Ce soir Je veux revivre la légende… Je veux être au côtés de Moïse… Par Thérèse Zrihen-Dvir

Rembrandt

Je veux oublier ce monde pourri qui a tourné le dos à toutes ses valeurs, à son passé, à sa poésie, son art, ses chants, sa foi, sa beauté pour se vautrer dans le purin de sa bassesse. Je veux retourner vers ces héros qui ont défié tous les éléments pour préserver ce côté Divin qui nous habite.

Il y a quelques jours une de mes amies, musulmane pourtant, m’a exhortée à ne pas abandonner l’écriture… Je répète ses mots qui m’ont émue :

Bonsoir chère amie,

J’ai lu ton mail, c’est touchant et profond à la fois. J’ai senti que tes paroles provenaient de ton cœur et que tu étais dépitée de voir tant de sottises humaines. Chose que je partage entièrement.

Ce sur quoi je ne suis pas d’accord, c’est que tu arrêtes d’écrire. La production littéraire est un  exutoire qui permet à l’écrivain de garder un équilibre entre sa réalité et ses aspirations (qui peuvent être difficiles à atteindre). 

Je n’arrive pas à croire que toute cette mascarade soit menée au nom de la religion. Il y’a des intérêts économiques à sauvegarder dans la région. L’argent rend les gens fous, capables de commettre les pires atrocités. Les gens pieux qui connaissent Dieu, ne bafouent pas ses règles et entachent son nom avec le sang des innocents.

Bref, il faut que tu continues d’écrire car le monde a besoin de voix authentiques comme la tienne qui nous rappelle à l’ordre quand tout semble terminé et perdu.

Ton amie.

Puis j’ai entendu sur Instagram ce monologue d’un israélien qui refuse de glisser dans le désespoir, dans la douleur de voir ses enfants, ses neveux, ses cousins, les enfants de ses voisins, de ses amis, se perdre dans le nuage opaque de la guerre, sur le sol fangeux du Liban pour écarter le mal, sur les dunes de sable de Gaza, pour détruire toute cette infrastructure du désastre, du crime, de la perversion, de la folie… Et ces hordes de fous qui réclament FREE PALESTINE… c’est a mourir de rire ou d’idiotie. Qu’est-ce que la Palestine, où est-elle exactement ? A-t-elle jamais existé ? Mais peu importe, il fait agrémenter son quotidien pour le rendre plus intéressant, même au prix d’un suicide avéré.

Il y a ceux qui se croient trop intelligents ou trop malins et veulent engendrer le mal, pour trancher la monotonie de leurs jours. Et il y a ceux qui haïssent l’humain et cherchent, que dis-je, luttent pour le mener vers sa destruction.

Il y a ceux comme moi, qui aiment toute la création de DIEU… depuis le petit cailloux sur lequel je bute, le chat qui miaule pour attirer mon attention et lui proposer mon sandwich, l’oiseau qui vient se poser sur les branches de mon citronnier à la recherche du pollen de ses fleurs, et lorsque tout semble vain, ma course sous le hululement des sirènes vers l’abri… Là où mes efforts et mon amour ne suffisent plus… ne me laissant d’autre alternative que de prier, là où je me replie, ignorant hardiment cet écran de télévision qui projette – Live – les colonnes de fumée, là où la bombe est tombée.

Des morts ? des blessés ? des horrifiés ? des curieux ou des blasés ?

Cette colonne m’en rappelle une autre, celle de feu que le Tout-Puissant a placé devant les chars de Ramsès afin de cerner leur avance vers les fuyards hébreux d’Égypte. C’est bien là où je souhaite être… Observer Moïse et cette troupe de fuyards coincés entre les chars de Ramsès et la mer… Et contrairement aux sceptiques, garder ma confiance que même la mer, se divisera pour les aider à fuir, à regagner leur liberté, leur effigie humaine.

Fuir… fuir et toujours fuir… le mal, la malveillance, l’antipathie, la haine… le balluchon collé au dos… depuis l’éternité.

Le juif d’hier et celui d’aujourd’hui, continue de fuir… la sortie d’Égypte est vécue éternellement, comme chaque année, chaque nuit du Seder, lorsque l’enfant demande à son père : Pourquoi devons-nous manger des herbes amères ?

Hier, c’était le fanion égyptien, plus tard, une liste interminable d’empires s’est déversée sur ce lopin de terre de Canaan – terre promise à notre ancêtre commun Abraham !

Aujourd’hui… les juifs continuent à fuir…

Et Moïse debout sur le flanc du Mont Sinaï tenant dans ses bras les Dix commandements gravés sur des tables de pierre, les observe en se demandant s’il les a réellement libérés.

