Gérard Kleczewski. Ce 4 avril, à quatre heures du matin… cela fait six ans

Ce 4 avril, à quatre heures du matin… cela fait six ans.

Le 4 avril 2017, rue de Vaucouleurs (Paris 11), dans le quartier de Belleville, une femme de 65 ans, médecin et ancienne directrice de crèche, mère de trois enfants et grand-mère de nombreux petits-enfants, était assassinée sauvagement dans son appartement par un franco-malien de 27 ans, Kobili Traoré – voyou de la pire espèce, avec un casier judiciaire long comme le bras.

Traoré, que ses potes de deal appellent « bébé » (sic), s’était introduit dans l’appartement de sa voisine, en fracturant la fenêtre après être passé par le balcon des voisins (les Diarra) qui lui avaient ouvert la porte. Il avait réveillé la dame, fracassé son visage et son corps à mains nues au cri « d’Allah Akbar », tenté de l’étouffer puis l’avait précipité encore vivante du balcon sur le sol de la cour intérieure où elle allait mourir, après avoir agonisé, sans que personne n’intervienne…

On le sait, cet attentat islamiste, car c’en est un, ne sera jamais puni…

Ceux qui ont laissé perpétrer cet acte sans réagir (les policiers qui ne sont pas intervenus alors qu’ils avaient les clés), qui ont protégé le bourreau – la juge et la cour d’instruction, puis la Cour d’Appel et la Cour de Cassation – en n’enquêtant pas et en considérant d’emblée qu’il était fou ou, comme l’ont dit les experts plusieurs mois après les faits, qu’il avait été victime de « bouffées délirantes aigües » pour cause de « consommation excessive » de drogue, les médias qui ont conservé plusieurs longs jours un silence intégral sur cette affaire (nous étions à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles de 2017…) et les politiques de tous bords qui se sont, à minima, déballonnés, portent une immense responsabilité historique.

Nous ne pouvons oublier, nous ne pouvons accepter.

Onze mois avant Mireille Knoll, onze ans après Ilan Halimi, cinq ans avant qu’un jeune handicapé portant kippa ne finisse sa vie sous les roues d’un tramway (là aussi il ne fallait pas faire de vagues, nous étions de nouveau à quelques semaines du premier tour des Présidentielles) et qu’un vieux monsieur de Villeurbanne soit à son tour défenestré du haut d’une tour, l’antisémitisme le plus crasse a tué en France le 4 avril 2017. Les représentants de notre République et de notre démocratie malade ont ostensiblement détourné les yeux…

Traoré n’a jamais été fou, n’a jamais subi de traitement en conséquence et ne se trouve plus depuis des mois en hôpital psychiatrique – contrairement à ce qu’a encore dit il y a quelques jours la journaliste « police-justice » de Cnews. Quand il y était encore, il continuait à dealer et à se moquer ostensiblement de notre pays, qui l’avait pourtant ô combien protégé, et de la minorité juive profondément traumatisée. Tous les jours, il riait de la facilité avec laquelle la Justice avait pu décider qu’un procès à son encontre n’était pas nécessaire…

Depuis le 4 avril 2017, la famille de Lucie Attal, devenue Sarah Halimi (zal) est, elle, condamnée à perpétuité à ne plus avoir de mère, de grand-mère, de sœur. A la table de Pessah (la Pâque juive qui démarre mercredi), sa chaise sera pour la sixième fois vide. Désespérément vide…

Nous ne l’oublierons jamais ! Nous ne pardonnerons jamais !

© Gérard Kleczewski

Suivez-nous et partagez

RSS
Twitter
Visit Us
Follow Me

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*