Un entretien avec Amit Assa, ancien haut responsable du Shin Bet, sur Aroutz Tov. Par David Germon

Podcasts

J’ai un très grand point d’interrogation : y a-t-il eu une planification préalable de quelqu’un qui voulait se rebeller ?

Amit Assa, ancien haut responsable du Shin Bet

Dans un entretien particulièrement fort accordé à Aroutz Tov, Amit Assa, ancien haut responsable du Shin Bet, livre une analyse frontale du fonctionnement des institutions israéliennes. Il y décrit ce qu’il considère comme une reprise progressive du pouvoir par le souverain démocratique, critique la politisation supposée de certains centres institutionnels, et s’interroge sur les zones d’ombre qui entourent encore le 7 octobre.

Au fil de l’échange, l’ancien responsable du service de sécurité intérieure israélien aborde la nomination de David Zini, le rôle de Ronen Bar, l’influence de la conseillère juridique du gouvernement, le Mahash, les prochaines élections, ainsi que la question la plus lourde de toutes : comment distinguer, dans la tragédie du 7 octobre, l’erreur professionnelle, l’erreur de jugement et l’hypothèse bien plus grave d’une trahison ?

Le Shin Bet, le pouvoir et la question du « Deep State »

Aroutz Tov : Amit Assa, vous avez occupé de hautes fonctions au Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien. Vous parlez aujourd’hui d’une « réforme du pouvoir ». Que voulez-vous dire exactement ?

Amit Assa : Il faut comprendre ce qui se passe ici. Nous voyons progressivement se défaire ce qui s’est construit depuis 1977 : une emprise sur certains centres de pouvoir de ce que l’on appelle le « Deep State » — c’est-à-dire un pouvoir institutionnel ou administratif perçu comme agissant indépendamment des élus. Autrement dit, les centres de pouvoir reviennent peu à peu vers le peuple.

Que signifie « vers le peuple » ?

Vers le souverain.

Et qui est le souverain ?

Le gouvernement.

Ces dernières années, nous avons eu le sentiment — et selon moi à juste titre — que ce n’était plus réellement le gouvernement qui dirigeait le pays. Ce n’était plus le souverain, mais d’autres forces, situées sous le gouvernement, activées par d’autres personnes.

Aujourd’hui, nous constatons que ces bastions sont progressivement reconquis.

Aroutz Tov : Pouvez-vous donner un exemple concret ?

Amit Assa : Oui. La nomination de David Zini à la tête du Shin Bet en est un.

Les dirigeants du Shin Bet de ces dernières années ont, selon moi, porté une ligne politique très marquée. Nous voyons également certaines de ces personnes quitter le Shin Bet, puis continuer à mener une sorte de guerre politique contre le gouvernement et contre l’orientation de droite du gouvernement.

L’arrivée de David Zini représente donc, à mes yeux, un retour du pouvoir vers le gouvernement et le rétablissement du caractère étatique du Shin Bet.

Il faut bien comprendre une chose : ce n’est pas que le Shin Bet soit devenu de droite.

C’est qu’auparavant il suivait une ligne très clairement orientée à gauche, incarnée notamment par Ronen Bar, ancien directeur du Shin Bet. Désormais, selon moi, il redevient une institution étatique.

La conseillère juridique, Ronen Bar et l’accusation de politisation

Aroutz Tov : Une question revient souvent : comment une conseillère juridique du gouvernement — fonction équivalente à celle de procureure générale et conseillère juridique de l’exécutif israélien — pourrait-elle demander au chef du Shin Bet de collecter des informations, du moins selon certaines allégations, contre des ministres en exercice ?

Le Shin Bet est censé lutter contre la subversion et l’incitation. Voyez-vous, avec l’arrivée de David Zini, un changement de doctrine, de mission ou d’objectifs ?

