Gilles-William Goldnadel. Affaire Halimi: la justice israélienne est saisie

Gilles-William Goldnadel et Francis Szpiner ont pris acte avec consternation de la décision de la Cour de Cassation écartant toute sanction pénale contre le meurtrier de Sarah Halimi, meurtre dont le caractère antisémite a été établi.

Ils vont donc saisir la justice israélienne d’une plainte à l’encontre de Kobili Traoré, au nom d’Esther Lekover, soeur de la victime, citoyenne et résidente israélienne, en vertu de la loi pénale de ce pays qui dispose que la loi israélienne s’applique en cas d’atteinte à la vie d’un juif commise à l’étranger ( Articles 13 et 14 LP d’Israel ).

Maîtres Goldnadel et Szpiner déplorent d’être contraints de diligenter cette procédure, mais ils ne sauraient accepter un déni de justice qui heurte la raison et l’équité bien au-delà de la communauté juive de France.

#JewishLivesMatter

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15 Comments

  1. C est la convention europeenne d extradition signee par la France en 1957 et par Israel en 1967 qui s applique.Si la France se reconnait “Etat requis” elle doit livrer Traore a l Etat d Israel qui devra alors recommencer une procedure judiciaire complete,avec le concours des services francais concernes.

  2. Je suis écœuré de ce verdict qui a pour moi est la capitulation de la république ainsi que sa lâcheté face à cette vermine islamiste dont le seul traitement est l élimination radicale.

  3. Et qui a supprime la peine de de mort en 1981 ? La gauche caviar ou la droite choucroute ? Demandez a Badinter,il en connait un rayon sur la question.

  4. Y a-t-il une chance que cette procédure aboutisse et que le meurtrier soit livré à la Justice israélienne pour être jugé ? Je n’y crois pas du tout!

  5. Un traite est un traite,et en France,il est superieur a la loi (article 55 de la Constitution de 1958) sauf preuve de non reciprocite ce qui exclut la regle “pacta sunt servanda”.

  6. Sur le plan purement judiciaire cette plainte en Israël n’a aucun sens.
    Il s’agit d’un crime commis en France par un citoyen français contre une citoyenne française. Aucun des deux n’est israélien.
    En AUCUN cas la France ne reconnaitra à un autre pays un droit quelconque de s’immiscer dans cette affaire.
    D’ailleurs il y a fort à parier qu’Israël, pour ces raisons, classerait une telle plainte sans suite.

    L’unique finalité ici est d’utiliser le judiciaire comme caisse de résonance médiatique pour continuer à faire parler de cette affaire, cette fois au niveau international.
    C’est peut-être de bonne guerre. Mais n’espérons aucun conséquence pratique.

    • La sœur israélienne de Sarah Halimi peut demander des comptes à l’assassin français de sa sœur française. Il y a une convention entre la France et Israël. Sinon deux avocats de renom n’auraient pas rédigé l’assignation !

      • Demander des comptes? Tout le monde le peut.
        En recevoir, c’est autre chose. Je ne me fais aucune illusion sur la fin de non-recevoir aussi bien en France qu’en Israël.
        “…rédigé l’assignation”? Laquelle? Contre qui? Qui a rédigé? Personne que je sache pour l’instant.
        Je peux imaginer de nombreuses raisons pour un avocat d’initier une démarche judiciaire ou, au moins, de faire croire qu’il le ferait.
        Attendons voir. Au risque de me répéter sur la plan judiciaire cette affaire est cuite. En revanche, pour en faire parler, pourquoi pas.

        • Qui a rédigé ? Me Goldnadel et Me Szpiner au nom de la sœur israélienne de Sarah Halimi .
          Contre qui ? Contre l’assassin impuni soigné aux frais des contribuables français .
          Cette affaire est cuite ? Peut être mais pas certain ! Qui aurait pu penser que la brute sanguinaire ne serait pas jugée ?
          Et si c’était le moyen de corriger une terrible erreur judiciaire qui brouille le visage de la France ?
          Monsieur je sais tout , il ne faut pas être toujours péremptoire , même à Roanne …

  7. Ne vous battez pas messieurs;vous avez tous les deux raison.
    Mr Mamou insiste pour qu une suite judiciaire ait lieu.
    Mr Genovese pense que c est foutu.
    Les executifs doivent appliquer la convention d extradition pour remettre l affaire sur les rails,sinon comme Mr Genovese l a ecrit ce sera “cuit”.Alor decongelons !

  8. La convention europeenne du 13 decembre 1957,ratifiee par Israel en 1967, est consultable sur Internet.Comme toute convention elle fixe des limites:pas d infraction militaire,politique ou religieuse,peine prevue d un an de prison au moins,mesure de surete superieure a 4 mois.
    Alors courage,rien n est perdu.

  9. GENOVESE, vous n’y connaissez rien… la justice israelienne peut faire une instruction du dossier laissé en friche avec mépris par les juges qui ont du souci à se faire, car si retentissement il y a, ce sera grace au sérieux de l’enquête qui sera faite et constituera une gifle pour la justice française au nom de la dignité humaine dont elle semble avoir oublié le sens comme aux heures les plus sombres de son histoire.

  10. Mr Kodem je suis d accord avec vous,mais Genovese veut egalement dire que si Macron refuse la position de “l etat requis” en disant par exemple que l affaire a ete jugee,ce sera cuit.Ce qu il faut,c est que le etat israelien dise que Traore n a pas ete juge,ce qui est vrai,et que tout en faisant confiance a la qualite de l instruction (1er degre juge,2eme degre chambre de l instruction) il est indispensable de la completer (ex en cuisinant l exorciste de la mosquee salafiste qui en connait un rayon).Les nouveaux elements legitimeront une procedure complementaire,mais en respectant la procedure francaise,pas en la vilipendant sous de mauvais pretextes.

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