Lorsque le sens vacille. Par Sarah Cattan

Le Sergent Idan Fox. Sa mère

Il existe des mots pour presque tout. Orphelin. Veuf. Veuve. La langue classe, nomme, organise. Elle donne forme au réel, elle le rend supportable.

Mais face au parent qui enterre son enfant, elle s’arrête.

Ce silence, loin d’être un oubli, est une limite: il dit qu’il existe des réalités que rien ne peut contenir,
des douleurs que même les mots refusent de légitimer.

Ces vivants, ces mères, ne demandent pas justice. Elles demandent l’impossible.

Après cela, le monde devrait s’arrêter. Il ne s’arrête pas.

Sarah Cattan


Idan n’a pas eu le temps de recevoir son diplôme d’études secondaires

Suivez-nous et partagez

RSS
Twitter
Visit Us
Follow Me

3 Comments

  1. Comment rester insensible à la photo de ce beau garçon souriant, comment ne pas pleurer avec sa maman? Il n’a pas eu le temps de vivre. Que sa mémoire comme celle de tous ces jeunes héros d’Israël soit benie.

  2. En tant que nouvel arrivant en Israel, je vois le courage et la dignité des parents de soldats tués , des gamins a peine elevés qui disparaissent et laissent des familles detruites a jamais , mais souvent des parents qui:restent debout , et des meres , des meres si admirables que les mots me manquent .

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*