Amit Assa : Commençons par la première partie. Vous évoquez la relation entre la conseillère juridique du gouvernement et Ronen Bar. Selon ce qui a été rapporté, elle aurait demandé au chef du Shin Bet de mener des actions qui ne seraient pas seulement prétendument politiques, mais, selon certains, clairement dirigées contre le gouvernement, contre le souverain, contre l’autorité responsable du Shin Bet.

Or, le Shin Bet dépend du Premier ministre.

Et dans ce cas, il agirait contre lui.

Il y aurait là une forme de subversion étatique.

On ne peut pas ignorer un tel événement. Ce serait contraire à la loi, et c’est précisément le type de situation que le Shin Bet devrait traiter.

Nous observons aussi ce qui se passe aujourd’hui au sein de certains mécanismes d’enquête interne : on demande aux enquêteurs d’enquêter sur eux-mêmes. On exige quelque chose qui est pratiquement impossible.

Si la conseillère juridique suit une ligne politique très précise, et si Ronen Bar suit lui aussi une ligne politique, alors il y a ici, selon moi, une tentative de coup de force, une tentative de rébellion bureaucratique contre le pouvoir élu.

Et contre qui cette rébellion est-elle dirigée ?

Contre l’État.

Contre les citoyens.

Contre le souverain.

Contre ceux qui ont élu le gouvernement.

Aroutz Tov : Et sur la seconde partie : David Zini peut-il réellement changer les choses ?

Amit Assa : Oui. Le changement sera fondamental. Mais cela prendra du temps.

Vous avez évoqué les procédures internes, voire la législation. La réponse est oui : le Shin Bet doit modifier sa mission, ses objectifs et son code éthique.

Car ce qui s’est installé ces dernières années, et ce qui a été consolidé par une orientation politique plus proche de la gauche, a conduit, selon moi, à une application sélective des règles.

Certaines des personnes qui ont construit cette réalité sont déjà sorties du système.

Mais pas toutes.

Une vision du monde devenue ligne opérationnelle

Aroutz Tov : Ce que vous décrivez vient-il d’une vision du monde, ou d’une incapacité à accepter les résultats des élections et un gouvernement de droite ? Autrement dit : quelle est, selon vous, la motivation profonde ?

Amit Assa : Cela vient d’une vision du monde. Je pars du principe que nous parlons de personnes qui veulent sincèrement faire le bien pour l’État d’Israël. Mais elles agissent à partir d’un agenda politique.

Pourquoi est-ce que je parle d’agenda politique ?

Parce qu’il s’agit d’une manière de voir le monde.

Prenons le Shin Bet comme exemple. Je choisis volontairement cet exemple, parce que nous parlerons ensuite du Mahash et nous verrons qu’il s’agit d’un processus similaire.

Au Shin Bet, selon ce que l’on a pu observer ces dernières années, une certaine légitimité a été accordée non seulement à l’Autorité palestinienne — l’administration palestinienne issue des accords d’Oslo, active principalement en Judée-Samarie — mais aussi, dans une certaine mesure, au Hamas.

On les considère comme des partenaires avec lesquels il est possible de coopérer sur le plan du renseignement.

On se dit alors :

« Il y a ici un acteur que je souhaite renforcer. »

Cette approche repose sur une conception qui, selon nous aujourd’hui, s’est révélée erronée.

Au-delà de cela, certains affirment que la bonne solution est celle de deux États, c’est-à-dire un État israélien et un État palestinien séparés.

On considère alors qu’il ne faut pas appliquer la souveraineté israélienne ni le droit israélien sur la Judée-Samarie.

Cela constitue déjà une vision politique.

Ce n’est plus une vision strictement sécuritaire.

Aroutz Tov : Si l’on suit votre raisonnement, les responsables professionnels de la sécurité, au lieu de se concentrer uniquement sur leur mission opérationnelle, glissent vers le domaine politique. Ils interviennent sur un terrain pour lequel ils n’ont pas reçu de mandat du souverain.

Amit Assa : Oui, mais c’est encore plus profond que cela. Ils font leur travail. Ils accomplissent les tâches qu’ils pensent devoir accomplir. Ils travaillent selon les objectifs définis pour le Shin Bet.

