Brussels Jewish International Film Festival

Notre invitation au voyage,  pour cette dix-septième édition du Festival d’IMAJ, le Brussels Jewish International Films Festival, célèbre les liens d’amour entre les êtres, sous toutes leurs formes.

httpv://youtu.be/rV7Yq7KaSwY

Comme dans les Enfers, la soif d’amour peut être telle que personne ni rien ne puisse la combler,  l’amour-passion, l’amour-affection, l’amour-tendresse que nous recherchons dans nos vies de couple, de famille, notre entourage amical, voire parfois professionnel.

La folie, sœur jumelle de l’amour ? Ou maladie de l’amour quand celui-ci vient à être bafoué ?

affiche

Les films présentés interpellent  tous cette quête, être aimé sans être écrasé, être aimé dignement, être aimé absolument, être aimé à la folie.

Les relations d’amour et de rejet entre parents et enfants sont le thème de trois films Baba Joon, Magic Men et Orange People. Si dans les deux premiers ce sont les relations père-fils qui priment, dans le troisième ce sont les femmes qui sont à l’honneur. Conflits générationnels, conflits de culture et de valeurs. Dans les trois films,  les réalisateurs ont opté pour le retour à l’harmonie.

Hors de l’enceinte familiale, il y a également les relations amicales comme dans Bulgarian Rhapsody ou Dough ou des personnes d’origines différentes valoriseront contre toute attente, l’amitié, et non leurs divergences ethniques et religieuses. Dans Bulgarian Rhapsody, dont l’histoire se déroule avant guerre, des adolescents vont se lier et vivre, malgré le nazisme montant, des moments de sincère amitié, ce qui n’empêchera pas, malheureusement, le destin de s’accomplir.  Avec Dough, un vieux Juif prendra enfin du plaisir à la vie grâce à un jeune Musulman.

Cette même folie artistique se laisse entrevoir dans la relation Chagall-Malevitch, et leur rencontre réelle à Vitebsk : amour de l’art, amour de soi,  amour de la révolution, et plus particulièrement l’amour de Marc Chagall pour Bella.

Les documentaires présentés sont aussi des esquisses d’amour, la pensée de Levinas  décrite dans le Dieu Absent qui érigeait la relation à l’Autre dans une relation de respect absolu et plus pragmatiquement, Do you believe in Love ? ou comment une marieuse handicapée continue malgré son handicap à marier des personnes elles-mêmes en position de fragilité physique.

Albert Cohen, qui a tant célébré l’Amour dans Belle du Seigneur, écrivait qu’il fallait  s’y lancer avec folie.  Nous retrouvons cette vision qu’il aurait sans doute approuvée dans Yona, superbe film sur Yona Wollach, poétesse qui a tout tenté jusqu’à la folie à une époque où sa façon de vivre était peu orthodoxe pour la société israélienne.

Dans son dernier film, Amos Gitaï, tente d’appréhender l’amour et désamour  d’un peuple vis-à-vis de ses dirigeants. Le dernier jour d’Yisthak Rabin retrace la fragilité des tentatives de paix, celle des vies humaines, la folie qui s’empare des hommes à certains moments de leur histoire.

Le grand débat, événement phare du Festival, réunira Luc Dardenne, Charlie Dupont, Ariel Wizman, Mylène Botbol-Baum et Yoram Ron. Parlons d’amour, de cinéma, de Levinas, écoutons-les parler  d’amour, de cinéma, de Levinas.

Et notre reconnaissance, une autre forme d’amour, un hommage  à Chantal Akerman avec un film brésilien où elle est interviewée telle qu’elle était, simple et compliquée.

Les plus  du festival : un atelier de cinéma mené par Sylvain Biegeleisen,  où tout un chacun témoignera en apprenti cinéaste de son histoire d’amour. Ce court-métrage sera présenté à l’ouverture du festival.

Une lecture théâtrale menée par les deux étoiles du monde artistique belge, Charlie Dupont et Laurent Capelutto  Pour en finir avec la question juive de Jean-Claude Grumberg.

La programmation du festival inclut des films internationaux, des fictions, avant-premières ou films inédits, des documentaires, courts métrages, le prix du jury Georges Schnek, le prix BeTV,  la présence de réalisateurs… Et de la participation  active du public.

Depuis ses débuts, le festival « Brussels Jewish International Film Festival » met un point d’honneur à programmer des œuvres d’exception qui ont été récompensées dans de très grands festivals, mais aussi à faire connaître le travail de réalisateurs encore inconnus du public, malgré la qualité de leurs œuvres.

http://www.bjiff.be/editorial/#more-376

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