« We have a common enemy and we need to face it »: Rima Hassan et Francesca Albanese doivent dégager de la sphère politique

« Dérapage d’une violence extrême : la députée européenne Rima Hassan compare les “sionistes” aux nazis. Dans un tweet public, Rima Hassan a écrit :« Aux sionistes qui me lisent (…) vous êtes pour nous ce que les nazis étaient pour vous (…) jusqu’à la dernière goutte de sang, nous résisterons. » Simone Rodan-Benzaquen

Assimiler des Juifs ou des sionistes aux nazis constitue une inversion mémorielle et une rhétorique antisémite classique, condamnée par l’IHRA et par l’ensemble des instances européennes

L’expression « jusqu’à la dernière goutte de sang » relève d’un appel implicite à la violence, incompatible avec tout mandat républicain ou européen.

Il ne s’agit ni d’une critique de la politique israélienne, ni d’un débat d’idées. Ces propos constituent une incitation explicite à la haine et à la violence, une banalisation du nazisme et une diabolisation collective qui met directement en danger les Juifs

Une élue de la République et du Parlement européen ne peut tenir de tels propos sans condamnation claire et immédiate.

Dans une tentative désespérée, Rima Hassan essaye déjà de se justifier après son tweet antisémite. Elle adopte une ligne de défense classique, mais elle ne tient ni intellectuellement, ni moralement, ni juridiquement. L’argument d’autorité est un écran de fumée : se couvrir d’autorités juives pour légitimer une comparaison antisémite, puis crier à la censure.

Citer Zeev Sternhell (décédé en 2020) ou Moshe Ya’alon n’autorise ni l’essentialisation ni la transposition à des individus. Ya’alon a d’ailleurs ajouté qu’il « ne comparait pas la situation avec Israël.

Quand à Sternhel, membre fondateur du mouvement israélien La paix maintenant, il distribuait de certificats d’hérédité idéologique, en s’appuyant sur une méthode d’interprétation tenant à la fois du jeu des Sept Familles et du cadavre exquis, disait Olivier Bosc En s’adressant à « aux sionistes qui me lisent » et en les comparant aux nazis, elle passe de la critique politique à la diabolisation d’un groupe humain. Employer le terme « nazi » contre ceux qui portent la mémoire de la Shoah relève exactement de ce que décrivait Alain Finkielkraut comme le nouvel antisémitisme.

La justification arrive après coup : elle n’en modifie pas la portée. En droit comme en éthique publique, l’intention se lit dans l’énoncé, pas dans la rationalisation ultérieure. Bonne chance ». Simon Weinberg

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Quand la rhétorique d’une rapporteure de l’ONU devient le cœur d’une polémique mondiale

Intervenant en visioconférence samedi lors d’un forum organisé à Doha par la chaîne Al-Jazira, Mme Albanese avait évoqué un « ennemi commun » qui a permis, selon elle, un « génocide » dans la bande de Gaza: « Le fait qu’au lieu d’arrêter Israël la plupart des pays du monde l’aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu’un soutien économique et financier est un défi », a-t-elle affirmé. « Nous qui ne contrôlons pas de vastes capitaux financiers, ni les algorithmes, ni les armes, constatons désormais qu’en tant qu’humanité nous avons un ennemi commun », a-t-elle ajouté.

La désignation par certains comptes publics de ladite déclaration attribuée — « We have a common enemy and we need to face it » — a déclenché une tempête médiatique et politique qui en dit long sur les fractures du débat international.

Si la phrase, largement relayée sur les réseaux sociaux, formulation brève, percutante, ne figure pas telle quelle dans un document officiel de l’ONU ou une transcription vérifiée par une agence internationale, mais est attestée par des extraits videos, il est avéré que Francesca Albanese, qui depuis 2023–2024, affirme de manière répétée qu’Israël ne serait pas seulement un acteur régional, mais un problème structurel pour l’ordre international, un danger pour le droit international, et le symbole d’un système colonial et impérial global, a bien tenu lesdits propos assimilant Israël à un “ennemi commun”, dans une logique de dénonciation globale.

Elle avait déjà soutenu — notamment lors d’interventions publiques, conférences et entretiens — que le monde ferait face à un “ennemi commun” incarné par Israël, entendu comme État, système et projet politique, et non comme simple gouvernement conjoncturel.

La phrase choque car la grammaire morale est inversée, une fois de plus, Israël étant désigné comme la matrice du mal global, l’expression « ennemi commun » est une catégorie de mobilisation idéologique, historiquement utilisée pour désigner un adversaire à abattr, et non un État à critiquer, enfin, les propos d’Albanèse effacent volontairement le 7 octobre en minimisant ou relativisant les crimes du Hamas, replacés systématiquement dans un récit de “résistance structurelle”.

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Statut institutionnel : le cœur du scandale

Albanese ne parle pas comme militante privée : elle est Rapporteure spéciale de l’ONU, censée incarner neutralité, rigueur juridique et retenue lexicale.

Or son discours essentialise Israël, collectivise la faute, désigne un ennemi mondial.

C’est ce glissement qui explique pourquoi de nombreux États, juristes et organisations juives dénoncent un discours incompatible avec sa fonction.