Mais si, dès le départ, vous considérez l’Autorité palestinienne comme un partenaire légitime du renseignement, avec lequel vous souhaitez coopérer et que vous cherchez à renforcer, alors vous introduisez déjà une vision politique dans votre activité opérationnelle.

Lorsque toute votre ligne directrice est construite sur cette base, vous coopérez avec eux.

Vous ne les considérez pas comme un ennemi.

Vous ne les définissez pas comme une cible.

Et peu importe alors que le Premier ministre ait une opinion différente.

Toute l’action opérationnelle du Shin Bet finit par fonctionner selon ces objectifs préétablis.

Le Mahash : structure, pouvoir et personnes

Aroutz Tov : Vous avez évoqué le Mahash, le Département des enquêtes contre les policiers, organisme israélien chargé d’enquêter sur les fautes, la corruption ou les abus commis par des policiers. À l’origine, il a été créé pour lutter contre la corruption et les abus de pouvoir. Il est placé sous l’autorité du ministère de la Justice — le ministère israélien responsable du système judiciaire et juridique — et de la conseillère juridique du gouvernement.

Aujourd’hui, certains ministres affirment qu’il est devenu le prolongement direct de cette dernière. Ils souhaitent donc le réorganiser et modifier sa structure. Selon vous, le problème vient-il de l’architecture institutionnelle ou des personnes qui la dirigent ?

Amit Assa : Des deux. Commençons par la structure. Le Mahash appartient au ministère de la Justice. Il faut s’en souvenir. C’est un organisme interne au ministère. Le fait qu’il ait été placé sous l’autorité du parquet, au sein du ministère, relevait avant tout d’une question de commodité. Mais au-delà de cela, il s’agit aussi d’une question de pouvoir. La conseillère juridique s’est approprié ce pouvoir. Et aujourd’hui, selon moi, elle l’utilise. Car le Mahash représente une force. C’est un organisme important au sein du ministère.

Ce que l’on cherche actuellement à faire, c’est reprendre ces centres de pouvoir aux fonctionnaires. Quand je parle de fonctionnaires, je parle notamment de la conseillère juridique.

Selon cette analyse, elle concentre entre ses mains un pouvoir considérable.

Elle l’a utilisé dans le dossier du Shin Bet.

Elle l’a utilisé dans d’autres affaires.

Et elle utilise également aujourd’hui le Mahash.

L’idée est donc de lui retirer ce levier.

De le restituer au souverain.

À l’autorité politique élue.

Au fond, il n’y a pas ici de révolution institutionnelle.

Le Mahash a toujours appartenu au ministère de la Justice.

La différence est que, selon cette vision, il ne dépendrait plus directement de la conseillère juridique.

Aroutz Tov : Et concernant les personnes elles-mêmes ?

Amit Assa : La question personnelle est également importante. Lorsque l’on réforme une organisation, ce n’est pas seulement le dirigeant qu’il faut remplacer. Prenons l’exemple du Shin Bet. Le changement ne concerne pas uniquement David Zini. De nombreuses personnes ont grandi professionnellement dans le cadre de ce que j’appelle les agendas de gauche des dernières années.

C’est également le cas au Mahash. Des responsables y ont été promus selon cette même logique. Selon moi, il faudra donc aussi remplacer certaines personnes.

Les prochaines élections : droite, gauche, partis arabes et ultra-orthodoxes

Aroutz Tov : Dans quelques mois seulement, Israël pourrait se diriger vers des élections législatives. Comment voyez-vous cette campagne ? Et comment imaginez-vous l’atmosphère dans la rue ?

Amit Assa : Tout d’abord, je pense que ce qui divisera ces élections sera, comme souvent, l’opposition entre la droite et la gauche.

Mais il y a deux questions fondamentales que les électeurs devront se poser.

D’un côté, ceux qui choisiront la gauche radicale devront être prêts à siéger dans un gouvernement avec des partis arabes.