Que voulaient ces hébreux hormis leur liberté… leur indépendance… leur droit de vivre.

Il fallait passer le message, le message du Créateur : Aime ton prochain, ne tue pas, ne vole pas, ne ment pas, n’envie pas, respecte…

Le message n’est certainement pas passé puisque les lois offertes à l’humanité ont été ignorées au lieu d’être sanctifiées… et le mal continu de rogner les flancs de l’homme contre son frère… le mal vocifère sa haine contre toute la création.

Et moi, je me tiens aux côtés de Moïse et je pleure comme il a dû pleurer pour toute l’humanité…

© Thérèse Zrihen-Dvir

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14 Comments

  1. votre message est magnifique
    je veux être à vos côtés
    rendre grâce à notre moise
    notre moshe rabenou
    en ce soir de pessah

  2. Je rejoins votre amie musulmane : continuez à écrire, à distribuer les petits joyaux dans Tribune juive. Je vous admire comme j’admire le peuple juif , comme j’admire et j’aime Israël. Que le Tout Puissant vous protège. Permettez-moi de vous souhaiter de bonnes fêtes de Pessah.

  3. « Je veux oublier ce monde pourri qui a tourné le dos à toutes ses valeurs, à son passé, à sa poésie, son art, ses chants, sa foi, sa beauté pour se vautrer dans le purin de sa bassesse. Je veux retourner vers ces héros qui ont défié tous les éléments pour préserver ce côté Divin qui nous habite. »

    Vous idéalisez un passé qui, en réalité, était d’une violence sociale extrême.
    Au XIXe siècle en France comme ailleurs en Europe, la misère était structurelle avec des famines, de la mortalité massive, des conditions de travail inhumaines.

    La plupart des gens ne vivaient ni dans la poésie ni dans la contemplation du “divin”, mais dans la lutte quotidienne pour survivre.

    Ce monde que vous regrettez n’était pas un âge d’or, mais un monde où l’immense majorité n’avait même pas le luxe de penser à l’art ou à la beauté.

    Critiquer le présent est légitime. Mais reconstruire un passé imaginaire ne permet pas de mieux comprendre le réel.

    A++

  4. Suite de mon commentaire :

    Et c’est en réalité presque l’inverse aujourd’hui.

    Jamais autant de gens n’ont eu accès à l’art, à la musique, à la poésie, aux œuvres du passé comme du présent. Ce qui était autrefois réservé à une élite — faute de temps, d’argent ou d’éducation — est désormais largement partagé.

    La majorité des individus n’est plus enfermée dans une lutte permanente pour survivre. Cela libère du temps, de l’attention, une disponibilité intérieure pour s’intéresser à autre chose que la nécessité immédiate : lire, écouter, créer, contempler.

    Quant à la foi, elle n’a pas disparu.

    Dire que le monde aurait tourné le dos à toute beauté ou toute élévation, c’est ignorer à quel point elles sont aujourd’hui accessibles, diffusées, et vécues par un nombre bien plus grand de personnes qu’autrefois.

    Et, contrairement à ce que l’on entend souvent, jamais les individus ne se sont autant préoccupés des autres qu’aujourd’hui.

    La solidarité ne se limite plus au cercle proche — famille, village, paroisse — comme c’était majoritairement le cas autrefois. Elle s’est élargie. Aujourd’hui, on se sent concerné par des inconnus, parfois à l’autre bout du monde.

    Les actions humanitaires, les dons, le bénévolat, les mobilisations pour des causes sociales ou sanitaires n’ont jamais été aussi répandus. Des millions de personnes s’engagent, donnent de leur temps, de leur argent, de leur énergie.

    Là où, dans le passé, la misère pouvait être perçue comme une fatalité locale, elle est aujourd’hui reconnue comme un problème collectif. Il existe une conscience morale beaucoup plus large, plus diffuse, plus exigeante aussi.

    Cela ne veut pas dire que tout est parfait — loin de là — mais l’idée que les hommes auraient perdu le sens du prochain est difficile à soutenir quand on regarde l’ampleur des élans de solidarité contemporains.

