Château de Versailles : quand la brillante galerie des glaces de l’ancien Roi Soleil devient, pour l’actuel Président des Etats-Unis d’Amérique, l’aveuglant miroir aux alouettes.
UN DONALD, ÇA TRUMP ÉNORMÉMENT !
Oui : l’éclat est parfois tel, pour une cervelle obnubilée par son propre et seul reflet narcissique, qu’il peut aisément tromper la vue ! Et, de fait : un Donald, ça Trump énormément !
Explication. Il y eut autrefois, le 28 juin 1919, le fameux Traité de Versailles, signant, entre les Alliés et une Allemagne alors profondément humiliée, la fin de la Première Guerre mondiale. Il y a à présent, ce 18 juin 2026, l’infâme Traître de Versailles en la personne de ce même Président des Etats-Unis, qui, en paraphant précipitamment ce prétendu accord de paix avec la République Islamique d’Iran, a en réalité cédé, sinon capitulé, sur presque tous les points exigés, un à un au fil de ce conflit sans queue ni tête (mais s’en étonnera-t-on chez cet énergumène qui prend les subtilités de la scène diplomatique internationale pour de vulgaires trous de terrain de golf ou, pis encore, pour un clinquant et d’autant plus stupide jeu de téléréalité), par l’ennemi. Il est des capitulations, sinon plus glorieuses, du moins plus dignes !
LA CAPITULATION DE TRUMP : UNE DÉFAITE POUR L’AMÉRIQUE, COLOSSE AUX PIEDS D’ARGILE
Car, de fait, qu’a-t-il ainsi vraiment obtenu, ce businessman s’improvisant soudain président de la première puissance militaire et économique mondiale, de la part de son adversaire déclaré ? Rien, absolument rien : rien sur les proxis de l’Iran, dont le Hezbollah au Liban ; rien sur le péril des missiles balistiques ; rien sur le programme de l’arme nucléaire ! Au contraire : en déclenchant cette guerre sans l’avoir vraiment préparée, sans intelligence stratégique ni plan d’attaque défini rationnellement, hormis le largage indiscriminé de bombes sur des sites superficiellement endommagés, puis en signant ce prétendu accord de paix en venant en aide financièrement, avec un fonds d’investissement estimé à 300 milliards de dollars pour la reconstruction de ce même Iran, en plus d’un dégel des avoirs évalué à 12 milliards de dollars, Trump n’aura fait ainsi que renforcer celui-là même qu’il prétendait définitivement affaiblir en initiant cette guerre !
Quant au passage, pour les différents navires et autres pétroliers, du détroit d’Ormuz, il sera finalement, lui qui fut pourtant toujours gratuit avant ce conflit, objet d’un péage substantiel pour d’hypothétiques frais de manutention.
Cette capitulation de Trump, donc ? Une cinglante défaite pour l’Amérique, colosse aux pieds d’argile par-delà son torse outrageusement, au comble du ridicule, bombé !
TRUMP, IDIOT UTILE DES FÉROCES GARDIENS DE LA REVOLUTION AU SEIN DE LA DICTATORIALE RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN
L’effet boomerang, pour Trump et plus généralement l’Amérique, sinon le monde entier, est désastreux. Catastrophique : l’actuelle et future situation, au Moyen-Orient, s’avère, en réalité, pire, aujourd’hui, que la précédente !
Davantage, et le paradoxe est vertigineux : Donald Trump, devenu soudain l’idiot utile de la dictature militaire des féroces Gardiens de la Révolution, est devenu ainsi le principal allié désormais, peut-être même avant même la Chine ou la Russie, de la République Islamique d’Iran !
LE PEUPLE IRANIEN, ÉPRIS DE LIBERTÉ, PREMIÈRE VICTIME DE LA TRAHISON TRUMPIENNE
Quant à l’admirable mais pauvre peuple iranien, digne héritier de cette resplendissante culture que représenta jadis l’antique civilisation perse, il a désormais toutes les raisons de se sentir aujourd’hui trahi, plus que jamais et telle sa principale victime, par ce même Trump, lequel, pourtant, l’incitait encore il y a quelques semaines à peine, après l’innommable massacre de milliers d’innocents, à descendre dans la rue, risquant quotidiennement leur vie face à leurs tortionnaires islamistes, pour réclamer, à juste titre, ce bien, précieux entre tous, qu’est la liberté.
Morale de cette consternante et triste fable ? Ce cynisme de Trump, doublé ici d’une confondante bêtise pour corser cette pitoyable affaire, est une honte pour tous les authentiques démocrates, épris de justice tout autant que de liberté, à travers le monde !
LE DROIT D’ISRAËL DE SE DÉFENDRE FACE À LA MENACE EXISTENTIELLE DE L’IRAN
C’est dire si, pour élargir davantage encore cet épineux dossier, Israël même, pour qui cette effroyable République Islamique d’Iran continue ainsi d’incarner une dangereuse menace existentielle, a aussi le droit, en plus de se sentir aussi scandaleusement floué par ce très peu fiable Trump, de se défendre, légitimement et à tous les effets, face aux fascistes, nouveaux nazis de l’ère contemporaine, de Téhéran !
