« Nous sommes chez nous. » « Nous tous »

Le président Emmanuel Macron accompagné de son épouse, s’est rendu au 34ème dîner du Crif qui s’est tenu mercredi 20 février au lendemain des manifestations contre la multiplication des actes antisémites.

Emmanuel Macron et Brigitte Macron lors du 34ème dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) à Paris, le 20 février 2019© KCS

Francis Kalifat, le président du conseil représentatif des institutions juives de France en ouverture de soirée s’est adressé dans un discours impressionnant directement au chef de l’Etat « Monsieur le Président, mon propos ce soir sera sombre, plus sombre encore que l’an dernier. »L’antisémitisme se porte de mieux en mieux dans notre pays”, constate le président du Crif, citant la hausse des actes antisémites en France cette année. Selon le ministre de l’Intérieur, 541 actes antisémites ont été recensés en 2018, soit +74% en un an. Les Français de confession juive représentent moins de 1 % de la population globale du pays et concentrent 50 % des actes racistes commis.
Le temps est donc venu des actes, tranchants. »

Le président, Emmanuel Macron a rappelé qu’à nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France”, et a cité Sarah Halimi, Ilan Halimi et les victimes de l’attentat de l’Hyper Casher 2015, tués parce que Juifs.

« L’antisémitisme, ce n’est pas le problème des juifs. C’est le problème de la République »
La honte doit changer de camp », a ajouté le chef de l’État, « Nous sommes chez nous. Nous tous. »

Emmanuel Macron a promis des mesures fortes et sévères pour être dissuasives parmi lesquelles une nouvelle définition de l’antisémitisme, qui intègre l’antisionisme.

• Une proposition de loi pour lutter contre la haine sur internet en mai.

• La dissolution de trois associations d’extrême droite, dont le Bastion social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18.

• La mise en place d’un audit sur la déscolarisation des enfants juifs.

Sur proposition du Crif le chef de l’État a exprimé son désaccord créer une loi pour pénaliser l’antisionisme, proposée par Francis Kalifat.

L’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme”, déclare Emmanuel Macron. “C’est pourquoi je confirme que la France mettra en oeuvre la définition de l’Alliance internationale de la mémoire de la Shoah” (IHRA).
« Nous ne gagnerons pas ce combat en un jour, mais nous ne nous habituerons jamais. Nous tiendrons et à la fin nous gagnerons. »

Un sursaut républicain attendu depuis longtemps.

Une étape importante a été franchie ce soir.

Sylvie Bensaid

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3 Comments

  1. Emmanuel Macron tourne autour du pot. Pas un mot sur le nouvel anti-sémitisme. Ne pas oser dire ce que l’on voit c’est encore une fuite. Il lui faudrait lire Tribune juive et les textes percutants de ceux qui ont expliqué pourquoi “pas en notre nom”.

  2. Ne pas oser dire ce que l’on voit c’est précisément ce qui caractérise le monde politique européen et occidental. C’est la pathologie mentale collective de nos sociétés.

  3. Mascarade ,dans un pays qui va a la dérive.Sur le court terme,l immigration choisie par la France sera associée aux français de “souche” pour peser sur le résultat des élections.Ce qui veut dire,moins de “compassion” pour les Juifs ,et encore plus d hostilité contre l état Juif!

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