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Des réactions immédiates

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La France et l’Europe doivent exiger que Francesca Albanese soit démise de ses fonctions à l’ONU ! Hier, Francesca Albanese, rapporteure spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, est intervenue dans un forum organisé par Al Jazeera où prenait la parole … le dirigeant du Hamas, Khaled Meshal ! Comment peut-elle y participer à et y déclarer que « Israël est l’ennemi commun de l’humanité » sans que cela ne soulève un tollé diplomatique mondial ? Francesca Albanese est une idéologue antisémite déguisée en diplomate. Que faut-il de plus pour qu’elle soit sanctionnée et exclue ? Il en va de l’honneur des démocraties de l’exiger et de celui de l’ONU de le faire. Yonathan Arfi

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Comparer des citoyens juifs aux nazis est une incitation directe et explicite à la haine, et une faillite morale absolue. Les propos de Rima Hassan franchissent toutes les lignes rouges. La République ne peut tolérer que des menaces soient proférées contre les Juifs, que la violence soit légitimée, et que la Shoah soit cyniquement instrumentalisée à cette fin.

Une réaction politique immédiate est exigée.

Des poursuites judiciaires doivent être engagées sans délai. Se taire, aujourd’hui, c’est renoncer à la République et accepter l’inacceptable. Imam Hassen Chalghoumi

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DOHA – AL JAZEERA FORUM Dec son côté, aux côtés du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et du chef du Hamas Khaled Meshaal, La rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese, a déclaré que l’humanité a désormais un « ennemi commun », en Israël, lors du 17e forum d’Al Jazeera. Intervenant par visioconférence au forum d’Al Jazeera, elle a accusé Israël de bafouer le droit international et a critiqué les pays qui entretiennent des relations diplomatiques et d’armement avec l’État hébreu.

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« Tout est là. Dans une seule photo. Dans une seule phrase. Dans un seul événement. Francesca Albanese, rapporteure spéciale de l’ONU mandatée pour défendre le droit international, explique publiquement qu’lsrael serait « l’ennemi commun de l’humanité ». Elle propage, sans fard, la matrice la plus ancienne de l’antisémitisme. L’Etat juif est l’incarnation du Mal absolu. Le principe corrupteur du monde. Celui contre lequel l’humanité devrait s’unir. C’est là une forme classique, presque archétypale, de l’antisémitisme. Que ces propos soient tenus au Qatar, État qui finance et protège l’écosystème idéologique des Frères musulmans, diffuse cette vision du monde via Al Jazeera, et sert de plateforme diplomatique à des organisations comme le Hamas, n’a rien d’un hasard. Le décor est cohérent. Les soutiens aussi. Mais le scandale dépasse Albanese et le Qatar. Il engage la communauté internationale. Il engage l’Organisation des Nations unies elle-même. Car Francesca Albanese parle avec un mandat onusien. Un titre. Une légitimité institutionnelle que l’ONU continue de lui accorder malgré des prises de position ouvertement idéologiques, obsessionnelles et désormais indéfendables. Les démocraties se taisent. De la même manière qu’elles se taisent face au Qatar. À force de ne pas s’opposer, de ne pas rappeler à l’ordre, de ne pas exiger de sanctions, elles laissent l’ONU se dévoyer — non pas sous les coups de ses ennemis déclarés, mais par la passivité de ceux qui prétendent encore la défendre. Une institution internationale, des démocraties ne meurent pas toujours par attaque frontale. Parfois, elles meurent de lâcheté. Et de renoncement moral. Simone Rodan Benzaquen

La rapporteuse de l’ONU s’est mise en dehors des prérequis nécessaires à sa fonction.

Il est du devoir de la diplomatie française de prendre acte et d’agir, notamment en en saisissant le président du Conseil des Droits de l’Homme (CDH), seule entité habilitée à écarter une rapporteuse durablement. Une procédure disciplinaire fondée sur le Code de conduite des titulaires de mandat peut être mise en place puisqu’il y a une violation grave et répétée de l’impartialité, des propos incompatibles avec la fonction et des conflits d’intérêts avérés.

Jean-Noël Barrot appelle à la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens

La France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, dénonce par la voix de son ministre des affaires étrangères Francesca Albanese, accusée d’être « une militante politique qui agite des discours de haine », après les propos de la juriste italienne évoquant un « ennemi commun » à l’humanité, responsable d’un « génocide » à Gaza, et réclame la démission de la rapporteuse spéciale de l’ONU : « La France condamne sans aucune réserve les propos outranciers et coupables de Mme Francesca Albanese qui visent non pas le gouvernement israélien, dont il est permis de critiquer la politique, mais Israël en tant que peuple et en tant que nation, ce qui est absolument inacceptable », a déclaré Jean-Noël Barrot devant les députés, lors d’une séance de questions au gouvernement ce mercredi à l’Assemblée nationale.

Si, via un tweet, Mme Albanese s’est défendue lundi face aux critiques en précisant que « l’ennemi commun de l’humanité est LE SYSTÈME qui a permis le génocide en Palestine », pour le ministre des affaires étrangères français, les propos de Mme Albanese « s’ajoutent à une longue liste de prises de position scandaleuses, justifiant le 7-Octobre, pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah, évoquant le lobby juif ou encore comparant Israël au IIIe Reich »: « C’est une militante politique qui agite des discours de haine qui desservent la cause du peuple palestinien, qu’elle entend pourtant défendre, et des Nations unies. En aucun cas et d’aucune manière, Mme Albanese ne peut s’exprimer en leur nom et elle trahit leur esprit », a-t-il dénoncé, en réponse à la question de Caroline Yadan, députée des Français de l’étranger (8e circonscription) apparentée au groupe Ensemble pour la République (camp présidentiel).

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