“Je salue ces disparus, ces familles meurtries, la dignité dont elles ont fait preuve durant toute cette cérémonie. Mais surtout, je salue Israël dans son juste combat

Mais surtout… Je salue Israël dans son juste combat, pour la civilisation, contre la barbarie.

Difficile de mettre des mots sur un torrent de sentiments aussi puissants. Je ne me souviens pas avoir été autant ému lors d’une cérémonie. La solennité de l’évènement, l’intimidante atmosphère dans un lieu aussi mythique, le silence écrasant précédant notre arrivée aux roulements du tambour, le discours poignant du Président, la sonnerie au morts, la Marseillaise entonnée par les choeurs de l’armée française, la marche funèbre de Chopin…

Mais c’est en dehors des caméras que presque tous, nous nous sommes laissés aller, submergés par l’émotion, lorsque les familles sont venues nous voir, embrasser le portrait que nous portions, nous invitant ainsi à leur deuil, à leur inconsolable chagrin et leur incommensurable tristesse, et nous donnant la sensation, à chacun et l’espace de quelques minutes, de faire partie de leur famille, d’être au centre de leurs attentions, comme si nous représentions, pour l’instant, cet être disparu. J’ai vu des parents prendre dans leur bras le Garde qui portait le portrait de leur fils, comme si celui-ci en était une sorte de réincarnation.

S’accrocher, faire face au chagrin, rester digne, à notre place…

Et puis ce fut mon tour. Devant moi, le père, la mère et le frère de Dolev Amouyal, mort dans sa 21e année dont je portais le portrait, se sont figés pour s’effondrer dans un sanglot sans fin. La maman a déposé un baiser sur le portrait, le papa, le visage déformé par sa souffrance, m’a remercié (de quoi?…). Le petit frère, en retrait, me paraissait assommé par l’évènement, incapable de réagir, incapable de bouger, comme dans une expérience extra-corporelle. J’ai cherché des mots, vainement; mais je n’avais rien à dire, et je ne pouvais pas me permettre de desserrer la mâchoire, au risque de pleurer moi aussi, ce que je me suis efforcé de m’interdire jusqu’au bout… mais en vain, là encore…

Je salue ces disparus, ces familles meurtries, la dignité dont elles ont fait preuve durant toute cette cérémonie.

Mais surtout… Je salue Israël dans son juste combat, pour la civilisation, contre la barbarie.

Ce matin, nous étions tous juifs.

© Eric

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4 Comments

  1. Très beau témoignage de ce monsieur, très émouvant. Malgré la présence de LFI, ces gens sont la honte de la France. Cette cérémonie forte en émotions. J’aurais aimé que l’on cite le terrorisme islamiste fléau du monde entier. J’ai pleuré tout le long en voyant toutes les photos des victimes, tous ces jeunes gens assassinés, c’est bouleversant.
    Toujours ma solidarité pour Israël dans ses combats contre ces barbares arriérés. Vous défendez votre pays et la civilisation occidentale. Tout le monde devrait être solidaire avec vous. N’écoutez pas les oiseaux de malheur. Une amie d’Israel.

  2. Avec mes sincères excuses, une erreur suite à une phrase dans mon commentaire envoyé où je dis jeunes gens assassinés. Le mot est mal choisi, c’est massacrés et cela est plus adapté face à ce pogrom du 7 octobre.

  3. La cour des Invalides est devenue une chapelle laïque et Macron Le Grand Prêtre. Lorsqu’il ne sera plus à l’Elysée il pourra se mettre comme ordonnateur aux Pompes Funèbres. Cela dit, je n’ai pas regardé la cérémonie, je suis allergique à Macron, cela dit encore je pense que les familles meurtries ont été émues et je partage, de l’extérieur, leur souffrance. De l’extérieur car on n’est jamais à l’intérieur des gens souffrants surtout lorsqu’il s’agit d’une chose aussi abominable et impardonnable que ce qui leur est arrivé. Mais je n’apprécie pas la théâtralité sur laquelle les consultants de Macron ont travaillé pendant quatre mois. Je veux, a dit le boss, une mise en scène extraordinaire, quelque chose qui reste et parle de moi. Il avait tellement à se faire pardonner qu’il a choisi d’excès à la simplicité car le bonhomme est enflé de lui-même et aime a être mis en scène. Il oublie, ou ne sait pas que la simplicité est la clé de la brillance. Que dire des gens de LFI? Il n’y a rien à dire d’eux car comme disait un sage: il est difficile de libérer les imbéciles des chaînes qu’ils vénèrent.

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