« Pourquoi l’image du Juif en armes heurte les consciences »
Dans le second volet de notre entretien, Georges Bensoussan, auteur d’une « nouvelle histoire du sionisme » qui vient de paraître en poche dans la collection folio de Gallimard, évoque le conflit en cours avec l’Iran à la lumière des origines de l’État d’Israël. Il explique en quoi la guerre actuelle peut se comparer à une nouvelle guerre d’indépendance. Dans les deux cas, il s’agit d’un enjeu existentiel. Pourquoi l’Europe, conteste-t-elle le droit d’Israël à défendre son existence ? Pourquoi revient l’accusation selon laquelle Israël serait un « fauteur de guerre » ? Pourquoi l’image du Juif en armes heurte-t-il les consciences ? Autant de questions qui constituent jusqu’à aujourd’hui « l’énigme antisémite ». Le 7 octobre qui a redonné vie à la Nation israélienne peut-il changer l’image d’Israël dans le monde ? C’est aussi l’un des enjeux de la guerre en cours.
Vous pouvez acheter le livre de Georges Bensoussan « Une nouvelle histoire du sionisme: (1860-1950) », sur Amazon en suivant ce lien : https://amzn.to/3MX1Kf9 (En utilisant ce lien affilié, vous contribuez à notre travail — sans frais supplémentaires.)
💡 Comment aider la chaîne Mosaïque à grandir ? 💡 👉 Abonnez-vous à la chaîne si ce n’est pas déjà fait et activez la cloche pour ne rien manquer 🔔 : / @mosaiquetube 👉 Likez nos vidéos 👍 pour nous aider à gagner en visibilité.’ 👉 Commentez sous les vidéos 💬 : vos avis et retours sont précieux et renforcent notre communauté. 👉 Partagez nos contenus avec vos proches 📲 : chaque partage nous permet de toucher plus de monde ! 👉 Soutenez-nous sur ☕https://buymeacoffee.com/mosaique ☕ ou sur YouTube en envoyant un Super Thanks 💖 ! 📚

Découvrez la bibliothèque Mosaïque ! 📚 https://amzn.to/3ERLkQM (En utilisant ce lien affilié, vous contribuez à notre travail — sans frais supplémentaires) 📢 Rejoignez la communauté Mosaïque : Notre groupe WhatsApp : http://tiny.cc/Mosaique Notre canal Telegram : https://t.me/MosaiqueTelegram 🌐 Tous nos liens : https://linktr.ee/MosaiqueInfo Merci pour votre soutien🙏 ! Ensemble, faisons grandir Mosaïque 🌍
________

Vous pouvez acheter le livre de Georges Bensoussan « Une nouvelle histoire du sionisme: (1860-1950) », sur Amazon en suivant ce lien : https://amzn.to/3MX1Kf9 (En utilisant ce lien affilié, vous contribuez à notre travail — sans frais supplémentaires.)
Tribune juive est heureuse et fière de relayer les entretiens de Mosaïque

« La chaîne “Mosaïque” a été récemment lancée dans le but d’analyser en profondeur les enjeux des événements en cours. En tant que co-fondateur avec le journaliste français Antoine Mercier, qui a travaillé longtemps pour la radio française “France Culture” et contribue aujourd’hui à plusieurs sites (“Akadem”, “Manitou l’Hébreu” et “Torah Box”, entre autres), nous réalisons des entretiens d’environ une demi-heure avec diverses personnalités françaises et israéliennes.
Notre intention n’est pas de commenter l’actualité à chaud, mais plutôt de prendre le recul nécessaire sur le flux des nouvelles quotidiennes afin de donner toute sa dimension à la période qui s’est ouverte le 7 octobre et qui se poursuit aujourd’hui avec la riposte israélienne« .

