Israël déjoue les prophètes du déclin. Par David Germon

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Natalité record, économie résiliente, État solide : quand les chiffres pulvérisent le récit pessimiste

Pendant que certains annoncent l’essoufflement d’Israël, les données racontent une autre histoire. Démographie, dette, croissance, résilience : l’ancien directeur général du ministère des Finances, Shmuel Slavin, démonte point par point le discours alarmiste d’une partie de l’élite académique. Et le verdict est sans appel.


Une étude, une colère, un clash

Tout part d’une publication récente du Taub Center, évoquant un ralentissement du rythme de croissance démographique en Israël. Une étude reprise, commentée, amplifiée — et aussitôt contestée.

Shmuel Slavin, ancien haut responsable de l’État, ne cache pas son exaspération. Il connaît l’institution de l’intérieur. Il y a participé, il y a débattu, avant de s’en éloigner. Son accusation est lourde :

ce qui est présenté comme de l’analyse scientifique relève, selon lui, d’un positionnement idéologique.

Le chiffre mis en avant — une croissance de 0,9% — est au cœur de la polémique. Car, rappelle-t-il, les données officielles évoquent un taux supérieur, autour de 1,1%. Un écart que Slavin juge déterminant dans toute projection sérieuse.


Le vrai baromètre de la puissance : la démographie

Pour Slavin, l’analyse économique d’un pays repose sur trois piliers : la démographie, la dette, le déficit. Et sur le premier, Israël surclasse tous les pays développés.

Le chiffre est brut, incontestable :
👉 3,05 enfants par femme en moyenne en Israël.

À titre de comparaison :

  • Environ 1,5 dans la plupart des pays occidentaux
  • Autour de 1,8 dans certains États européens
  • Près de 0,7 en Corée du Sud et au Japon

Or, rappelle Slavin, il faut 2,1 enfants par femme pour simplement maintenir une population. Israël n’est pas dans la survie démographique. Il est dans l’expansion.


Un basculement ignoré : la natalité juive dépasse la natalité arabe

Depuis 2016, un fait dérange certains récits établis :

  • Fécondité moyenne des femmes juives : 3,15
  • Fécondité moyenne des femmes arabes : 2,95

Plus frappant encore : ce dynamisme traverse tous les segments de la population juive — religieux, traditionnels et laïcs — une singularité absolue dans le monde occidental.

Pour Slavin, le message est clair :

faire des enfants, c’est croire en l’avenir du pays.


Les chiffres que l’on préfère contourner

Chaque année, Israël enregistre :

  • 180 000 à 182 000 naissances
  • Environ 50 000 décès

➡️ Une croissance naturelle d’environ 130 000 personnes par an.

Même en tenant compte des flux migratoires atypiques — liés notamment à la guerre en Ukraine — et des départs, le résultat reste massif :
👉 une croissance annuelle estimée entre 1,3% et 1,4%, la plus élevée du monde occidental.

En une génération, Israël est passé de moins de 2 millions d’habitants à plus de 10 millions aujourd’hui, avec une projection vers 11 millions dans les prochaines années.


Dette, crises, guerres : Israël absorbe les chocs

Autre angle favori des discours alarmistes : la dette.

Slavin rappelle un fait souvent oublié :

  • En 1985, la dette israélienne atteignait 225% du PIB.
  • Après des réformes structurelles, elle est descendue à environ 60%.
  • Après le Covid et la guerre actuelle : autour de 69–70%.

Un niveau qu’il qualifie de gérable, historiquement transitoire, et appelé à redescendre — comme cela s’est produit après chaque crise majeure.


L’arme silencieuse : les réserves financières

Peu évoqué dans les débats publics :
👉 230 milliards de dollars de réserves de change détenues par la Banque d’Israël.

Un matelas financier considérable, incompatible avec toute narration de faillite imminente.


Shekel fort, prophéties faibles

Ils annonçaient un dollar à 4,8 shekels.
La réalité a tranché : un shekel solide, autour de 3,2 selon les périodes évoquées par Slavin.

Un symbole de plus, selon lui, de la déconnexion entre les prédictions idéologiques et la réalité économique.


Quand la “science” devient un outil politique

La charge est frontale. Slavin accuse une partie du monde académique de brouiller les frontières :

si c’est politique, dites-le. Mais n’appelez pas cela de l’économie.

Selon lui, certains experts utilisent le langage scientifique pour produire un récit anxiogène, systématiquement orienté contre les gouvernements en place, quitte à tordre les données.


Israël réel contre Israël fantasmé

Pendant que les tribunes annoncent le déclin :

  • Israël affiche un PIB par habitant d’environ 57 000 dollars
  • Son secteur high-tech recrute sur la base du mérite, pas de l’idéologie
  • Sa démographie assure une profondeur stratégique unique

La conclusion de Slavin est limpide :

Israël n’est pas un État fragile. C’est un pays qui avance, qui construit, qui croit en lui-même.


Source : Propos tenus par Shmuel Slavin dans un podcast


© David Germon

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