Et ceux qui voteront pour un centre-gauche prêt à former une coalition avec des partis arabes devront également assumer ce choix.

Il faudra dire les choses clairement.

De l’autre côté, la gauche répondra que la droite choisit de gouverner avec les partis ultra-orthodoxes, les partis haredim représentant une partie du public juif ultra-orthodoxe.

Elle affirmera que ces derniers ne participent pas équitablement au partage du fardeau national, notamment en matière de service militaire.

Je pense que ce sera là le principal point de friction entre la droite et la gauche durant cette campagne électorale.

Je pense également qu’à mesure que les élections approcheront, les petits partis seront contraints de se regrouper.

Ils comprendront qu’ils ne disposent pas d’une force électorale suffisante pour franchir seuls le seuil d’éligibilité.

Ils ne voudront pas gaspiller des voix.

Nous observons déjà ce phénomène dans le camp de gauche.

De nombreuses alliances se forment pour éviter la perte de voix.

Je m’attends à ce qu’un phénomène similaire se produise à droite.

Nous verrons probablement apparaître de grands blocs politiques et moins de petites formations indépendantes.

Aroutz Tov : De votre point de vue, ces élections tourneront donc essentiellement autour de la question de l’identité de l’État juif ? Vous présentez les choses comme un choix entre les partis ultra-orthodoxes et les partis arabes. Ne pensez-vous pas qu’il puisse émerger une coalition laïque de centre-gauche, composée d’environ soixante-dix députés, qui travaillerait simplement pour l’intérêt général ?

Amit Assa : Ce que j’identifie aujourd’hui, et je pense que vous l’observez également, c’est qu’il existe un large électorat de droite. Une partie est déçue. Une autre correspond à une droite libérale. Cet électorat se situe quelque part au centre du paysage politique.

D’ailleurs, dans cet espace politique se trouvent également des personnes qui étaient auparavant proches de la gauche et qui ont été profondément marquées par les événements du 7 octobre.

Elles ont également été marquées par tout ce qui s’est produit au cours des derniers mois.

Elles en sont arrivées à la conclusion qu’il n’est pas possible, selon elles, de gouverner avec des partis arabes.

Tous ces électeurs se trouvent aujourd’hui dans une zone centrale du jeu politique.

C’est pourquoi je pense que si la droite ne parvient pas à attirer cette force politique du centre vers une droite libérale, elle manquera une opportunité majeure.

Le 7 octobre : les zones d’ombre et le poids du soupçon

Aroutz Tov : Je voudrais maintenant vous poser une question professionnelle plutôt que politique. Vous êtes un professionnel chevronné. Vous avez vu beaucoup de choses durant votre carrière. Ce qui m’intéresse, c’est le 7 octobre. Comment saurons-nous réellement ce qui s’est passé ce jour-là ?

Amit Assa : C’est effectivement la question centrale. Je pense que nous voulons tous obtenir des réponses. Pas seulement sur ce qui s’est passé le 7 octobre lui-même. Nous voulons comprendre ce qui nous a conduits à cette journée. Nous disposons déjà de beaucoup d’informations.

Aroutz Tov : Et que pensez-vous personnellement ?

Amit Assa : D’une certaine manière, nous menons déjà une commission d’enquête nationale. Quand je dis « nous », je parle de la société israélienne dans son ensemble. Chaque jour, nous enquêtons collectivement sur ce qui s’est produit. Mais il nous manque encore des informations. Des informations très précises concernant certains événements très spécifiques qui se sont déroulés le 7 octobre. Et cela est extrêmement préoccupant.

Parce que lorsque nous ne disposons pas des informations nécessaires, nous commençons à imaginer différentes théories. Certaines pourraient même, théoriquement, s’avérer exactes. Notamment l’idée d’une forme de rébellion ou de trahison.

Et c’est précisément cette question que nous devons clarifier. Pour le bien de la société israélienne. Pour le bien de notre vie collective.