    • La misère, le malheur ont toujours existé et existeront toujours… vous oubliez que je me réfère aux temps contemporains, lorsque la famille – le noyau familial n’est plus, lorsque les musés d’art sont aspergés par ceux qui se croient tout permis… que l’homme perd son identité, sa nation, sa couleur, sa foi… c’est de cette époque, la nôtre à laquelle je me réfère. Que lui trouverez-vous de bon à notre époque ? la ruée vers le vide ? la ruée vers l’absurde ou vers la robotisation ? Enfin cher ami, je regrette Zola, Chateaubriand, Rembrandt, Hugo, et tant d’autres… Je veux de la poésie… oui cette poésie que les jeunes dénigrent… Je veux ce romantisme, cette nature exubérante, ces forêts, ces chutes d’eau fraîche au lieu de ces prétendues eaux minérales qu’on nous vend à gogo… ces fruits génétiquement transformés et tant d’autres heurts et malheurs. Oui le progrès a aussi un ventre mou qui nous mène beaucoup plus loin qu’il ne faut. Hag Sameach

      • Madame,

        Vous faites, au fond, une forme de démoralisation plus qu’une analyse.

        La poésie ?

        Jamais il n’y a eu autant de groupes, de blogs, de sites consacrés à la poésie — et autant de poètes. Je sais de quoi je parle.

        Jamais il ne s’est publié autant de livres de poésie qu’aujourd’hui.

        Jamais il n’y a eu autant d’ateliers de poésie pour les jeunes qu’aujourd’hui.
        Dans les écoles, les médiathèques, les associations, partout, on propose d’écrire, de dire, de partager.

        Ce que vous décrivez comme une disparition est en réalité une diffusion beaucoup plus large.

        En réalité, c’est même mesurable : les ventes de poésie ont fortement augmenté ces dernières années.
        Par exemple, elles ont bondi de +22 % en 2023 dans les librairies indépendantes .

        On est aujourd’hui autour de 1,5 à 1,6 millions de livres de poésie vendus par an en France, avec une dynamique portée notamment par les jeunes générations et les réseaux sociaux.

        Autrement dit : non seulement la poésie existe encore, mais elle trouve de nouveaux lecteurs et se renouvelle.

        En France, tous les élèves scolarisés étudient la poésie, sans exception. Elle est transmise, lue, apprise.

        Alors de quoi parlez-vous exactement ? Car jamais autant de gens ne se sont intéressé à la poésie qu’aujourd’hui.

        Si la poésie vous semble manquer, rien ne vous empêche d’en faire exister : écrivez, dites, partagez — dans la rue s’il le faut.

        Je l’ai déjà fait.

        La poésie n’a absolument pas disparu.

        Aussi, allez dans une cité : vous serez étonnée du nombre de jeunes qui écrivent des textes — souvent très poétiques — pour faire du rap.

        Là aussi, la poésie existe, elle circule, elle se transforme.

        Vous ne vous rendez plus compte de la chance que vous avez de vivre à notre époque, aussi imparfaite soit-elle.

        Quelqu’un né vers 1860 a pu connaître trois guerres majeures, dont deux mondiales — avec une violence et une instabilité que nous avons du mal à imaginer aujourd’hui.

        Notre époque a ses défauts, évidents. Mais elle offre aussi une sécurité, une stabilité et des possibilités de vie que la plupart des générations passées n’ont jamais connues.

        Vous parlez de la cellule familiale…

        Mais des dizaines et dizaines de millions de familles en Europe, aux XIXe et XXe siècles, ont été anéanties par les guerres.

        Des pères morts, des fils disparus, des générations brisées.

        Très poétique, en effet.

        Vous n’avez pas idée de la chance que vous avez de vivre à notre époque, madame.

        Vous oubliez la souffrance massive des gens du passé. La vie était d’une dureté extrême, y compris au sein des familles.

        Les enfants travaillaient, souvent très jeunes, sans droits, sans protection, parfois sans même être payés.

        Très belle “cellule familiale”, en effet…

        Dans quel monde vivez-vous, madame ?

        • Apparemment pas dans votre pays Cher Carras… Je vis là où l’antisémitisme se transforme en glaive… là où la radicalisation s’étend à l’infinie et n’a absolument aucune idée de ce qu’est la poésie, le romantisme…nos voisins d’Europe ont cessé d’enfanter… les parades des homos grossissent avec chaque jour qui passe, les églises sont désertées et vite remplacées par des mosquées… où voyez-vous le romantisme dans des prières de rues… enfin… n’en jetez plus, je suis sur une autre planète.

          • Madame,

            Vous avancez des affirmations très générales…

            « Nos voisins d’Europe ont cessé d’enfanter » : c’est faux.
            La natalité a baissé, oui — comme dans toutes les sociétés développées — mais les Européens continuent évidemment d’avoir des enfants. Des millions de naissances ont lieu chaque année en Europe. On parle d’une baisse relative, pas d’une disparition.

