Les Socialistes, les Juifs et Israël. De notre ami Alain Herbeth

Vient de paraître :

« LES SOCIALISTES, LES JUIFS ET ISRAËL » De la question juive à la question d’Israël, Signé par notre ami Alain Herbeth et Préfacé par Denis Lefebvre

Les rapports des socialistes avec la question juive ont beaucoup évolué. Quand l’idée du socialisme est née, vers le milieu du XIXe siècle, elle est souvent qualifiée d’utopique, même si elle se montre généreuse. Ses précurseurs, en effet, se proposent de libérer le monde de ses préjugés et de ses injustices. Et pourtant la plupart de ceux-ci étaient résolument antisémites.

Pour eux, les juifs ne pouvaient être que des banquiers, des profiteurs ou des exploiteurs. Ils se sont ainsi montrés incapables de dépasser les caricatures issues du passé. L’Allemand Bebel, dirigeant de la deuxième Internationale socialiste, a fort justement qualifié cette vision du monde de «socialisme des imbéciles ».

Le vingtième siècle a détourné les socialistes de l’antisémitisme.

C’est d’abord le choc de l’affaire Dreyfus qui fait évoluer Jaurès, alors que celui qui va, avec lui, fonder en 1905, le parti socialiste, à savoir Jules Guesde, reste persuadé que cette affaire ne concerne pas la classe ouvrière.

Les juifs eux-mêmes, trois ans avant le début du XX° siècle, en 1897, vont se saisir de cette question et vont apporté deux réponses : la première est le sionisme. Elle est exprimée à l’occasion du premier congrès sioniste mondial qui se tient à Zurich. Theodor Herzl prend la tête du mouvement qui n’aura de cesse de voir l’Etat juif devenir une réalité. Au cœur du sionisme, la terre d’Israël, Eretz Israël, prédomine. La même année, à Vilnius, une poignée de jeunes juifs fondent le « Bund ». Ces socialistes, tout en reconnaissant la réalité du peuple juif privilégient l’idée de classe à celle de la terre qui serait un leurre. Le moteur de son action est la lutte de classe qu’il oppose au « nationalisme ».

Cet essai suit les parcours des grandes voix socialistes françaises, de Jean Jaurès à Léon Blum, et de Guy Mollet à François Mitterrand, dernières figures du socialisme du XX° siècle.

Il analyse la lente évolution de chacune de ces personnalités et, pour cela, s’appuie sur une documentation nombreuse.

Du sionisme tranquille de Léon Blum à la lune de miel voulue par Guy Mollet, l’ami inégalé d’Israël, on en arrive à la question palestinienne ouverte par François Mitterrand, vraiou faux ami d’Israël… la question est posée, la réponse n’est pas celle forcément attendue.

Aujourd’hui, le désamour entre l’Etat d’Israël et le socialisme semble s’être installé durablement. Une passion nouvelle, l’antisionisme, considère désormais Israël comme un intrus parmi les nations. Un intrus qu’il faudrait faire disparaître. Cette passion remplace ou se superpose à une autre, plus ancienne, l’antisémitisme, qui elle considère les juifs comme des intrus…  On sait ce qu’il est advenu.

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