Paradoxe: le faste de Versailles utilisé par ceux qui ont guillotiné ses rois et ses bâtisseurs. Par Louise Gaggini

Par Macron qui a pu dire sur les ondes « il n’y a pas de culture française » et décrété au temps de la prison des confinements, que les livres n’étaient pas essentiels ; mais aussi par des Mélenchon, enfants de Robespierre qui détruisent les statues, les églises et tous les symboles d’une Histoire française dont la grandeur sut émerger du luxe et d’une misère qui s’épousèrent pour le pire autant que pour le meilleur. 

Versailles, ses pierres et ses jardins, ses bassins et ses miroirs, fut la vision d’un roi pour qui la grandeur de la France portait la sienne, mais un roi qui aimait la musique, les arts et la beauté, le théâtre, le contraire d’un Macron qui nie la culture française. 

Hier soir, Macron le massacreur de l’intemporalité de l’histoire de France, narcissique et obsédé par son image au point de se vautrer depuis dix ans dans les pires clips fangeux convaincu d’en sortir grandi, a utilisé le faste et la beauté du château de Versailles, emblème absolu de la grandeur des rois et du génie des bâtisseurs de palais et de cathédrales, tout ce qu’il récuse pourtant depuis son élection à la présidence en 2017, en niant la culture française.  

Ce dîner diplomatique aurait pu se faire dans l’intimité d’une belle auberge quelque part sur le territoire national.

Cela aurait eu du panache cette inscription dans le réel, pour une fois, dans le parcours d’un Macron toujours à côté de la réalité et du vrai. 

Mais personne ne change…

Il clôture donc ses derniers mois d’occupation de l’Élysée, par des fastes qui vont lui échapper.

Hier ce fut ceux de Versailles dont il espère avoir été éclaboussé par la lumière, aux yeux d’un monde qui assez unanimement, méprise ses incohérences, lâchetés et opportunismes, sa vanité de Rubempré de sous-préfecture, voire d’un théâtreux qui voulut être Shakespeare ou Racine, mais n’aura été que le gugusse de vidéos affligeantes avec Carlito et McFly. 

N’est pas roi soleil qui veut, mais utiliser Versailles comme le symbole de la grandeur et du génie Français, après avoir guillotiné ses descendants, si ce n’est pas classe, c’est encore moins républicain. 

Petite compensation quand même à cette manifestation. 

Brigitte et Emmanuel Macron en haut des marches du château, écrasés par la dimension du lieu qui les entourait, ressemblaient à ces petites figurines de plastique qui surmontent les pâtisseries de mariage. 

Barbie et ken au sommet avant l’effondrement du gâteau. 

Juste avant la chute.

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