            « Les églises sont remplacées par des mosquées » : là encore, c’est une simplification. Certaines églises sont moins fréquentées, c’est vrai, mais elles ne “disparaissent” pas pour être remplacées mécaniquement. Les réalités religieuses sont beaucoup plus complexes et varient énormément selon les pays.

            « Les parades homosexuelles grossissent » : cela ne dit rien sur la “fin d’une civilisation”. Cela montre simplement qu’une partie de la population s’exprime davantage qu’avant. On peut être d’accord ou non, mais ce n’est pas un indicateur de décadence globale.

            « Il n’y a plus de poésie ni de romantisme » : c’est tout simplement faux. Jamais autant de gens n’ont écrit, publié, chanté, créé — y compris chez les jeunes. Vous ne regardez simplement pas aux bons endroits.

            Sur l’antisémitisme et la radicalisation : ce sont des sujets graves, réels, qui doivent être combattus sans faiblesse. Mais les transformer en preuve que “tout est perdu” relève d’une généralisation excessive qui empêche justement d’agir efficacement.

            Vous ne décrivez pas le réel : vous le simplifiez jusqu’à le rendre méconnaissable.

            Le monde n’est pas parfait — mais il n’est pas non plus ce tableau apocalyptique que vous peignez.

          • Et ce n’est certainement pas en expliquant aux gens que le monde est “pourri” et qu’il s’est “vautré dans le purin de sa bassesse” que vous allez leur donner envie de vivre, d’aimer — ou de faire des enfants.

            Ce type de discours produit exactement l’inverse car il décourage, il ferme, il assombrit.

            Je suppose que vous vivez en Israël — j’y ai vécu également. Le fait que ce pays soit confronté à des fanatiques antijuifs criminels est une réalité grave, que personne ne nie.

            Mais cela ne vous permet pas d’en conclure que la totalité du monde est “pourrie”.

            Ce monde, c’est aussi moi.

            En généralisant ainsi, vous finissez par englober tout le monde dans une condamnation globale — y compris ceux qui ne correspondent absolument pas à ce que vous décrivez.

            Le réel est plus complexe, plus nuancé — et surtout, il mérite mieux que d’être réduit à une vision aussi radicale.

      • Aussi Madame vous parlez de la famille, d’un noyau familial… « ..je me réfère aux temps contemporains, lorsque la famille – le noyau familial n’est plus »

        Si l’on regarde du côté de la criminalité au sein des familles, il ne fait aucun doute que c’était bien pire avant.

        Les violences domestiques, les abus sur les enfants, l’exploitation des plus jeunes étaient courants, souvent invisibles parce que considérés comme “normaux” à l’époque.

        La brutalité quotidienne faisait partie de la vie familiale, et personne n’y voyait forcément de problème.

        Il y a une raison historique pour laquelle beaucoup de jeunes ont fui leur famille.

        Dans un passé pas si lointain en France, la dureté de la vie familiale n’était pas seulement économique, elle était aussi physique et morale.

        Les enfants pouvaient subir des violences corporelles ou psychologiques, et vivre dans un cadre où l’autorité parentale était souvent absolue et rarement encadrée par la loi.

        Les jeunes qui cherchaient autonomie, liberté ou simplement un refuge face à ces conditions n’avaient parfois d’autre choix que de quitter le foyer.

        Cette fuite, loin d’être un caprice, était souvent un moyen de survivre, de se protéger et de trouver un espace pour se développer en dehors d’un cadre familial oppressant.

        Au XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ, la violence familiale, l’exploitation et les abus envers les enfants n’étaient pas reconnus ni légalement condamnés comme tels, parce que la société n’avait pas encore élaboré de protections juridiques pour les mineurs.

        Le travail des enfants dont je parle dans mon autre commentaire, était extrêmement répandu dans les usines, les champs ou les ateliers, souvent dès six ou sept ans, avec des journées longues et pénibles et des salaires très faibles, parfois inférieurs à 20 % de celui d’un adulte — ce que nous considérons aujourd’hui comme de l’exploitation.

        Parallèlement, la violence domestique restait largement “privée” et tolérée, la justice n’intervenant pas systématiquement dans les foyers, et ce qui était alors considéré comme discipline familiale incluait des coups et sévices qui seraient aujourd’hui qualifiés d’abus.

        En outre, les premiers médecins à documenter la maltraitance des enfants au sens moderne n’ont commencé à le faire qu’au XXᵉ siècle, car le concept lui‑même n’existait pas auparavant.

        Autrement dit, ce qui aujourd’hui est défini et poursuivi comme violence familiale ou protection de l’enfance n’était à l’époque ni défini, ni protégé, et des violences graves pouvaient rester invisibles ou socialement acceptées.

