Tribune Juive

Hezbollah est une milice irano-libanaise. Par Pierre Saba

Riposte

Conformément à l’article 51 de la charte de l’ONU,  le gouvernement de Jerusalem a ordonné à l’armée israélienne de riposter aux missiles envoyés depuis le Liban par la milice libano-iranienne Hezbollah.

Les gouvernements israéliens n’ont pas toujours riposté aux tirs de roquettes et missiles envoyés depuis le voisin du nord par le Hezbollah sur Israël.

Il est difficile à un gouvernement de laisser sa population subir la terreur balistique sans réagir.

Cette fois, Jerusalem cible l’élimination finale de la menace en provenance du Liban.

Hezbollah

Le Hezbollah est une œuvre sociale à destination des publics libanais de confession musulmane chiite.

Il est une œuvre politique libanaise comprenant 31 parlementaires et deux ministres.

Il est au Liban, ruiné par ses dirigeants, une puissance bancaire et financière aux activités considérables.

Il est par sa milice une puissance militaire plus active, mieux armée, plus effective que ne peut l’être l’armée libanaise.

Bref, au Liban, peu de domaines peuvent se passer de la permission du Hezbollah libano-iranien.

Duplicité libanaise

Devant l’ampleur proportionnée de la réaction militaire israélienne aux bombardements hezbollah, le président de la république libanaise et le président du conseil libanais ont immédiatement et inhabituellement condamné l’agression Hezbollah contre Israël en proposant de manière exceptionnelle des négociations directes avec l’ »ennemi sioniste » comme ils nomment l’Etat hébreu.

Jérusalem a opté pour un fin de non-recevoir pour le moment, la priorité étant la destruction du pouvoir de nuisance du hezbollah sur Israël.

Ceci étant, c’est à juste titre que les Israéliens se méfient de l’Exécutif libanais, et ce, pour au-moins les raisons suivantes.

1- Ni le chef de l’Etat libanais (Aoun), ni son président du conseil (Salam) n’assortissent leurs condamnations de l’agression d’Israël par le hezbollah de l’exclusion de ses parlementaires et de ses ministres, représentants directs du poison des mollahs de Teheran au Liban.

2- Le Liban n’a pas interrompu sa diplomatie d’exclusion d’Israël (Francophonie, ONU, etc.)

3- Le Liban n’est pas une organisation ni une association.

C’est un Etat, qui même ruiné et affaibli par les rapines et décisions de ses responsables, dispose des moyens nationaux, diplomatiques et internationaux pour mobiliser … à condition, bien sûr, de rompre l’alliance avec les criminels de Teheran.

Réalités

Contrairement à sa doctrine, le Liban n’est pas victime de conflits qui ne le concernent pas, mais l’un des acteurs les plus virulents des conflits contre Israël, et ce, depuis 1948.

L’exception du traité de paix Gemayel-Israël n’a duré que quelques jours et s’est soldée par l’assassinat du président Gemayel.

La place du hezbollah dans ses institutions du pays en est la preuve la plus nette.

Le président libanais Aoun n’a-t-il pas décrété trois jours de deuil national à l’occasion de l’élimination du « guide suprême » iranien il y a peu?

Comble du chaos imposé au Liban par ses dirigeants, la décision contradictoire du même président d’ordonner le départ de l’ ambassadeur  iranien à Beyrouth a reçu…une fin de non-recevoir iranienne, exception planétaire!

Démocratie entourée de régimes autoritaires, bellicistes et militaires, Israël parviendra à la paix en assurant sa sécurité et sa stabilité au détriment seul de ses ennemis et au bénéfice de sa population.

Le Liban a choisi le poison des mollahs. Il est empêtré dans ses contradictions civiles et militaires.

Israël n’a pas à en supporter les conséquences.

Pierre Saba

5 avril 2026

Quitter la version mobile