L’analyse de Pierre Saba. Mensonges, violences et ingratitude

photo  des manifestants palestiniens sur l’esplanade des mosquées de jérusalem, le 22 avril 2022.
Des manifestants palestiniens sur l’Esplanade des Mosquées de Jérusalem, le 22 avril 2022. © Ahmad Gharabli / AFP

Comme à leur habitude, des palestiniens ont provoqué des violences dans les lieux saints musulmans et juifs à l’occasion des fêtes de leurs calendriers respectifs.

Le but est désormais connu

1- Tenter de déstabiliser la capitale d’Israël, la région, et nuire aux accords de paix entre Israël et les Etats arabes qui les ont contractés. 

2- Faire (aisément) condamner Israël par la majorité automatique de l’ONU (dictatures arabes et leurs alliés occidentaux et européens), sans effet sur la volonté israélienne de vivre et de vivre libre. 

Le mode opératoire est devenu banal

1- Pratiquer les pires violences sur le lieu le plus saint du Judaïsme (Har ha Bayt / Mont du Temple) sur lequel les musulmans ont édifié la mosquée Al Aqsa, en français « la plus éloignée »

2- Crier sans preuve à la profanation afin de s’attirer la commisération internationale et d’attirer sur Israël la condamnation internationale injustifiée.

3- Utiliser un vocabulaire antisémite (« les Juifs souillent » un lieu saint de l’Islam)

4- Annihiler toute légitimité historique et confessionnelle juive sur son lieu historique et vénéré comme le plus saint.

5- Contester par la haine et la violence, de façon générale et permanente, la souveraineté israélienne sur Jérusalem et l’existence de l’Etat juif.

6- Utiliser la liberté de la presse qu’Israël octroie de façon exceptionnelle pour un pays en guerre afin de diffuser les images de policiers israéliens « coupables » réprimant les palestiniens « victimes ». 

Aucune conséquence de fond

Ni la violence spectaculaire, criminelle et raciste de ces palestiniens ni les vagues diplomatiques israélo-arabes ne modifieront la carte géopolitique d’Israël. A Jérusalem, on a pris l’habitude.

Quant aux décisions automatiques de l’ONU, elles restent inféodées à la finance arabe anti-israélienne, infatuées par les mœurs hostiles à Israël de l’Europe de l’Ouest et généralement ridicules (contestations du caractère historique hébraïque d’Israël et de Jérusalem).

Conséquences de forme

Loin de retenir la leçon du rapt des ses instituions par les dictatures arabes, musulmanes et consorts, l’ONU poursuit son aveuglement coupable du conflit entre Israël et les dictatures pseudo-libres (Ramallah) et djihadistes (Gaza) qui l’agressent continuellement… pour se focaliser sur la condamnation éternelle de l’Etat hébreu.

Les condamnations truquées d’Israël occupent tant les organes de l’ONU qu’ils délaissent les situations qui dégénèrent (Ukraine, Géorgie, Iran, Pakistan, etc.).

C’est la politique internationale de forme qui conduit aux conséquences purement formelles. Les problèmes de fond explosent à la figure de l’Humanité. Les condamnations d’Etats innocents exonèrent les Etats coupables.

Le Maroc

Parmi les réactions les plus dures des Etats arabes en paix avec Israël, le Maroc tient une place de choix.

Le roi « condamne avec fermeté « les opérations de police israélienne en feignant d’ignorer qu’elles sont destinées à limiter la haine antijuive, djihadiste, et de rétablir le calme et la dignité sur les lieux saints juifs et musulmans. Il se garde bien de condamner les agressions à l’encontre des fidèles juifs sur le Mur occidental. Bref, la réaction royale est aveugle, partisane, injuste et dangereuse.

La réaction marocaine est solidaire au monde arabe, elle est incompétente en Droit.

1- Jérusalem est redevenue capitale d’Israël à la suite des agressions arabes qu’elle a eu à subir et qu’elle a vaincues. Il s’agit d’un cas banal d’acquisition territoriale par conflit subi et gagné sur l’agresseur. Il est prévu par le Droit de la guerre comme par le Droit international public.

2- Par opposition, l’annexion par le Maroc du Sahara ex-espagnol à son indépendance n’est pas issu d’agression qu’aurait subie et vaincue le Maroc. 

Le Sahara ex espagnol est devenu marocain par une expédition militaire et civile : intervention militaire marocaine augmentée de la « marche verte » de civils marocains encadrés par l’armée marocaine sur le Sahara-ex espagnol. 

3- La souveraineté marocaine sur la province saharienne n’est pas reconnue par l’ensemble de la communauté internationale. 

L’Algérie est le fer de lance international pour l’indépendance de la « république arabe sahraouie démocratique » et l’expulsion du Maroc de son territoire. Alger et Rabat ont rompu leurs relations diplomatiques et la frontière algéro-marocaine est fermée.

4- Parmi les Etats qui reconnaissent le Sahara marocain figure Israël ! Une fois de plus, il est constaté que les magnanimités diplomatiques et territoriales qu’Israël consent envers les Etats qui lui sont hostiles (Egypte, Autorité palestinienne, Jordanie) sont avalées par les intéressés qui en tirent bénéfice … en attendant de les oublier pour finalement incriminer Israël et se joindre à l’éternel « Non à Israël » …

5- Ni la solidarité diplomatique israélienne à l’égard du Maroc, ni la présence contestée du Maroc au Sahara à l’ONU comme dans presque toutes les organisations internationales n’ont infléchi la condamnation d’Israël par le Maroc.

In fine

Toute décision internationale et diplomatique fondée sur des faits non avérés et sur la base d’un Droit inexistant sont nulles et non avenues.

Ça n’a d’ailleurs plus grande importance, ni sur le plan israélo-marocain, ni sur le plan israélo-arabe, ni sur le plan international d’Israël et ce pour au moins quatre raisons.

1- L’hostilité dont il est encore l’objet par certains Etats n’a pas empêché Israël de se développer. 

Ni la diplomatie, ni la finance, ni le djihadisme, ni le terrorisme, ni les guerres n’ont eu raison du valeureux Etat et peuple d’Israël. 

2- Malgré l’absence de transformations des victoires militaires en victoires politiques, Israël s’est imposé comme puissance régionale, financière, commerciale, militaire, etc.

3- L’accaparement des institutions de Droit international public par les Etats aux finances colossales les ont définitivement délégitimées.

L’ordre mondial contemporain repose sur les dictatures civiles et militaires. Cet ordre ne perdurera pas. Il ne perdurera pas à Israël. 

Déjà des signes de minorations considérables de l’ordre démocratique au profit de l’ordre militaire se succèdent à un rythme soutenu (Ethiopie, Syrie, Ukraine, Liban, etc., etc.)

4- L’ONU a été créé pour remplacer la SDN (société des nations) qui avait failli à sa mission. Nul doute qu’après avoir autant trahi sa charte, l’ONU, paralysée au conseil de sécurité, dans les commissions, etc.), finira, elle aussi, par disparaître comme un juste dénouement diplomatique, stratégique et international.

© Pierre Saba

24 avril 2022

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1 Comment

  1. Lorsque le juif israelien sera sorti de son alienation post galoutique , il donnera oeil pour oeil a chacun : le maroc nous attaque , nous ne le soutenons pas , point !
    Pour l instant notre generation est encore a la recherche de l amour de l autre , malheureusement , et donc nos dirigeants imaginent que nous devons payer notre place la ou les autres vivent ” gratuitement ” .

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