        De même, de nombreuses femmes ont choisi de quitter leur famille — et ce, pour de très bonnes raisons.

        Dans le passé, la vie domestique pouvait être extrêmement dure avec violences physiques ou psychologiques, pression sociale et morale écrasante, absence de droits réels au sein du foyer.

        Les mariages forcés, l’autorité absolue du père ou du mari, et le contrôle total sur leurs choix de vie rendaient parfois la maison un lieu oppressant, voire dangereux.

        Quitter le foyer n’était pas un acte de rébellion gratuite, mais souvent une question de survie, de liberté et d’émancipation.

        Ces femmes cherchaient à construire leur propre existence, à se protéger des abus, et à accéder à des espaces où elles pouvaient enfin décider pour elles-mêmes.

        Il y a même eu la création de refuges pour femmes victimes de violences.

        Le mouvement des refuges et des abris pour femmes battues, qui s’est largement développé à partir des années 1970 en Europe et en Amérique du Nord, n’aurait pas eu de raison d’être si les femmes ne quittaient jamais leur foyer pour échapper à des violences.

        Ces refuges ont été créés pour offrir un lieu de sécurité à des femmes et à leurs enfants forcés de fuir leur domicile pour survivre.

        Donc, votre « noyau familial » pouvait être extrêmement oppressant pour toute personne aimant la liberté.

        Beaucoup de jeunes, parfois très jeunes, quittaient leur foyer pour échapper à ce cadre étouffant et se retrouvaient vagabonds, cherchant un refuge, un espace pour respirer et se construire.

        Ce n’est pas une légende ou une exagération et les recherches historiques et sociologiques le confirment.

        Les violences domestiques, l’autorité absolue des parents, le travail forcé des enfants et le contrôle strict sur leur vie étaient fréquents, et quitter la maison devenait parfois la seule solution pour survivre, se protéger et trouver un peu de liberté.

        A++

  5. Et je terminerai avec ça, mais vu que vous avez bien écrit que ce monde était pourri… Ça m’a fait du mal Madame.

    Vous avez écrit : « Je veux ce romantisme, cette nature exubérante, ces forêts, ces chutes d’eau fraîche au lieu de ces prétendues eaux minérales qu’on nous vend à gogo.. »

    En fait, jamais autant de gens n’ont investi la nature qu’aujourd’hui.

    Dans plusieurs pays européens, une très grande majorité de la population passe régulièrement du temps à l’extérieur dans des espaces verts, des forêts ou près des eaux naturelles.

    Plus de 60 % des personnes ont déclaré visiter des espaces naturels au moins une fois par semaine en été 2024, principalement pour marcher, respirer de l’air frais, faire de l’exercice ou simplement se détendre loin des villes.

    Ce mouvement n’est pas marginal avec des millions de nuitées de vacances sont dédiées à des séjours en pleine nature — en forêt, à la mer ou dans d’autres paysages naturels — ce qui montre que ce n’est pas seulement un passe‑temps ponctuel, mais une aspiration réelle à se retirer des villes pour se reconnecter avec les grands espaces.

    Partout en Europe et ailleurs, la randonnée, la marche en forêt, l’écotourisme, les parcs nationaux et les activités de plein air attirent un public de plus en plus large, souvent jeune et urbain, qui ne se contente plus de rester enfermé mais cherche activement à vivre la nature, à la contempler et à s’y ressourcer.

    Vous croyez, madame, que dans le temps les gens avaient le temps de faire ça ? De se ressourcer, de contempler la nature, de profiter de la vie comme ont le fait maintenant en Occident ?

    Vous pensez que parce qu’ils vivaient davantage au contact de la nature, la vie était meilleure ?

    Pour beaucoup, ils n’avaient même pas la conscience de ce que cela signifiait que de se ressourcer.

    Le paysan qui travaillait durement pouvait avoir un temps de pause, certes… Et regarder le beau paysage, méditer un peu, le corps fracassé par le dur labeur.

    Il ne vivait pas un romantisme face à la nature exubérante dont vous parlez…

    Sincèrement, madame, votre article m’a fait du mal.

  6. Carras de Canaan, vous auriez dû écrire un livre au lieu d’écrire des commentaires à n’en plus finir… Vous vivez dans une bulle qui vous convient. Désolée d’apprendre que vous vous êtes senti mal après la lecture de mon article. Je vous conseille sincèrement d’aller voir ailleurs au lieu de vous escrimer à décortiquer mes phrases et ou expressions et surtout de les tordre. Je ne vais sûrement pas vous raconter ma vie en ligne… Vous êtes un convaincu, soit ! Je le suis aussi dans mes opinions.

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