
L’attaque du 7 octobre 2023 a révélé l’antisémitisme de bien des personnes. Celui de droite évidemment, le plus classique, le plus « médiatique ». Celui tapi chez ceux qui prétendaient lutter contre l’islamisme sauf quand celui-ci s’en prend à Israël. Celui de gauche tout aussi évidemment, maquillé en antisionisme pour faire bon genre, avec cette phrase merveilleuse: « Comment pourrais-je être antisémite puisque je suis de gauche ».
Depuis le 28 février 2026, ceux qui n’avaient pas encore vacillé parce qu’ils avaient compris que leur antisémitisme post 7 octobre se verrait, se sont emparés de la situation pour diluer leur haine du juif dans celle, commode, de leur détestation des USA. Je ne parle pas de ceux qui doutent de la stratégie de Trump et de Netanyahou. Je parle de ceux qui se délectent vraiment de chaque soubresaut du régime islamique d’Iran, de chaque missile ayant atteint une cible en Israël, de chaque exploit balistique des armées des mollahs.
Ils sont facilement repérables. Ils défendent le droit international pour condamner l’attaque américano-israélienne sur l’Iran mais sont totalement muets quand le Hezbollah envoie des roquettes du Liban sur Tel Aviv ou ailleurs. Ils reprennent les déclarations des gardiens de la Révolution comme autrefois ils donnaient crédit au « ministère de la santé » du Hamas. Pas de vérification de l’information. Jamais. Inutile. Leur haine d’Israël est leur boussole. Et quand en plus ils peuvent inclure dans ce sentiment les USA, ils ne se gênent pas.
Ainsi, il n’est pas étonnant de voir la gauche soutenir Téhéran et ses dirigeants, dont les changements sont plus rapides que lors d’un match de coupe du monde de football. Son islamo-gauchisme ne date pas d’hier et ce conflit est un bon moyen pour nous le rappeler. Mais il n’est pas non plus étonnant de voir qu’une partie de ceux qui se prétendent patriotes de droite sont en fait des patriotes antisémites. Nombre de profils sur les réseaux sociaux comme dans les médias traditionnels exibent leur jouissance de voir le régime islamique ne pas encore céder en attaquant tous les pays autour de lui. Ce n’est pas qu’ils aiment les gardiens de la révolution et leurs chiffons sur la tête. Un Perse musulman est pour eux un Arabe comme un autre. Mais ils détestent encore davantage qu’un Etat juif puisse exister et ne pas vouloir disparaître.
L’extrême droite existe. C’est celle-ci. Pas encore derrière un parti politique car, sauf erreur, je n’ai pas lu ou entendu un propos d’un dirigeant de ce côté de l’échiquier soutenir le régime islamique comme je l’ai entendu chez Mollachon et ses alliés. Mais cette extrême droite archipellisée ou en groupuscule sera prête à rejoindre cette gauche pro-mollahs si aucune offre politique ne se propose à elle.
L’antisémitisme est un dénominateur commun suffisamment fort et puissant pour accepter les alliances les plus contre-natures. La guerre en Iran en est, s’il le fallait, un nouveau révélateur. La victoire américano-israélienne et la libération du peuple iranien n’en sont que plus nécessaires. Pas pour éliminer ces antisémites occidentaux. Mais pour les réduire à l’impuissance. Encore. Toujours.
© Lionel Lacour
Historien du cinéma, initiateur et chroniqueur régulier du « Diplomate média » dans la rubrique « Cinéma et Géopolitique ». Créateur de ciné-conférences- et teambuildings cinéma.

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