LE DISCRÉDIT DE L’AMÉRIQUE UNI A L’INDÉCENCE DE L’OCCIDENT
Bref, et en conclusion : cette Amérique de Trump, cupide homme d’affaires bien plus que solide homme de pouvoir, n’aura décidément rien obtenu, excepté son propre discrédit tout autant qu’affaiblissement, quant au changement supposé au départ, et tant espéré, de la part de cet abominable régime politico-militaro-théocratique qu’est cette République Islamique d’Iran. Et ce, au faîte de cet historique, monumental et cuisant échec, avec la coupable et lâche complicité de l’Occident tout entier, manifestement plus préoccupé, en l’occurrence, par le cours du baril et le prix du pétrole, c’est-à-dire son propre et seul porte-monnaie, que par l’indicible souffrance des Iraniens.
Quelle indécence, que ces égoïstes et piètres calculs d’ordre purement économique ! Et quelle aubaine, par contraste, avec ce que l’on nomme, sur le plan géo-stratégique, le Sud Global, qui ne veut, quant à lui, que la perte de nos démocraties libérales et, en premier lieu, notre chère Europe, théoriquement soucieuse, à entendre son projet initial à l’échelon moral et idéologique, d’un nouvel humanisme !
A quand le réveil de nos consciences ?
© Daniel Salvatore Schiffer
DANIEL SALVATORE SCHIFFER : philosophe, professeur, écrivain, auteur d’une cinquantaine de livres, dont « La Philosophie d’Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique » et « Philosophie du dandysme – Une esthétique de l’âme et du corps (Presses Universitaires de France), « Oscar Wilde » et « Lord Byron » (Gallimard-Folio Biographies), « Grandeur et misère des intellectuels – Histoire critique de l’intelligentsia du XXe siècle » (Éditions du Rocher), « Du Beau au Sublime dans l’Art – Esquisse d’une Métaesthétique » (Éditions L’Âge d’Homme), « Traité de la mort sublime – L’art de mourir, de Socrate à David Bowie » (Éditions Alma/Le Condottiere), directeur de plusieurs ouvrages collectifs, dont « Penser Salman Rushdie » et « Repenser le rôle de l’intellectuel » (Éditions de l’Aube-Fondation Jean Jaurès), « L’humain au centre du monde – Pour un humanisme des temps présents et à venir » (Éditions du Cerf) et « Critique de la déraison antisémite – Un enjeu de civilisation, un combat pour la paix » (Éditions Intervalles, livre dédié à Boualem Sansal).

Où sont ls démonstratios Monsieur Daniel Salvatore Schiffer ? 9a n’est pas le tout d’affirmer des choses, il faut démontrer.
Le problème fondamental de votre article est qu’il transforme une inquiétude stratégique légitime en récit apocalyptique.
Vous partez d’une conclusion déjà écrite — « Trump a trahi », « l’Iran a gagné » — puis vous reconstrisez l’ensemble du réel autour de cette thèse.
Les nuances disparaissent, les conditions disparaissent, les rapports de force disparaissent, et jusqu’aux déclarations mêmes de Trump sont largement ignorées lorsqu’elles contredisent le scénario proposé.
Il ne reste alors qu’une catastrophe annoncée où toute négociation devient capitulation, toute diplomatie devient trahison et tout compromis devient une victoire de l’ennemi.
La complexité géopolitique est remplacée par une dramaturgie morale opposant traîtres, victimes et vainqueurs.
C’est un procédé efficace pour susciter l’émotion et mobiliser l’inquiétude du lecteur.
9a reste de la propagande. Cc’est beaucoup moins convaincant lorsqu’il s’agit de comprendre la réalité d’une situation stratégique encore largement ouverte et dont les conséquences véritables ne pourront être évaluées qu’avec le temps.
Aussi, une chose est de critiquer Trump. Une autre est de remplacer l’argumentation par l’invective. Lorsqu’on lit :
« énergumène »
« cervelle obnubilée par son propre reflet narcissique »
« idiot utile »
« businessman s’improvisant président »
on est en droit de se demander : mais pour qui vous prenez-vous ?
Ces formules ne démontrent rien. Elles ne remplacent ni les faits ni le raisonnement. Elles donnent surtout l’impression que vous vous accordez une position de surplomb intellectuel vous permettant de distribuer les certificats d’intelligence, de morale et de compétence à tous les acteurs de la scène internationale.
Dernier point : lire « Israël tient les clés de l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Par Jean-Patrick Grumberg »
Bien plus enrichissant et intéressant.
A++
Je n’arrive pas à digérer cette image d’un président de la première puissance mondiale (?) signer sur un coin de table entre la poire et le dessert la trahison du peuple iranien, d’Israël, de ses alliés arabes et de tous ceux qui ont cru en la force et la sincérité américaine. Tout cela sous l’oeil d’un Macron fier de lui et qui sans doute savoure l’humiliation d’Israël.
trump a trahi le peuple iranien
il a trahi israel
que peut on attendre de cet homme qui a trahi