En 2026, nous constatons que le terrorisme islamique du djihad persiste à avancer, conquérant et cruel, que ce soit :
– en Afrique avec les massacres continuels de chrétiens au nord du Nigeria, au Soudan, au Congo, etc…
– en Iran avec le massacre de ses citoyens affamés et assoiffés, en révolte contre la corruption d’un régime dont le seul but, démentiel, affirmé encore et encore, est la destruction d’Israël et des États-Unis…
– mais aussi en France, en Europe, aux USA, en Australie, etc… par l’entrisme des Frères Musulmans financés par le Qatar, qui agissent fiévreusement, y profitant de la liberté d’expression et d’association du Monde Libre pour y établir un contrôle des médias et des universités (Science Po à Paris, Columbia University à New York, etc…), pour entreprendre de l’islamiser subrepticement, d’y imposer leurs valeurs de soumission, d’inégalité et de violence, valeurs diamétralement opposées aux valeurs de justice et de liberté de notre civilisation judéo-chrétienne.
Mais le monde chrétien est divisé, une partie non négligeable, égarée, étant toujours conditionnée par l’enseignement multi-séculaire du mépris, et même de la haine (auquel l’éminent historien Jules Isaac a consacré plusieurs ouvrages importantissimes, dont « Jésus et Israël » de 1948 et « L’enseignement du Mépris » de 1962…).
Restant hostile aux juifs et à Israël, elle est donc « islamophile par antisémitisme » selon la formule du philosophe Michel Onfray.
Il y a la une aubaine pour les Frères Musulmans et le djihad, dans la mesure ou la civilisation judéo-chrétienne s’en trouve divisée, affaiblie, égarée et donc vulnérable.
La Déclaration Nostra AEtate de 1965 avait pourtant entrepris de réparer les dommages causés par l’enseignement honteux du mépris, en tentant de restaurer un lien spirituel et de l’estime mutuelle entre chrétiens et juifs.
Mais des préjugés si profondément encroûtés ne s’estompent pas facilement.
La « Lettre ouverte à Jésus christ » :

Un ouvrage de 1972 du R.P. Bruckberger, intitulé « Lettre ouverte à Jésus christ » m’est par exemple tombé entre les mains.
L’auteur s’y désole de constater qu’en Occident « …les églises, vos églises, les séminaires, vos séminaires, vos pépinières de jeunes clercs se vident. ».
Il cite André Gide : « Les catholiques n’aiment pas la vérité. ».
Il élabore ainsi : « En mettant les choses au mieux, on concéderait qu’il y a une « vérité catholique » qui n’est pas « la vérité » tout court. ».
Cette fuite constatée devant la vérité a-t-elle contribué à la désaffection, à une forme de déchristianisation désolante, qui ouvre la porte à toutes sortes de dystopies catastrophiques, dont l’islamo-gauchisme antisémite, antichrétien et pro-Hamas qui a contaminé une grande part de la France, avec LFI, etc. ?
Le R.P. Bruckberger n’en tourne pas moins le dos à la vérité à la première occasion, au point que l’on se demande si le catholicisme n’est pas proprement édifié sur le mensonge et si la remise en question amorcée par Nostra AEtate ne devrait pas vraiment s’approfondir radicalement.
« Dans le petit trou (La terre d’Israël, terre de la Bible, « un petit trou »?) ou vous avez grandi, quelle puissance d’attaque s’accumulait en vous pour qu’à trente ans vous vous soyez senti capable de chambarder les valeurs, non seulement les valeurs du monde juif traditionnel, mais aussi celles de tout le monde antique… »
Le R.P. Bruckberger semble vouloir absolument ignorer que ce sont vraiment la spiritualité et la philosophie juive, depuis la révélation du Mont Sinaï, 15 siècles avant Jésus, et dont témoigne la Bible Hébraïque, la Torah, qui ont « chambardé les valeurs du monde antique », monde idolâtre, polythéiste, inégalitaire et esclavagiste, ou régnait exclusivement la loi du plus fort.
Car ce sont bien le Décalogue et le Lévitique qui sont les rocs sur lesquels s’est édifiée la civilisation du Monde Libre, avec l’idée que chaque être humain était « à l’image de Dieu », c’est à dire porteur d’une dignité, d’une responsabilité à exercer dans la liberté.
Pourquoi ne pas plutôt admettre, au nom de la vérité, que Jésus n’est pas arrivé d’une autre planète, mais qu’il était un rabbin juif, nourri de la Torah, qui n’a jamais souhaité créer une nouvelle religion sur les décombres de la Bible Hébraïque, et que le respect et l’amour du prochain, qu’il enseignait, provenaient du Lévitique de la Bible hébraïque ?
