Pour Pierre et Flavia Mouawad

À mon ami libanais qui m’a envoyé leur photo et m’a demandé si je condamnerais enfin Israël – parce qu’ils ont été tués dans une frappe aérienne qui visait un agent du Hezbollah.
D’abord, nous commençons là où nous devons.
Que leur mémoire soit une bénédiction.
Que Dieu console leur famille et tous ceux qui les ont aimés.
Pierre et Flavia Mouawad n’étaient pas destinés à mourir de cette façon.
Ils étaient alignés sur une vision politique qui s’opposait au Hezbollah – une vision pour un Liban différent : pacifique, souverain et civilisé.
Et pourtant, ils sont devenus victimes de lâcheté et de complicité.
Tant que les décisions politiques du Liban resteront façonnées par ceux qui apaisent le soi-disant « axe de résistance », le pays est condamné aux cycles de guerre. Et en guerre, c’est toujours les innocents qui paient le prix.
Pierre et Flavia auraient pu être mes parents.
Leur voisin, qui a aussi été tué, aurait pu être quelqu’un de mon enfance – de notre immeuble à Chtaura pendant les guerres que j’ai traversées. Cela aurait pu être un de nos voisins arméniens de Burj Hammoud, un membre d’une famille arménienne d’Alep, ou une famille chiite de Mashgara.
La mort ne demande pas qui tu es avant de te prendre.
Et je sais ceci : la plupart des gens avec qui j’ai grandi – à travers les sectes et les communautés – ne voulaient pas du Hezbollah. Mais les fusées ne font pas de distinction entre ceux qui soutiennent et ceux qui ne le font pas. Et au Liban, nous n’avions pas d’abris où courir. Nous n’avions pas de leadership qui nous protégeaient.
Rien n’a changé.
Oui, certaines choses sont hors de notre contrôle. Et quand on place la confiance en Dieu, on doit accepter que tout n’est pas entre les mains des humains.
Mais tout n’est pas destin.
Le Liban a une agence. Ses gens ont une agence. Et il est temps d’affronter cette vérité.
Le Hezbollah n’a pas émergé dans le vide. Son soutien s’est accru parmi les communautés abandonnées par des décennies de corruption, de négligence et d’échec de la gouvernance. Dans ce vide, l’idéologie a pris racine – se nourrissant du désespoir, l’exploitant et le transformant en loyauté.
Ce n’était pas inévitable.
Les gouvernements libanais successifs l’ont permis – par faiblesse, complicité ou peur. En ne parvenant pas à construire un État fonctionnel, ils ont créé les conditions dans lesquelles les milices pouvaient remplacer les institutions, et l’idéologie pourrait remplacer la responsabilité.
Tant que cette réalité persiste, des tragédies comme celle-ci ne seront pas les dernières.
Le chagrin ne doit pas être armé. Pas contre Israël, et pas sélectivement contre le Hezbollah tout en évitant une responsabilité plus profonde.
La question n’est pas seulement qui a tiré la grève.
La question est : qui a créé la réalité dans laquelle une telle grève devient inévitable ?
Israël a été entraîné dans cette guerre après des provocations répétées – après l’échec de la diplomatie, après l’épuisement de la retenue.
La question la plus difficile est celle du Liban :
Quand diras-tu ça suffit ?
Quand allez-vous vous tenir ensemble – et récupérer votre pays de ceux qui l’ont transformé en champ de bataille ?
Pierre et Flavia méritent plus que nos larmes.
Ils méritent un avenir dans lequel aucun autre couple libanais ne partage son destin.
Que leur mémoire ne soit pas seulement une bénédiction—
mais un tournant.
#lebanon #Israel #IranWar #لبنان
© Rawan Osman
Syrian-born, German Activist
Visiting Research & Diplomacy Fellow Jerusalem Center for Public Affairs

La terrible fatalitė des innocents tués a cause des monstres sanguinaires nous saute aux yeux et au coeur .mais Tsahal fait le maximum pour limiter ces drames et l immense responsabilitė des laches dirigeants libanais est plus que jamais engagėe .
Honte aux dirigeants indignes qui ne font rien pour proteger leurs concitoyens .
Madame,
tout d’abord je veux vous dire la très grande admiration que je vous porte.
Votre article m’inspire une réflexion.
Le gouvernement libanais, les libanais, la France et tous les pacifistes sans cervelle refusent d’affronter le Hezbollah, espérant, révant, fantasmant une « solution pacifique ». Mis la vérité est qu’il n’y a pas et il n’y aura jamais de solution pacifique avec le Hezbollah !
Croire ou faire croire que « la diplomatie » règlera quelque chose est au mieux un aveuglement, au pire une lâcheté et une traitrise.
Le Hezbollah ne partira jamais pacifiquement.
Il faut le dire clairement : le hezbollah ne sera plus quand il aura été écrasé DANS LE SANG.
Et les libanais ne se libèreront qu’en acceptant de verser une part du leur.
Comme Israel le fait en perdant chaque jour de jeune soldat pour la défense son territoire et de son existence.