Le Choix de Ben Gvir. Par Jacques Tarnero

‌Ben Gvir dessert la cause qu’il croit défendre. Alors que dans tout le monde juif on déplore que la cause d’Israël ne soit pas mieux défendue et que la fameuse hasbara soit inexistante, voilà que c’est depuis Israël, de la part de ses plus ardents défenseurs, que sont produits des messages, des discours, des images qui desservent Israël.

Sauf à vouloir concurrencer les Palestiniens dans l’ignominie, à fonctionner dans le même registre de représentation, ce que produit Ben Gvir c’est aggraver la répulsion d’Israël. Tous les signes qu’il produit sont à usage interne destiné à la partie de son électorat de beaufs israéliens: grossièreté, vulgarité, laideur etc. Ce choix est d’une stupidité sans égal car il se retourne contre son objectif affiché. Cette attitude procède d’une arrogance aussi aveugle que débile. Ne pas le comprendre est lamentable. C’est un non sens politique.

La haine d’Israël relève d’un pathologie que l’Occident ne veut pas comprendre tant la couardise généralisée de l’Europe en particulier, permet d’avoir bonne conscience à moindre frais. C’est une autre évidence. L’héroïsation de la cause palestinienne est une imposture intellectuelle qui ne veut pas prendre en compte la vraie nature de l’islam. Bien sur que les slogans « From the river to the sea, Palestine Will be free” expriment des projets génocidaires, et qu’on ne les combat pas avec des roses et des bonbons. Les débiles manipulés de la flottille, sont autant de petits soldats agitant leurs neurones déficitaires. On sait tout cela.

Les universités en France sont devenues des nids pour le fanatisme anti juif. Mais je ne pense pas que ne plus réfléchir à l’image qu’Israël donne d’elle même au profit de “on vous emmerde et on s’en fout”, soit la réponse adéquate. Israël mérite mieux. Le livre d’Elie Barnavi, par son seul titre, « dictionnaire amoureux d’Israël”, ou celui de Georges Bensoussan sur l’histoire du sionisme sont des arguments, des armes intellectuelles bien plus fortes que les gâteaux ornés de noeuds coulants.

Je ne fais pas la fine bouche, je ne suis pas une chochotte outragée, je n’ai pas les oreilles trop délicates, mais je sais pour en avoir été le témoin et acteur en Algérie en 1962 que la surenchère opposée ne sert qu’à se faire haïr, à se faire plaisir et n’annonce rien de bon. Je n’entre pas dans les détails, je ne pratique pas l’insulte en guise d’argument, je cherche juste à faire entendre raison si c’est encore possible.

© Jacques Tarnero

Suivez-nous et partagez

RSS
Twitter
Visit Us
Follow Me

10 Comments

  1. « ce que produit Ben Gvir c’est aggraver la répulsion d’Israël. »

    Ça me rappelle cette femme qui se baladait en minijupe et qui a par là aggravé son cas face à un misogyne qui l’a traité de sale pute.

    Vous êtes en train de faire passer un homme qui a traité comme il se devait des gens soutenant les pires ennemis des Juifs depuis le nazisme, des gens qui soutiennent une entité ayant massacré des Juifs dans des conditions tellement atroce que même l’esprit humain ne peut se l’imaginer, pour responsable d’une soi-disant aggravation de l’image d’Israël dans le monde.

    Et par là, vous vous préoccupez de ce que pense des anti-Israéliens, qui, quoi qu’Israël fasse, auront une mauvaise image d’Israël et ne sont sont jamais gêné pour le montrer, sans honte ni remord.

    Même si c’est vous qui aviez été à la place de Gvir, il aurait trouvé le moyen de critiquer vos agissement.

    Vous vous préoccupez de ce que peuvent penser ces gens après les agissements de Gvir.

    Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de ce que pense ces abrutis ?

  2. « Sauf à vouloir concurrencer les Palestiniens dans l’ignominie »
    Il en est loin et même très loin, vous ne croyez pas ?
    « Ben Gvir dessert la cause qu’il croit défendre.  »
    C’est peut-être vrai et cela s’explique non pas par ce qu’il a fait mais par l’incroyable lâcheté et la dhimmitude de certains dirigeants européens, qu’il a sous-estimée.

  3. Quelqu’un pourrait-il dire ce que sont devenus les bateaux de la flottille. Ont-ils été coulés, confisqués ou sont-ils repartis avec leur équipage réduit? Aucun média ne le dit et les journalistes ne font pads leur métier d’information. S’ils sont confisqués et vendus aux enchères, j’aimerais le savoir.

  4. Le livre d’Elie Barnavi, « Dictionnaire amoureux d’Israël » est celui qui en France dégaine aussi vite que son ombre sur les Juifs religieux. Il est un bel exemple du Juif qui a honte de soi.

  5. Ben Gvir n’est pas un écrivain intellectuel ce n’est ni Barnavi, ni Bensoussan; comparaison n’est pas raison, c’est un homme politique israélien, élu démocratiquement et en lequel se reconnait une partie de l’électorat israélien, point final!

  6. Jacques Tarnero dont toute la vie démontre qu’il ne peut être suspecté de la moindre trace de ce que d’aucuns appellent avec complaisance une haine de soi, se montre simplement à la hauteur de la spiritualité juive et de l’intérêt réel d’Israel. La question terrible qui vient ensuite : y-aurait-il un intérêt pour Ben Gvir et ses alliés de faire le jeu des ennemis du peuple juif ? Qu’en est-il aujourd’hui de la classe politique qui dirige Israël? Pour qui au juste travaille-t-elle ? Car il est impossible de croire que ce déferlement de vulgarité et de bassesse ait été produite au hasard.

  7. Le fait que Ben Gvir soit allé haranguer tous ces salopards de la flottille ,amène plus de commentaires haineux contre Israël,que le massacre de 40000 Iraniens par leur gouvernement,chercher l’erreur !!!!

  8. De toutes façon nous ne pourrons jamais être plus bas dans l’estime des médias et des dirigeants bien-pensants. Ce qu’a fait Ben Gvir n’a strictement aucune influence sur les gens qui nous condamnent systématiquement.

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*