De Ben Gvir à Auschwitz : la « pensée » réduite au slogan. Par Sarah Cattan

L’outrance n’est plus un dérapage :
elle est devenue le langage ordinaire d’une partie du débat public

Deux phrases. Deux naufrages intellectuels.
Une « militante » évoque « Auschwitz » en quittant une flottille médiatique. Bella Hadid explique quant à elle que Itamar Ben Gvir serait « l’être le plus répugnant de la planète ». Rien que ça.
Notre époque souffre d’une pathologie précise : l’inflation morale permanente. Tout y devient nazi, génocidaire, monstrueux, absolu. L’outrance n’est plus un dérapage : elle est devenue le langage ordinaire d’une partie du débat public.

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1 Comment

  1. Oui la pensee actuelle se reduit a des slogans , puisque l echange d idées contradictoires n existe presque plus et que beaucoup , au contraire sont  » choqués » de lire des messages contrariant leurs certitudes .
    Le coeur de la vision juive est l echange et la discussion ouverte , notre epoque semble se fermer a cette exigence de confrontation des idées , et je continue a remercier TJ et Sarah pour avoir le simple courage de diffuser des textes qui deplaisent , ou pourraient deplaire .
    Il ne faut pas craindre la contradiction , il faut presque , plutot la chercher car chaque vision comporte une parcelle de veritė .
    Depuis toujours je lutte pour mon peuple et mon pays , mais je n exclue pas que celui d en face puisse , quelque part , disposer d une veritė qui m echappe .

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