Dimanche, Tou Bishvat.
Pas la fête des petits fruits secs tristes au fond d’un bol en plastique.
La fête du temps long, de ce qui pousse sans bruit, de ce qui résiste sous terre avant d’exploser à la lumière.
Tou Bishvat, c’est un rappel biblique assez brutal :
👉 ce qui n’a pas de racines tombe au premier vent.
👉 ce qui a des racines finit toujours par refleurir.
On plante. On arrose. On attend.
Pas de miracle instantané, pas de story Instagram en 24 heures.
Juste la certitude que la vie, quand on ne l’empêche pas, fait son travail.
Et ici, en Israël, ce n’est pas une métaphore abstraite.
Des arbres ont repoussé après des incendies, des guerres, des siècles de désert et de haine.
Spoiler : ils sont encore là.
Tou Bishvat, ce n’est pas naïf.
C’est obstiné.
C’est dire au monde : « Tu peux essayer de nous couper, on sait repousser. »
Alors oui, on y va.
On attaque.
On plante.
Et on laisse le temps faire ce qu’il fait de mieux : donner tort aux cyniques.
🌱 Tou Bishvat Sameach.
© Claude Robibo

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