Génocide, populicide, démocide, politicide… Ces mots désignent-ils vraiment les mêmes réalités ? Ou sont-ils devenus de simples projectiles émotionnels dans le débat public ? Depuis le début de la guerre avec le Hamas, nous assistons à un véritable dévergondage sémantique : le mot génocide est convoqué à tout propos, pour tout et n’importe quoi. On “génocide” à Gaza, on “génocide” les taxis parisiens, les bébés phoques, les agriculteurs… au point que le langage finit par se dissoudre dans une bouillie lexicale qui brouille les esprits autant qu’elle empêche de penser.
Dans cet entretien, Joël Kotek, spécialiste reconnu des crimes de masse, remet un minimum de rigueur conceptuelle là où règnent aujourd’hui slogans, amalgames et abus militants.
« Crimes de guerre », « crimes contre l’humanité », « génocide », « populicide », « démocide », « épuration ethnique » : que désignent réellement ces notions ? Qu’impliquent-elles juridiquement, historiquement et politiquement ?
Une discussion indispensable pour sortir de l’indignation réflexe, réhabiliter la précision des mots et rappeler qu’en matière de crimes extrêmes, le flou n’est jamais neutre.


« Joël Kotek …. remet un minimum de rigueur conceptuelle là où règnent aujourd’hui slogans, amalgames et abus militants. ».
Concernant le choix de » génocide » au sujet de Gaza, il s’ agit là de la mise en œuvre d’ une politique de conquête du pouvoir en France.