Tant que cette enquête ne sera pas menée jusqu’au bout et que nous ne connaîtrons pas toute la vérité, il subsistera toujours un sentiment qu’il y a peut-être eu quelqu’un qui a trahi.

Or la trahison est une accusation extrêmement grave.

Nous ne pouvons pas vivre comme nation en supposant que nous évoluons dans une société où certains se rebellent contre l’État de l’intérieur.

Erreur professionnelle, erreur de jugement ou trahison ?

Aroutz Tov : Entre une erreur professionnelle, une erreur de jugement et une véritable trahison, où vous situez-vous aujourd’hui ? Êtes-vous davantage enclin à penser qu’il s’agit d’une trahison ?

Amit Assa : Si vous m’aviez posé cette question il y a quelques mois, ma réponse aurait été très différente.

Sur le plan émotionnel déjà, il m’était impossible d’imaginer qu’une personne puisse commettre un acte de trahison ayant conduit à la mort de Juifs.

Je n’arrivais tout simplement pas à concevoir une telle chose.

Aujourd’hui, après avoir eu accès à davantage d’informations, après avoir pris connaissance de certains processus de réflexion qui existaient avant le 7 octobre, je peux dire qu’il existe un danger réel.

Et il est possible — je dis bien possible — qu’il y ait eu une situation dans laquelle quelqu’un ait planifié à l’avance une action ou une autre.

Une action destinée à provoquer un événement majeur.

Un événement considéré comme fondateur.

Mais sans imaginer qu’il deviendrait aussi dangereux.

Vous pouvez alors vous dire :

peut-être que quelque chose a échappé à tout contrôle.

Et que nous avons finalement obtenu le résultat que nous connaissons aujourd’hui : le 7 octobre.

Mais le simple fait d’envisager une action menée contre le pouvoir en place constitue déjà une forme de subversion étatique.

Aujourd’hui, après toutes les informations que nous avons reçues, j’ai un très grand point d’interrogation.

Je me demande sérieusement s’il n’y a pas eu une forme de planification préalable de la part de quelqu’un qui voulait se rebeller.

C’est extrêmement inquiétant.

C’est extrêmement angoissant de penser qu’il puisse exister des personnes prêtes à mettre des Juifs en danger dans le but d’influencer le pouvoir politique.

Fin de l’entretien

Aroutz Tov : Amit Assa, ancien haut responsable du Service de sécurité générale, merci beaucoup. Vous êtes une voix importante dans le débat israélien. Merci d’avoir été avec nous.

Amit Assa : Merci beaucoup.

Conclusion

Au terme de cet entretien, une chose apparaît clairement : Amit Assa ne se contente pas de critiquer des décisions ou des personnes. Il pose une question plus profonde, plus dérangeante, et sans doute plus explosive pour la société israélienne : qui détient réellement le pouvoir dans un État démocratique lorsque les institutions sécuritaires, juridiques et administratives semblent parfois agir selon leur propre vision du monde ?

Son propos le plus fort concerne évidemment le 7 octobre. En évoquant la possibilité d’une planification préalable qui aurait échappé à tout contrôle, il ne formule pas seulement une accusation politique ; il exprime un doute national. Un doute qui, selon lui, ne pourra disparaître que par une enquête complète, rigoureuse et sans zones protégées.

C’est là que se trouve le cœur de l’entretien : une société peut survivre à des erreurs, même terribles. Elle peut se reconstruire après des échecs militaires, politiques ou institutionnels. Mais elle ne peut pas vivre durablement avec le soupçon que certains, au sein même de ses structures, auraient pu mettre des vies en danger pour influencer le pouvoir.

Pour Amit Assa, la question n’est donc pas seulement de savoir ce qui s’est passé le 7 octobre. Elle est de savoir si l’État d’Israël est encore capable de regarder toute la vérité en face, même lorsque cette vérité menace ses institutions les plus puissantes.

© David Germon

Suivez-nous et partagez

RSS
Twitter
Visit Us
Follow Me

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*