GB nous offre encore une analyse sobre et juste de la situation , sa vision demeure indispensable a qui veut comprendre le sionisme moderne .
Monsieur Georges Bensoussan,
Vous affirmez qu’une partie de l’Europe ne comprend plus ce qu’est une nation, parce qu’elle aurait oublié que la guerre fait partie des sociétés humaines.
Au contraire, cette partie de l’Europe dont vous parlez, à caractère progressiste, comprend très bien la nature des nations et des conflits. Son action ne découle pas d’une méconnaissance ou d’une naïveté, elle agit en pleine connaissance de cause, guidée par des raisons idéologiques.
Cela signifie qu’elle n’a aucun intérêt à ce que les peuples respectifs saisissent pleinement la réalité politique ou historique. Au contraire, elle entretient la confusion et diabolise ceux qui comprennent — comme Israël dans le contexte actuel — pour maintenir sa ligne idéologique. Les jugements, les critiques sélectives, les campagnes médiatiques ne sont pas le fruit d’une incompréhension, mais d’un calcul : il s’agit de façonner l’opinion publique et de défendre un projet idéologique précis, même au prix de la distorsion ou de l’injustice.
Ainsi, le problème n’est pas l’ignorance, c’est la volonté consciente d’agir contre ce que la population pourrait comprendre si elle avait accès à une vision complète et factuelle des événements. La diabolisation devient alors un outil de contrôle et de manipulation, parfaitement intentionnel.
De plus, Israël, et la Torah qui lui est directement liée — à la fois comme fondement spirituel et constitutionnel — représentent un danger pour leur idéologie. Leur existence et leur fonctionnement remettent totalement en question les principes et les certitudes que cette idéologie cherche à imposer.
C’est précisément pour cette raison qu’ils ne peuvent tolérer que les peuples comprennent pleinement la réalité israélienne car la connaissance et la conscience du réel menacent la cohérence de leur projet idéologique. Israël n’est pas seulement un État parmi d’autres, mais un point de friction qui expose les contradictions et les limites de leur vision du monde.
Aussi, Monsieur Georges Bensoussan, vous affirmez que le comportement de certains, lié à l’antisémitisme et à Israël, serait motivé par une culpabilité liée à la Shoah.
Je suis totalement opposé à ce type d’analyse. Ces comportements ne sont pas le produit d’une culpabilité — et sur quoi cette affirmation se fonde-t-elle ? Y a-t-il eu consultation des acteurs en jeu ? Non. Il s’agit en réalité de motivations purement idéologiques, qui n’ont rien à voir avec une quelconque culpabilité. La culpabilité n’explique rien ; ce qui guide ces attitudes, c’est un calcul conscient visant à préserver et imposer un certain projet idéologique, y compris au prix de distorsions ou de campagnes de diabolisation.
Par là, vous transformez ces acteurs en êtres porteurs d’une fragilité psychologique, comme si c’était cette fragilité, cette culpabilité supposée, qui expliquait leurs actions. Or ce n’est pas le cas. Ils ne sont pas guidés par un manque intérieur ou un traumatisme, mais par des outils conscients : des instruments idéologiques soigneusement choisis pour faire avancer leur projet.
Dans ce cadre, l’antisémitisme et l’antisionisme ne sont plus de simples préjugés ou sentiments irrationnels ; ils deviennent des outils stratégiques. Ils servent à diaboliser, à diviser, à contrôler l’opinion publique et à légitimer des choix politiques qui, autrement, seraient difficiles à justifier. Ce sont des instruments au service d’une idéologie, et non l’expression d’une psychologie individuelle ou d’une culpabilité collective.
L’accusation de génocide qui est adressé à Israël n’a rien à voir avec un sentiment de culpabilité. Elle ne naît pas d’un manque moral ou d’une fragilité psychologique. C’est un outil stratégique, consciemment utilisé pour servir une idéologie.
Il en va de même pour certains non‑progressistes, par exemple des catholiques de droite, qui accusent Israël de génocide ou cherchent à le diaboliser. Là encore, ce n’est pas une question de culpabilité liée à la Shoah ou de besoin de se déculpabiliser. C’est un choix stratégique, un outil idéologique.
Pour cette frange, Israël remet en question une construction historique et théologique. L’idée que le peuple juif aurait fauté et devrait dès lors subir ou expier en permanence. La reconnaissance d’Israël comme État juif contredit cette narration, et la critique extrême devient un moyen de préserver un récit historique et moral cohérent avec leur vision du monde. L’idéologie prime ici, tout autant que chez les progressistes, même si les motivations et le vocabulaire diffèrent.
Reconnaître pleinement Israël et sa souveraineté contredit l’idée d’un peuple “pécheur” devant expier. Cela ne relève pas de la culpabilité mais bien d’une tension idéologique et théologique profonde.