Présent à l’audience aux côtés des autres parties civiles, le BNVCA a assisté, ce mardi, à une audience principalement consacrée à une demande de renvoi formulée par la défense.
L’audience s’est ouverte peu avant 14 heures sous la présidence du tribunal. Étaient notamment présents, pour les parties civiles, des représentants du BNVCA, de la LICRA, de l’OJE, de l’OJF, d’Avocats sans Frontières ainsi que les conseils de plusieurs parties civiles.
Dès l’ouverture des débats, l’avocat de Rima Hassan, Maître Brengarth, a sollicité le renvoi du procès. Il a fait valoir que plusieurs jeux de conclusions avaient été communiqués tardivement, estimant que ces délais ne permettaient pas à la défense de préparer utilement sa plaidoirie.
Le président a ensuite rappelé l’identité de la prévenue ainsi que les faits poursuivis, avant que les différentes parties soient invitées à présenter leurs observations sur cette demande de renvoi.
Pour le BNVCA, Corine Sarfati a rappelé que les principales conclusions étaient connues depuis plusieurs mois, certaines ayant été déposées dès le mois d’avril.
La LICRA a notamment insisté sur les conséquences qu’un nouveau report pourrait avoir sur le maintien de la sérénité des débats, compte tenu des rassemblements organisés aux abords du tribunal.
Pour l’UEJF, Maître Veil a contesté le bien-fondé de la demande de renvoi, tandis que, pour l’OJF, Maître Julien Bensimon a rappelé les dispositions légales permettant la recevabilité de conclusions déposées tardivement.
L’avocat de Mme Benayoun a, pour sa part, estimé que cette demande relevait d’une stratégie procédurale destinée à désorganiser les parties civiles.
Le ministère public s’est également opposé au renvoi, considérant que les conclusions litigieuses demeuraient recevables malgré leur communication tardive.
Après une suspension d’audience destinée au délibéré, le tribunal a finalement fait droit à la demande de la défense.
L’affaire a été renvoyée au 19 octobre 2026. Le débat sur le fond des poursuites n’a donc pas encore eu lieu.
© Serge Lellouche pour le BNVCA

L’association C.H.A.R contre la haine l’antisémitisme on était présents aussi
Or, notre association n’est pas mentionnée dans votre communiqué, alors que vous citez les autres parties civiles.
C’est juste le principe et je trouve ça inccorect dans le sens où tout le monde savait que Brigitte était à l’audience.
Bonjour. Vous avez raison d’être en colère. Mais au vu des liens étroits et anciens que j »ai avec C.H.A.R., vu que vous avez ici une Rubrique « à vous », vous auriez pu me contacter en direct. Je vous aurais dit que je travaille -imparfaitement depuis ma chambre d’hôpital, j’aurais corrigé de suite. Entre C.H.A.R. et Moi, il y a au-delà du respect, de l’admiration, une amitié à vie. Sarah Cattan