53 % des Français favorables au bannissement des organisations fréristes
INTERDICTION DES FRÈRES MUSULMANS :
53 % des Français favorables au bannissement des organisations fréristes
Analyse des résultats par Atmane Tazaghart, directeur de la rédaction de la revue « Ecran de Veille«
Quelle stratégie serait-elle la plus efficace pour faire face à l’entrisme des Frères musulmans ? Dans le monde arabe, plusieurs pays – dont l’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite – ont banni la confrérie islamiste. En Occident, les choses sont moins simples : les filiales européennes et américaines de la Confrérie nient tout lien avec la maison mère frériste. Ce qui complique les poursuites judiciaires à leur encontre, comme ce fut le cas en 2017, lorsque l’administration Trump a tenté, une première fois, d’interdire le Tanzim al-Dawli, l’organe international des Frères musulmans. Cela n’a pas empêché le Président américain de renouveler, en octobre dernier, son intention de bannir les Frères musulmans. Et plusieurs États, comme le Taxas et la Californie, ont franchi le pas, en novembre et décembre derniers, en interdisant les activités politiques et financières de la confrérie islamiste sur leurs territoires.
En France, l’idée fait son chemin : selon notre sondage, 53 % de la population française approuve l’interdiction des organisations fréristes. Chez les Musulmans de France, les opinions sont partagées : 38 % y sont favorables, 43 % y sont opposés, 16% n’ont pas d’opinion tranchée sur la question.
Ceux qui s’y opposent, parmi nos compatriotes de confession musulmane, ne le font pas tous pour de ‘‘mauvaises raisons’’ : 41 % redoutent qu’une telle interdiction entraîne une forme de discrimination à l’encontre de l’islam et de l’ensemble des musulmans ; 31 % craignent qu’elle ne favorise l’émergence de courants islamistes plus radicaux.
Par contre, 48% des musulmans de France considèrent qu’une interdiction des organisations liées aux Frères musulmans pourrait « réduire les motifs d’amalgame entre islam et islamisme » ; 47% estiment qu’une telle interdiction va « renforcer la cohésion nationale et le respect des lois de la République » ; 36% qu’elle serait de nature à « faire reculer le communautarisme » .


En résumé:
- 53 % des Français se disent favorables à une interdiction des organisations liées aux Frères musulmans.
- Chez les Français de confession musulmane, les avis sont partagés : 38 % approuvent l’interdiction, 43 % s’y opposent, 19 % n’ont pas d’opinion tranchée sur la question.
- L’idée d’un bannissement des organisations fréristes est plutôt favorablement perçue par les Musulmans de France : près de la moitié d’entre eux (48 %) considèrent qu’une telle interdiction pourrait « réduire les motifs d’amalgame entre islam et islamisme » ; 47 % estiment qu’elle est de nature à « renforcer la cohésion nationale et le respect des lois de la République » ; 36 % qu’elle aurait pour effet de « faire reculer le communautarisme ».
- Cependant, les Musulmans de France qui s’opposent à l’interdiction des Frères musulmans redoutent les effets pervers qu’une telle interdiction pourrait engendrer : 41 % craignent qu’elle n’entraîne « une forme de discrimination à l’encontre de l’islam et de l’ensemble des musulmans » ; 31 % redoutent qu’elle ne « favorise l’émergence de courants islamistes plus radicaux encore que les Frères musulmans ».
© Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart est directeur de la rédaction de la revue « Ecran de Veille«

Donc 47 pour cent des sondés tous confondus en général sont contre l’interdiction des frères musulmans .
On n’est pas sorti de I’auberge.