
Entre les violences – allant des violences verbales aux violences physiques les plus atroces- et les manquements aux principes laïques, l’école française est aujourd’hui un miroir qui reflète les troubles qui secouent l’ensemble de notre société et notre classe politique. Un an après l’assassinat de Dominique Bernard par un terroriste islamiste d’origine ingouche, et 35 ans après l’affaire du voile de Creil, le 7 octobre 2024, un professeur d’un lycée de Tourcoing a été violemment agressé par une élève qui a refusé de retirer son voile islamique. De manière générale, l’islam est la religion qui revient le plus fréquemment dans les atteintes à la laïcité au sein des établissements scolaires, et les chiffres ne manquent pas sur le sujet.
En 2021, l’IFOP révélait que 57% des jeunes lycéens musulmans considéraient que la charia était plus importante que la loi de la République. Ce chiffre était nettement moins élevé pour les élèves qui pratiquaient une autre religion. Plus préoccupant encore, les lycéens musulmans étaient aussi ceux qui condamnaient le moins l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie assassiné en 2020 pour avoir montré des caricatures à ses élèves lors d’un cours sur la liberté d’expression. Concernant les chiffres des atteintes à la laïcité dans les établissements scolaires, sur la seule année scolaire 2022-2023, les écoles ont effectué 4 710 signalements, soit une hausse de 150% en un an. En tête de ces atteintes pour le mois de septembre 2022, 54% concernaient le port de vêtements islamiques : abayas pour les femmes et qamis pour les hommes. SI le début de l’année 2024 a été marqué par « une baisse remarquable du nombre d’atteintes de la laïcité », ce phénomène repart désormais progressivement à la hausse.

L’école de la république était la promesse pour l’élève d’être dans « un sanctuaire hors des passions humaines » pour reprendre les propos de Jean ZAY, ancien ministre de l’Éducation nationale de 1936 à 1939. Désormais, elle est le lieu d’expression de tous les bigots, toujours prompts à réclamer de nouveaux droits subjectifs au nom du « moi-je », au détriment du véritable vivre-ensemble, qui suppose de reléguer ses croyances personnelles dans le domaine du privé.
Ces chiffres montrent que s’installent progressivement dans nos écoles et dans l’ensemble de la société, un djihadisme d’atmosphère. Théorisé par Gilles Kepel, Il s’agit du règne progressif dans certains de nos territoires : du prédicateur islamiste sur le professeur, du bigot islamisé sur l’individu doté d’un esprit critique, de la charia sur les lois de la République. Et ce climat, par nature hostile aux juifs et aux valeurs de la république, s’est particulièrement aggravé après les attentats du 7 octobre en Israël, qui ont fait 1200 morts. En effet, depuis cette date, 887 actes antisémites ont été recensés en France, soit une augmentation de 192% par rapport à l’année dernière. 1600 juifs ont depuis fait leur alya et sont partis s’installer en Israël, et les renseignements s’inquiètent particulièrement du rajeunissement de l’antisémitisme, qui touche désormais les plus jeunes, dans les lycées et les universités. Dans une note pour la « Fondation Jean Jaurès », Joël KOTEK, historien et politologue belge, a relevé, parmi 1700 lycéens bruxellois, une prévalence de l’antisémitisme (mais aussi de l’homophobie et du sexisme), qui triple chez les jeunes se revendiquant de l’islam par rapport aux élèves se déclarant laïcs ou sans religions. Face à cette montée de l’antisémitisme dans nos écoles, les élèves juifs fuient. D’après le Fonds social juif unifié, trente-deux classes supplémentaires ont ouvert au sein des écoles juives à la rentrée, contre vingt-deux en 2023 et 2022, et les témoignages d’élèves juifs fuyant les écoles publiques ne cessent d’apparaître dans les journaux.
Gilles Kepel, pour en revenir à lui, expliquait déjà que le conflit israélo-palestinien était un accélérateur de radicalisation : « Depuis les années 2000 et l’émergence de la troisième génération de l’islam de France, la solidarité avec la Palestine, et plus particulièrement avec le Hamas, a donné les premières opportunités de visibilité politique aux mouvements islamistes souhaitant offrir à la jeunesse postcoloniale des banlieues populaires une projection universelle de leur frustration sociale ». Vingt-quatre ans après, l’impact de cette islamisation progressive des jeunes issus de l’immigration, par le biais du conflit israélo-palestinien, dans le déni des pouvoirs publics, qui en 2004 avaient refusé de prendre en compte le rapport « Obin » décrivant déjà le phénomène de séparatisme, notamment chez les jeunes musulmans, est désormais une bombe qui nous explose en plein visage.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’Europe pensait en avoir terminé avec un antisémitisme profondément enraciné dans son histoire depuis des siècles. Mais avec une immigration importante venant de pays arabo-musulmans, le refus pour la France de continuer à appliquer une politique d’assimilation, le travail profond des islamistes pour ré-islamiser des jeunes issus de cette immigration, et une gauche décoloniale, qui par clientélisme, renie les valeurs de république et ferme les yeux sur cet islam conquérant, voir l’encourage pour certains, l’antisémitisme fait son grand retour en France.
© Sacha Lamsika

De tous les mouvements migratoires en Europe… Que ce soit les italiens, les polonais, les russes, les espagnols et bien d’autres.. Tous à la recherche d’un boulot et d’intégration.. Seuls les musulmans ont créés des problèmes, des attentats, des ghettos religieux, de l’intolérance aux valeurs occidentales. Et un manque de volonté d’intégration. Où par exemple des immigrés de troisième génération nés en Europe, continuent à parler avec un accent arabe et arrivent aux premières classes de l’enseignement public sans parler le francais ou la langue locale.
A titre de comparaison, mes parents immigrés polonais dans les qnnees 60, m’interdisaenit de parler polonais hors de la maison, au restaurant, dans la cour de récréation, etc.,
Et en plus ils veulent mettre de la mixité sociale, y compris dans les établissements religieux sous contrat, il faut comprendre surtout catholiques mais peut-être aussi juifs ( principe d’ égalité).
Deux remarques : les établissements laïcs à peu près calmes le seront moins. Les établissements catholiques, qui scolarisent des juifs, pourront voir des antisémites se pointer. Quant aux établissements juifs sous contrat : bon courage avec la mixité sociale.
« l’islam est la religion qui revient le plus fréquemment dans les atteintes à la laïcité » dites-vous? Je crains hélas que ce soit la seule. L’immigration en forme d’invasion exclusivement musulmane est le plus grand péril pour la France.
En principe, un enfant ou un jeune ado est scolarité pour recevoir un enseignement pour acquérir des connaissances dans différentes matières afin d’apprendre le savoir vivre en société. La société Française devient de plus en plus inculturée hélas. Les réseaux sociaux amplifient le problème, alors que l’on devrait vivre dans une culture de paix, au lieu de faire ressortir toutes les différences.