Decaux accuse la Mairie de Nanterre, JDate relaie : A tort!

Ça ressemble à ce que nous avons l’habitude de voir fleurir dans les média au détriment d’Israël : une désinformation pure et dure.

Mais c’est en fait encore plus grave et beaucoup plus insultant. C’est une tentative de se défausser sur une autre entité en comptant sur le fait que personne ne va chercher à savoir ce qui s’est passé exactement. C’est énoncer sans ressentir la moindre honte un énorme mensonge qui met en cause l’attitude de la Mairie de Nanterre, en déchaînant la colère de toute la communauté juive, pour ne pas avoir à assumer ses propres choix.

Mairie de Nanterre
Mairie de Nanterre

Car en fait que s’est-il passé? La société Decaux a retiré de la ville de Nanterre une campagne d’affichage commandée et payée par JDate, et a motivé ce retrait par une demande de la mairie. Voici les termes exacts employés dans le courrier reçu par JDate : “Ainsi, dans ce contexte très troublé, la Ville de Nanterre a demandé le désaffichage de cette campagne, ce qui confirme malheureusement notre analyse“.
Nous avons réagi trop vite en relayant cette information avant qu’elle ne soit vérifiée. Mais nous avons voulu avoir la position de la mairie de Nanterre, qui a répondu à nos mails (pas difficile de les joindre, mais alors pas du tout). L’intégralité du mail de Decaux nous a été transmis et certains termes en étaient plus que bizarres :
” Le groupe JCDecaux a une responsabilité particulière en tant qu’afficheur sur le domaine public : il se doit notamment, comme cela lui est imposé par l’ensemble de ses contrats avec les collectivités locales (villes, départements, régions), de ne pas diffuser de message susceptible de donner lieu à controverse. A défaut, la collectivité peut demander le désaffichage immédiat d’une campagne.
Pour prévenir ce type de situation, le groupe a mis en place il y a maintenant plusieurs années un Comité spécifique, le Comité Déontologie Affichage (CDA), qui réunit les représentants des principaux métiers de l’entreprise. Ce Comité est chargé de valider tous les visuels susceptibles de faire polémique et, éventuellement, de faire l’objet d’une demande de désaffichage.
Le visuel concerné a certes été une première fois validé et affiché. Toutefois, la nouvelle vague se situe dans un contexte totalement différent, du fait de l’intense médiatisation des actes de l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, des actions en justice en cours s’appuyant à la fois sur des menaces de troubles à l’ordre public et sur des atteintes à la dignité humaine, éléments qui ont été pris en compte par le Conseil d’Etat dans deux récentes décisions en référé.
Ainsi, dans ce contexte très troublé, la Ville de Nanterre a demandé le désaffichage de cette campagne, ce qui confirme malheureusement notre analyse.
Il est important toutefois de noter que cette décision prise par JCDecaux ne doit pas être interprétée comme un acte de défiance vis-à-vis de la communauté juive, alors que le visuel concerné s’adresse directement et explicitement à cette communauté. Il s’agit simplement pour notre média de ne pas alimenter, même involontairement, des positions extrêmes alors même que les pouvoirs publics font preuve de la plus grande vigilance et appellent à la retenue.
Toute autre interprétation serait erronée, et ne reflèterait pas la position du groupe JCDecaux, fortement soucieux de respecter les lois et les personnes.”
Panneau Decaux à Tel-Aviv
Panneau Decaux à Tel-Aviv

Un contact suivi a été maintenu avec la mairie, qui soutenait n’avoir aucune responsabilité dans cette affaire lamentable, et dès mercredi matin, on nous a transmis le démenti de Decaux :
” La campagne JDate a été affichée le mercredi 8 janvier.
Le lundi matin 13 janvier,  j’ai été saisi par les équipes terrain de vandalisme sur nos mobiliers urbains (tags de croix gammées, glaces cassées).
Dans le contexte actuel très particulier et afin d’éviter  une propagation  de ce type d’acte, j’ai pris la décision de faire partiellement  (18 affiches sur 100) désafficher la campagne avec 2 jours d’avance. Contrairement à ce qui a été indiqué dans notre mail du 15 janvier, la ville de Nanterre a simplement été informée de cette décision.
Il s’agit d’une stricte décision d’exploitation et en aucun cas d’un positionnement  de notre société.”
La seule conclusion que l’on peut tirer est que la société Decaux accorde beaucoup plus de poids à la sauvegarde de son matériel qu’à l’intégrité morale de ses positions.
Sans doute la direction a-t-elle aussi pensé aux nombreux contrats avec les villes israéliennes dont elle gère les panneaux publics, et qui pourraient ne pas apprécier cette position lamentable : il n’y a pas eu de violence, et c’est purement économique et stratégique.
Nous n’adopterons pas la position exécrable des media quand ils diffusent des informations fausses à propos d’Israël, et nous présentons nos excuses à la Mairie de Nanterre pour le préjudice qu’elle a pu subir suite à notre première publication, en même temps que nos remerciements pour la qualité du contact que nous avons pu entretenir avec elle.
Au vu de ce contact, il est d’ailleurs difficile de comprendre pourquoi Jdate n’a pas commencé par là : demander des explications à la mairie.
Il est vrai que nous, tous les média communautaires, lui avons fourni un magnifique support publicitaire, gratuit.
Line Tubiana
 

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