Pourquoi ne pas plutôt admettre, au nom de la vérité, que Jésus, crucifié par l’occupant romain 35 ans auparavant, a bien pu être instrumentalisé abusivement et trahi par l’aventurier Paul de Tarse, citoyen romain énergique et talentueux, tardivement converti au pharisaïsme, qui voulait vraiment en finir avec la Torah et le judaïsme ?
Pourquoi ne pas admettre, au nom de la vérité, que le respect et l’amour du prochain ont été trahis par l’église, avec les tortures et les bûchers de l’inquisition, la contrainte, la chasse aux « hérétiques », les guerres de religion, l’enseignement obstiné du mépris de la synagogue représentée comme vaincue et aveugle, etc. ?
Le mépris persistant, même après la Déclaration Nostra AEtate de Vatican II, s’exprime ainsi sous la plume du R.P. Bruckberger décrivant sa promenade à Nazareth :
« On se promène aux alentours…On voit aussi le faible escarpement où vos charmants compatriotes pratiquaient le rite de la lapidation et où ils ont tenté de vous tuer . »
Encore et toujours l’accusation de déicide, alors que Jésus semble avoir été plutôt suivi et son enseignement vénéré par la foule juive de son temps :
« Au bords du lac… c’est là que les foules s’agglutinaient à vous comme l’essaim à la reine… » .
La vérité « tout court », que regrette tant le R.P. Bruckberger, n’est-ce pas celle d’un rabbin juif charismatique et inspiré, qui éveilla la méfiance des occupants romains ?
Ils le considérèrent comme un meneur de la révolte juive et le crucifièrent comme des milliers d’autres juifs, lors de massacres brutaux et continuels qui sont décrits par l’historienne Mireille Hadas-Lebel dans son ouvrage « Jérusalem contre Rome » de 1990.
Le narratif paulinien, très hostile, accable et culpabilise les juifs : « …assassins de Jésus et des prophètes… ».
Comment le vrai Jésus aurait-il pu approuver la condamnation irrévocable et massive « des juifs », c’est à dire de son propre peuple, « … comme des ennemis du genre humain… Mais la colère de Dieu est tombée sur eux pour y demeurer jusqu’à la fin. » (Thessaloniciens 2 – 14 :16), peuple ainsi clairement destiné à un génocide qui était ainsi programmé, en germe, par Paul, dans le monde chrétien, pour advenir effectivement en pogroms continuels, à travers les siècles, puis industriellement sous le régime et l’occupation hitlériens de l’Europe?
Dans le « récit de la Passion », tel que présenté dans les évangiles rédigés sous l’influence directe de Paul, le peuple juif de Jérusalem est accusé d’avoir réclamé à grand cris la mort de Jésus à Pilate alors que la veille, il l’accueillait avec vénération en agitant des palmes et en jetant ses manteaux sous les pas de son âne.
Cette contradiction, cette incohérence apportent la preuve de ce que les faits relatés dans les évangiles pauliniens n’ont rien d’historique, et ne sont que des mythes partisans destinés à accabler les juifs et à disqualifier la Torah, pour apporter de l’eau au moulin de la nouvelle religion voulue par Paul.
Dans son ouvrage de 1986 : « The Mythmaker, Paul et l’invention du christianisme » Hyam Maccoby met soigneusement à nu les invraisemblances et les fantasmagories pauliniennes.
D’ailleurs, le Pape Benoît XVI, personnalité de grande qualité intellectuelle, a bien précisé que « l’on ne pouvait être sûr de rien » à ce sujet.
Le tout est de savoir si l’on veut vraiment chercher la vérité, comme prétendait le faire le R.P. Bruckberger, ou persister aussi obstinément, comme lui, en fait, à se contenter du narratif paulinien officiel et anti-juif, figé dans les évangiles.
Ce narratif a été amplement disqualifié par les abus, contraintes et violences de l’église, au fil des siècles, et par son égarement actuel, l’église étant incapable de choisir son camp entre la démocratie plurielle israélienne ou les chrétiens sont en croissance démographique constante, et l’univers djihadiste qui expulse ou massacre impitoyablement ces mêmes chrétiens.
Loin d’être « anti-chrétien », comme me qualifient certains, un peu vite, dès que je suggère une quelconque remise en question (Vatican II a-t-il été « anti-chrétien » avec la Déclaration Nostra Aetate?), je plaide pour un rapprochement salutaire du monde chrétien avec ses racines juives, au nom de la Vérité.
© Jean-Loup Msika

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