Trump, animal politique, par Eber Haddad

En France, mais aux États-Unis aussi dans la presse traditionnelle, le journalisme « masturbatoire » et incantatoire se fait plaisir comme il peut. Au lieu de rendre-compte de la réalité et de l’actualité, ce qu’il y a de plus élémentaire dans leur profession, les journalistes en inventent une et usent de tous les artifices pour nous la faire avaler. En plus de faire de mauvais pronostics à répétition, ils nous servent de la propagande qu’ils font passer pour de l’info !

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Ayant accès aux chaînes françaises j’ai pu entendre toutes les monstruosités proférées à longueur de journée contre le Président Trump. Comme les Français ne votent pas aux États-Unis, je me demande quelle utilité cela a-t-il. En plus, il y a une ignorance crasse de ce pays et, par-dessus tout, une méconnaissance absolue de la Constitution et des traditions politiques. C’est toujours vu avec un prisme déformant français qui ne fait que comparer deux systèmes totalement différents. Les États-Unis sont une fédération ou le pouvoir est partagé entre les cinquante états et le gouvernement fédéral, ce dernier lui-même divisé entre trois branches, exécutive, législative et judiciaire, bien distinctes et où la règle d’or est le « Check and Balance », c’est à dire qu’à chaque pouvoir correspond un contrepouvoir, alors que la France est une république, jacobine, centralisée avec des pouvoirs qui sont très liés les uns aux autres. La Constitution américaine, un chef-d’œuvre d’équilibre, la plus ancienne Constitution encore en vigueur, s’est ingéniée à diviser les pouvoirs pour qu’aucune dictature ne puisse s’instaurer. Tout à été calculé pour.

En conclusion, la vague bleue est une vaguelette et l’impopularité de Trump une exagération médiatique:

– En 105 ans c’est la 5ème fois seulement que le parti du Président en exercice gagne des sièges au Sénat dans des élections intermédiaires ou « midterm ».

– En gardant le Sénat et en s’y renforçant, non seulement aucune législation ne peut se faire sans son approbation mais le Président peut maintenant nommer tous les juges qu’il veut sans le moindre risque de les voir être rejetés.

– Toute velléité d’impeachment est à présent impossible à réaliser. Pour aboutir cette procédure a besoin du vote des 2/3 du Sénat. Good luck…

– Tous les candidats soutenus par Trump ou qui se sont prévalus de lui ont gagné. Tous sans exception.

– Tous les candidats soutenus par Obama, mari et femme, ont perdu. Tous sans exception.

– Tous les candidats arrosés généreusement par les Bloomberg, Soros et compagnie, ainsi que ceux soutenus par Oprah Winfrey, Taylor Swift, Rihanna, Diddi Sean Combs et autres célébrités ont perdu. Tous sans exception.

Le Trump des deux prochaines années sera très différent de celui des deux années précédentes. Il a assis son pouvoir et va se montrer magnanime avec l’opposition même si celle-ci veut sa peau. Les Démocrates sont piégés par leur victoire qui les oblige à jouer un rôle positif et avoir des chances d’être réélus ou de s’attaquer au Président ad-nauseam et être sûrs de rester encore longtemps dans l’opposition. Leurs choix est entre « legislate or investigate ». Dès ce matin Trump félicitait les Démocrates et leur tendait la main. Il s’est même permis de faire campagne pour présider la Chambre pour Nancy Pelosi, son ennemie acharnée qui, comme Trump a changé de ton.

Ce Président est un « animal politique » et le sous-estimer est un mauvais calcul.

Eber Haddad

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Publié dans international
5 commentaires pour “Trump, animal politique, par Eber Haddad
  1. Passepartout dit :

    Balivernes. L’habileté politique de Trump pourrait lui permettre de limiter les dégâts; mais rien ne changera les vérités de base.

    Trump a aujourd’hui moins de pouvoirs que lundi 5 novembre vu qu’il a perdu la majorité à la chambre.

    Cette dernière peut à la fois mener des investigations et légiferer; quitte à provoquer des blocages législatifs avec le sénat et le Président, les accusant des conséquences.

    Trump a conservé le pouvoir en relations extérieurs, mais non dans la direction des affaires intérieurs.

    Et l’Amérique est plus divisée que jamais. Il ne s’agit plus désormais de discordes idéologique ou politiques mais de cassures identitaires.

    La démocratie est inadaptée à ce genre de situation; elle pourrait en pâtir gravement.

  2. Jean-Victor dit :

    Magnifique titre ; en effet : Trump, la politique comme une bête… :-))

  3. Rose Seidman dit :

    Je pense que les medias francais devraient s’occuper de parler des problemes auxquels la France doit faire face et laisser les Americains resourdre leurs problèmes. Nous ne sommes ni naifs (comme les Européens veulent penser) ni idéologues – nous savons construire et progresser

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