mesure ou la civilisation judéo-chrétienne s’en trouve divisée, affaiblie et donc vulnérable, particulièrement en France, pays à l’influence culturelle et au rayonnement mondiaux pourtant anciens.

La Déclaration Nostra Aetate de 1965 avait pourtant entrepris de réparer les dommages causés par l’enseignement du mépris, en tentant de restaurer un lien spirituel et de l’estime mutuelle entre chrétiens et juifs. Mais des préjugés si profondément encroûtés ne s’estompent pas facilement.

C’est pourquoi la lecture d’un ouvrage comme PENSER LA BIBLE AU PRÉSENT peut contribuer à rétablir dans toute sa vigueur une alliance civilisationnelle essentielle, sur le socle de valeurs éthiques partagées, telles que Liberté et Responsabilité de chaque être humain, souverain et porteur de l’étincelle divine, en lui-même,avec « le temps laissé à l’homme pour se faire et faire apparaître en lui l’image de Dieu. » (page 229).

Le vaste foisonnement des épisodes bibliques, qui se succèdent chronologiquement dans le Livre vénérable, le plus lu au monde, ouvre la porte à des réflexions et méditations d’une grande richesse, qui sont exposées, déroulées dans leurs dimensions les plus fines, à la lumière exigeante et prophétique de la quasi-infinité de situations et d’enjeux très actuels.

© Jean-Loup Msika

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