« …face aux frappes menées par les États‑Unis et Israël contre l’Iran, qui ont conduit à la mort de Khamenei, Jean‑Luc Mélenchon a condamné ces actions comme une « négation de tout droit international… »
Nous savons à quel point LFI aime la liberté, raison pour laquelle il s’évertue systématiquement à combattre ceux qui combattent ses ennemis les plus tyranniques, y compris des régimes et des mouvements ayant écrasé toute dissidence et tout droit fondamental — les mêmes qui ont soutenu Chavez, Maduro & co. et continuent de soutenir ou justifier des organisations comme le Hamas et d’autres des pires antijuifs qui soient — et qui sont aujourd’hui encore à critiquer, à donner des leçons là où d’autres, avec courage et sacrifice, sont capables de nous débarrasser d’abominations absolues qui ont pourri la vie d’un nombre incalculable de gens.
En Iran, le régime de l’ayatollah Ali Khamenei a laissé derrière lui des décennies de répression systématique, marquées par des arrestations arbitraires massives, des tortures documentées et des mauvais traitements visant à terrifier toute forme de dissidence.
Des manifestations pacifiques ont été accueillies par une violente répression policière et militaire, avec l’usage de balles réelles visant délibérément les manifestants, des tirs à hauteur de tête, et la dispersion des foules par des forces de sécurité lourdement armées.
Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées dans l’actuelle répression des protestations, ainsi que plus de 53 000 arrestations arbitraires, torture et condamnations à mort encourues dans des procès manifestement inéquitables, enfants inclus, selon les rapporteurs internationaux et ONG de défense des droits humains.
— Durant la répression, l’inhumanité absolue du régime des mollahs est allée jusqu’à contraindre les familles de victimes à payer des « frais pour les balles » ou des sommes importantes pour récupérer les corps de leurs proches tués par les forces de sécurité, certains étant même forcés à signer des engagements mensongers pour obtenir les dépouilles — sinon les autorités retiennent ou enterrent secrètement les corps, ou imposent de fausses identités comme celle de
« Basij » pour éviter toute reconnaissance des victimes comme protestataires. Ces pratiques, dénoncées par des organisations de défense des droits humains, témoignent d’une stratégie de terreur et d’humiliation visant à dissuader les familles de réclamer justice ou de rendre hommage dignement à leurs morts, et illustrent l’étendue de la cruauté du pouvoir iranien dans sa tentative d’éradiquer toute opposition populaire.
Et pourtant, face aux frappes menées par les États‑Unis et Israël contre l’Iran, qui ont conduit à la mort de Khamenei, Jean‑Luc Mélenchon a condamné ces actions comme une « négation de tout droit international », rappelant que “la mort d’Ali Khamenei, bourreau du peuple iranien, ne justifie pas les moyens qui l’ont provoquée”, et critiquant une guerre menée “sans autre mandat que la volonté suprémaciste de Trump et Netanyahou”, appelant la France à refuser toute implication dans cette voie militaire et à privilégier le droit et l’ONU.
Pour les cadres insoumis, de Mélenchon à Manuel Bompard en passant par l’eurodéputée Rima Hassan, l’Iran a été “agressé par Israël et les États‑Unis”, et ils s’indignent des frappes, demandant au gouvernement français de condamner ceux qui choisissent la guerre plutôt que la négociation, tout en affirmant que “l’Iran a le droit de se défendre et Israël a le droit de la fermer.”
Ces gens ne semblent toujours pas comprendre — ou font semblant de ne pas comprendre — qu’il existe des entités avec lesquelles on ne négocie pas, ou plus.
Ils oublient que depuis des décennies, des négociations ont eu lieu, des compromis ont été proposés, et l’on est toujours arrivé au même point : la logique islamiste de ces fanatiques est implacable et prévisible. Toute concession, tout dialogue est instrumentalisé pour servir leurs objectifs ultimes, et jamais pour instaurer un vrai équilibre ou une paix durable. Insister sur la « négociation » dans ce contexte relève soit de l’ignorance, soit de la posture idéologique, car la réalité est que certains régimes ou mouvements ne cherchent pas à trouver un terrain commun, mais à transformer toute ouverture en victoire pour leur projet de domination et de terrorisation.
Dans cette lecture lointaine et consternante, LFI ne se réjouit pas même de la mort du tyran Khamenei, et préfère dénoncer l’intervention militaire qui l’a causée, tout en appelant à des solutions multilatérales et au respect du droit international plutôt qu’à une analyse des centaines de milliers d’Iraniens assassinés, torturés, disparus ou emprisonnés arbitrairement par le régime qu’il défend en paroles.
*
Certains oublient les risques énormes que prend Israël dans cette opération. Cette offensive a immédiatement déclenché des tir de missiles et de drones iraniens contre des sites israéliens et des forces alliées, causant plusieurs morts et des centaines de blessés en Israël et dans les pays du Golfe, et a conduit à des explosions entendues dans Tel‑Aviv et dans d’autres villes, ainsi qu’à une fermeture de fait du détroit d’Ormuz après des attaques contre des navires commerciaux.
Israël paye un prix humain et matériel réel pour tenter de neutraliser un régime qui a déjà tenté à plusieurs reprises d’atteindre son territoire par missiles ou via des milices alliées.
Que ces prises de risque soient totalement rejetées par des postures politiques qui prônent uniquement la critique sans envisager la défense montre une forme de lâcheté morale .
Se demander si ces mêmes critiques seraient capables, si elles étaient au pouvoir, de nous défendre contre le pire du pire, alors que l’État hébreu affronte régulièrement des attaques — y compris des centaines de missiles et drones dans des conflits récents — montre bien l’écart entre ceux qui parlent et ceux qui agissent réellement pour protéger leur population.
*
Comme toujours, ils ne peuvent s’empêcher de récupérer cette tragédie pour alimenter leur idéologie anti‑américaine et anti‑israélienne, transformant chaque action légitime de défense ou chaque opération internationale en prétexte pour diaboliser les États‑Unis et Israël.
Jean‑Luc Mélenchon ne peut apparaître, dans ce contexte, que comme un beau parleur, maître des postures et de l’éloquence, mais dès que la situation passe à l’action concrète, il se replie derrière ses critiques, envoyant le message implicite que rien ne doit se faire.
Son positionnement est profondément paradoxal : il soutient d’un côté des tyrans comme Chavez et Maduro et leur « religion » communiste, tout en critiquant le régime religieux des mollahs, mélange incohérent de condamnation et de complaisance idéologique.
Nous avons là le prototype du politique français qui passe son temps à donner des leçons, à gesticuler et à faire du vent pour tenter de prouver son existence, mais qui, au final, n’accomplit rien de grand et se révèle sorti de l’histoire, incapable de traduire ses belles paroles en action réelle ou en défense concrète des peuples opprimés.
© Nicolas Carras

Poster un Commentaire