Mon Tel Aviv a moi, par André Simon Mamou

Tel Aviv quand le soir tombe : les bars accueillent les jeunes, chaises, tables, tréteaux, tabourets, tout est occupé et la bière à la pression se débite en pintes de 50 cl.

Sur Dizengoff, une dizaine de bars de part et d’autre de l’avenue : grands écrans et derniers tubes des DJ. Rires, cris, refrains, on se connaît ou on va se connaître, une belle ambiance de gaieté et d’insouciance. C’est beau Tel Aviv la nuit.

Les restaurants de Tel Aviv : il y en a un tous les cent mètres. Non, un peu exagéré ! Ceux qui sont connus et appréciés affichent complet à tous les services et les réservations se font souvent une semaine à l’avance. La mode est aux restaurants de chefs, ceux qui passent à la télévision, et qui ouvrent des restos de fast-food foot revisité : burgers-frites ou falafels et shawarma servis sur du carton et qu’on mange avec ses doigts graisseux. Très bon, pas cher, sympa.

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Pour ne pas vous infliger un article de critique gastronomique, je vais simplement vous indiquer les trois adresses des restaurants que je fréquente et dont j’ai fait mes cantines. Il y a d’abord rue Shlomo Amelekh, angle George Amelekh, un resto magique : Hakosem (magicien en hébreu) : le patron, intello juif, est un malade de l’hygiène et avec son équipe d’arabes israéliens, il fait continuellement nettoyer et astiquer chaque pouce de son établissement. Avant midi, il faut faire la queue pour commander falafels, salades, bricks à l’œuf. Qualité parfaite, prix raisonnables, c’est très bon. Pas exactement conseillé pour un régime mais who cares?

A Tel Aviv, c’est la cuisine italienne qui a pris le dessus sur la cuisine française ou les sushi bars. Partout, on vous proposera pâtes et pizza déclinées de la plus simple que je recommande à la plus chargée que je désapprouve. Deux restos Ha Pizza, rue Bograshov et Shine, rue Frishman angle Shlomo Amelekh qui appartiennent à un ancien pizzaiolo, m’accueillent très souvent : terrasses, chaises et tables dépareillées, décor destroy, des serveuses inexpérimentées mais attendrissantes. Je commande une salade et une demi pizza tomate, mozzarella et champignons. C’est très suffisant et très bon . Mon conseil a toujours été de ne manger que des demi-pizza qui enchantent plutôt que de s’étouffer avec la fin d’une pizza refroidie et caoutchouteuse.

Dizengoff, angle Ben Gourion, une institution «Goocha», restaurant de poissons, de moules, de pâtes, de viandes…tout est parfait. Inutile de réserver, on ne prendra pas votre réservation et on vous demandera d’attendre votre tour sur le trottoir avec un verre de thé glacé qu’on vous offrira. Prix moins élevés que dans bien d’autres restaurants à la mode, satisfaction garantie.

Je vous avais annoncé trois adresses. Ma bonté d’âme me pousse à révéler une quatrième : «Cassis» qui est un établissement de bord de mer sur Guivat Aliya Beach. Après Yaffo, avant Bat Yam. La mer est devant vous à 20 mètres, étincelante mais souvent violente car il n’y a pas de digues pour briser les vagues, la plage est presque déserte sauf quelques amoureux de l’endroit et des jeunes enfants imprudents.
Commandez des salades, des ceviches, des artichauts frits, des assiettes de petits rougets, c’est si bon que c’est presqu’un péché! Grands parasols, brise marine, pas de cohue, vos voisins ne s’interpellent pas, vous êtes bien et vous voudriez rester davantage.
Moi, je reviendrai souvent.

André Simon Mamou

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Publié dans gastronomie

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