
Bibi Netanyahou et Donald Trump – deux chefs d’État – avaient besoin l’un de l’autre pour servir leurs propres intérêts.
L’Israélien Netanyahou est tributaire des États-Unis. Ces derniers forment, au besoin, une sorte de bouclier contre les initiatives malveillantes de l’ONU et des pays occidentaux, devenus selon lui les vassaux des nations arabes. En outre, les États-Unis sont depuis toujours les fournisseurs historiques les plus actifs d’armements militaires de pointe.
De son côté, Trump cherchait un pont vers les Juifs des États-Unis et du monde entier afin d’accéder au pouvoir et d’obtenir du crédit auprès de l’électeur américain. Cela s’inscrivait d’autant plus dans un contexte où l’ère de l’ancien président, Joe Biden, s’annonçait chaotique, disparate et impuissante. Une même décadence et une vassalisation similaire envers les pays du pétrodollar pointaient leur nez, menant lentement mais sûrement des projets visant à substituer les démocraties par des théocraties islamistes.
Les proxys iraniens, dont le Hamas, le Jihad islamique, le Hezbollah et les Houthis, évoquaient en quelque sorte un manteau perclus d’un essaim de frelons qu’il fallait secouer sans tarder. En cela, Netanyahou a fini par prouver ses capacités. Ce dernier, ayant fait preuve durant quelques décennies d’une nonchalance et d’une désinvolture propres à la gauche, avait laissé ces bubons terroristes enfler au point d’exploser le 7 octobre 2023. Cette catastrophe a été la cause principale de son revirement vers la droite et la droite radicale.
Dès lors, le constat est sans appel : le monde arabe semble guidé par la volonté de faire disparaître le petit État juif, activement soutenu par les mollahs criminels d’Iran qui ne cachent nullement leur projet. Peu importe l’angle d’analyse, tous convergent vers l’anéantissement d’Israël, un dessein validé par l’ensemble des pays d’Europe et de l’Occident, hormis le très hésitant habitant de la Maison-Blanche.
Nous face à face un président américain désireux de se débarrasser de ces frelons néfastes sans verser le sang de ses soldats, et un Premier ministre israélien qui a besoin d’une quantité massive d’armes pour traiter la menace. En conclusion, il s’agit d’un marché : l’un fournit les armes, l’autre apporte ses soldats et son ingéniosité.
Dans cette joint-venture, les deux sont gagnants. Éliminer ces nids de terroristes qui menacent l’Occident autant qu’Israël était une nécessité absolue, même si tout peut s’arrêter lorsque leurs intérêts respectifs finissent par se heurter. C’est précisément à ce moment-là que reviennent en coup de vent les exigences arabes.

Donald Trump a besoin des capitaux qataris et saoudiens pour équilibrer son économie. Il se laisse ainsi influencer par une diplomatie ambiguë, qui abandonne le dirigeant israélien à mi-chemin. Cette position s’avère même contradictoire, puisque ce partenaire qatari a réussi, en parallèle, à altérer le tissu social de la population américaine. Nous observons avec une profonde anxiété le revirement des préférences politiques américaines, y compris au sein de la communauté juive, qui a d’ailleurs voté pour un gouverneur musulman et antisémite à la tête de la capitale économique américaine, New York.
Jamais nous n’avions vu autant de drapeaux palestiniens dans les allées des grandes capitales européennes et américaines qu’en ces dernières années. Jamais non plus nous n’avions observé un réveil aussi brutal de l’antisémitisme qu’en ces derniers temps. Le David d’hier est devenu le Goliath d’aujourd’hui.
Par un sinistre coup de baguette magique, la Shoah d’hier s’est transformée en une accusation de génocide contre les populations arabo-musulmanes au sein d’Israël et de ses environs.
Tout est faux, tout est maquillé, tout est bon pour placer le Juif israélien au centre d’une violente scène de lapidation médiatique et politique.
À l’heure actuelle, les tractations vont bon train. Donald Trump aurait apparemment concocté un accord avec l’Iran qui nous contraint à découvrir une facette inédite du dirigeant américain. Les dessins satiriques le dépeignent déjà ployant le genou devant le chef des mollahs iraniens pour lui baiser la main.
Ces dernières semaines ont été marquées par un jeu de cache-cache permanent entre le président américain et les diplomates iraniens — un va-et-vient incessant dont bien peu d’éléments filtrent. Les rares informations qui s’en échappent, si elles s’avèrent véridiques, s’annoncent des plus déplorables. Toutefois, la prudence nous impose de ne guère spéculer et d’attendre patiemment la publication du texte officiel pour en analyser les points cardinaux, que Trump s’obstine à ne pas révéler.
Face à cela, Benjamin Netanyahou a fermement assuré qu’il ne dévierait jamais de sa ligne de conduite principale : la défense indéfectible des citoyens d’Israël, quelle que soit leur confession religieuse. Il maintient une position intransigeante quant à l’obligation de désarmer et de neutraliser définitivement le Hamas et le Hezbollah.
La sagesse et la prudence sont indéniablement nécessaires pour éviter des faux jugements. Demain viendra tôt ou tard…
© Thérèse Zrihen-Dvir

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