Dans la famille nous n’étions pas très versés dans les grandes déclarations pour la fête des mères ou pour la fête des pères. Nous avions le bonheur absolu de vivre dans le même immeuble que mes parents, pendant de très longues années.
De cette façon, nous pouvions souhaiter chaque jour un bon lundi 22 Mai, un bon mardi 23 Mai, puis un mercredi 24 Mai, et comme ça toute l’année, bisous compris ![]()
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Mais depuis l’alyah nous habitons seulement dans la même ville. Et mon père Z »L n’est plus là. Aussi, ces moments de tendresse sont devenus plus rares.
Et surtout mon pere manque énormément.
Il y a évidemment ce manque physique permanent. La présence, les échanges de regards, les Valeurs absolument extraordinaires qu’il défendait coûte que coûte. J’aurais pu imaginer qu’il ait cotoyé de très près Martin Luther King pour son pacifisme et son antiracisme très intransigeant ( Quelle fierté!).
Musicalement, ses choix étaient aussi tellement purs, très exigeants. La musique classique, d’abord. Puis, à cette époque bénie des années 50/60, le Jazz New Orléans, entre Louis Armstrong et Ella Fitzgerald. Et les découvertes très tôt des génies de la musique brésilienne, avec surtout Vinicius de Moraes, Antonio Carlos Jobim, Toquinho. Son dernier très grand coup de coeur fut la musique du Cap Vert de Cesaria Evora.
Il faut reconnaitre que mon père avait une vraie oreille musicale.
Ce père était, pour le fils aimant que j’étais, ( mon frère et ma soeur ne sont pas de reste), admirable ! Son amour des créatures, des femmes et des hommes qui le lui rendaient bien, avait bien droit à un mot d’amour de ma part aujourd’hui.
Merci Papa…
© José Boublil

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