
Peu importent les déclarations de Donald Trump en ligne ou dans ses nombreux tweets sur « ses négociations avec les Mollahs d’Iran », panachées de ses vains ultimatums, Israël ne pourra jamais reculer de sa trajectoire. Son existence en dépend.
Les Mollahs iraniens ont prouvé à maintes reprises leur manque de fiabilité et leur fourberie. En outre, ils ont investi toute leur fortune dans le projet nucléaire et balistique qui doit leur permettre de combattre les USA, Israël et tous les occidentaux. Ce projet ne sera jamais abandonné, et hypothétiquement maintenu actif sous couvert.
Et comme le comportement illicite iranien antérieur nous permet d’entrevoir ou de spéculer sur un avenir de son nucléaire, tout recul dans l’alternative de le réduire à néant, serait mortel en premier lieu pour Israël, mais aussi pour le monde occidental entier. Cette issue échappe malheureusement aux occidentaux, soit par lassitude, négligence ou complaisance, comme dans tant d’autres domaines qui aujourd’hui mènent l’Occident à sa perte.
La devise « donner du temps au temps » est majoritairement amortie… On espère et spécule sur « un régime qui forcément est voué à l’effondrement – les iraniens pourraient se révolter, même si jusque-là toute tentative dans cette direction, a été magistralement étouffée. Les restrictions se dissoudront pour permettre aux Mollahs de restaurer leur arsenal et ressusciter leurs proxys – tant d’autres issues ou pansements – espoirs et illusions !!!
Nous vivons dans un monde dangereux, peu fiable et peu rassurant.
Pour Israël, le temps lui fait défaut. L’expression « It is now or never – Lui sied admirablement. Il s’est battu sur sept fronts, il a réussi à restreindre les effets collatéraux d’une scission maladive interne, et la chute préméditée par ses ennemis pour être à nouveau, harponné par les pacificateurs occidentaux qui l’ont contraint à rechuter dans le giron des Mollahs iraniens. Trump, ses menaces et ses ultimatums ont ressuscité le Hamas et réduit à néant les projets d’une bande de Gaza démilitarisée et d’un Hamas anéanti.
Que faire ? Israël tout seul contre le géant iranien… ou disparaître ? Pas beaucoup de choix n’est-ce pas ?
Que Trump soit l’allié indéfectible d’Israël… il ne le sera plus lorsque les enjeux vont contre les USA et leur économie… contre sa carrière politique…contre la gauche pacifiste et suicidaire… et contre ses riches alliés arabes.
Que reste à Israël, sinon son ingéniosité, les bras solides de ses soldats et ses civils qui font la navette entre l’abri et les sirènes… et vivent perpétuellement sous la menace de mort – de la terreur – des roquettes – une panoplie si variée à en perdre la tête.
Vous souvenez-vous de la Seconde Guerre mondiale ? Face au refus du Japon de se rendre sans conditions et à la résistance acharnée (notamment après la bataille d’Okinawa), les États-Unis cherchaient à abréger la guerre et à éviter une invasion terrestre coûteuse en vies humaines.
Face au manque d’alternative, l’Amérique a été contrainte à larguer une bombe atomique :
Le 6 août 1945, les USA ont largué la première bombe atomique (« Little Boy ») sur Hiroshima, tuant instantanément environ 75 000 à 100 000 personnes, détruisant la ville et accélérant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce bombardement, suivi de celui de Nagasaki le 9 août, a forcé la capitulation japonaise le 2 septembre 1945, mettant fin au conflit du Pacifique.
Si les USA décident de rouler à ventre ouvert vers un compromis qui ne résout pas le danger existentiel d’Israël, le petit État juif se verra contraint de faire usage d’une arme qu’il hésite à envisager…
Que choisira-t-il ? La mort ou la bombe ?
© Thérèse Zrihen-Dvir

Je partage vos interrogations et les angoisses face à la stratégie peu claire – pour rester poli – de Donald Trump vis-à-vis de l’Iran. J’espère me tromper, mais je ne crois pas qu’il ira jusqu’au bout. Et oui, Israël restera seul, une fois de plus. Seul, il se battra pour son existence. Il n’y pas d’autre choix. Am Israel hai.