
⛵️Tribune matinale : Je suis obligé de vous partager ce témoignage vivant de Rosy Chicha Chouai, israélienne francophone :
« Nous, les dommages collatéraux dans la famille, on connaît bien. Même très bien, malheureusement !
Ma sœur a perdu son gendre, Ouriel Cohen, à Gaza, et ses petites filles de 2 ans et 6 mois se sont retrouvées orphelines. Dommage collatéral…
Une semaine plus tard, le frère de ma nièce, devenue veuve à 32 ans, perdait à son tour son beau-frère, Efraim Ikhman, le frère de sa femme. Dommage collatéral…
Il y a un an, le fils de ma sœur, Eyal, a été blessé à Gaza. Aujourd’hui encore, ce géant de 21 ans ne peut pas rester debout plus de dix minutes. Dommage collatéral…
Il y a cinq mois, mon fils, Neria, a été gravement blessé à la frontière nord. Dommage collatéral…
Combien de « dommages collatéraux » avons-nous subis sans que personne n’en parle, ou alors parce que tout le monde a déjà oublié ? Petit rappel, malheureusement non exhaustif : Saadya Deraï, Roni Gazinat, Hillel Ovadia, Jordan Benshemoun, et tellement d’autres…
Nos enfants se sont levés le 7 octobre et sont allés se battre. Oui, des civils ont été tués à Gaza. Mais je n’ai jamais entendu un seul otage raconter : « Ce Gazaoui a été bon avec moi, ce garde m’a donné un morceau de pain en plus… » Jamais.
Et, comme à Sodome, j’en arrive à me demander : y avait-il seulement dix justes ? Dans les images du 7 octobre, on voit, à visage découvert, des foules acclamer l’arrivée d’otages israéliens, tandis que des centaines de personnes avaient été kidnappées, violées, torturées ou tuées.
Et malgré cela, des soldats israéliens sont morts dans des opérations où Tsahal a choisi de ne pas bombarder certaines maisons piégées afin de limiter autant que possible les victimes civiles. Voilà aussi une réalité dont il faut parler.
Que l’Europe applaudisse pendant 24 minutes deux cinéastes qui se prennent pour Spielberg ne me surprend même plus. L’Europe est tellement enfoncée dans ses contradictions qu’elle ne les voit même plus.
Mais que certains, ici, se permettent d’accuser nos enfants d’avoir commis des « bavures », cela m’écœure au plus haut point.
Ce film peut provoquer des dégâts considérables sur l’image d’Israël dans le monde, comme l’affaire de Sde Teiman a elle aussi profondément marqué le débat international.
Dans une période pareille, nous devons nous serrer les coudes et défendre nos soldats, tout en exigeant que les faits soient établis avec rigueur, plutôt que de chercher constamment l’approbation d’un monde dont une partie nous condamnera quoi que nous fassions. »
💵 Cours de change :
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📕 La pensée du jour / Sivan Rahav-Meir
« Ne laisse pas la personne que tu es aujourd’hui empêcher celle que tu pourrais devenir. »
C’est la phrase que nous a enseignée la psychologue Dr Miriam Avnery-Cohen, au début du cours hebdomadaire de la communauté « Mithadshot ».
Puis elle a demandé à chacune d’entre nous d’imaginer une meilleure version d’elle-même. Si nous mettons régulièrement à jour les versions de nos applications, pourquoi ne pas faire de même avec nous-mêmes ?
Mais pour cela, expliquait-elle, il faut sortir de sa zone de confort, abandonner ce sentiment familier de maîtrise et de contrôle. Certes, changer n’est pas agréable. Cela nous oblige d’abord à quitter notre zone de confort pour entrer dans la zone de peur, dans une situation d’incertitude. Mais c’est seulement ainsi que l’on finit par atteindre la zone de croissance. C’est seulement ainsi que l’on avance.
Nous sommes en plein cœur des Dix Jours de Téchouva, ces jours consacrés à la réparation, au changement et à l’amélioration de soi.
Vous êtes invités à relire cette phrase :
« Ne laisse pas la personne que tu es aujourd’hui empêcher celle que tu pourrais devenir. »
Pour commencer à la mettre en pratique, il faut s’arrêter un instant et réfléchir : qui sommes-nous aujourd’hui, et qui voulons-nous vraiment devenir ?

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