Téhéran a toujours la même rhétorique: c’est de la faute d’Israël et de l’occident, c’est son alpha et son oméga. Par Stéphane Goldin

En fin de semaine dernière, le ministre des Affaires Étrangères iranien, Abbas Araghchi, atterrissait à Beyrouth. 

A bord de son avion, se trouvait un haut gradé des Gardiens de la révolution, lié de longue date au Hezbollah.

Figure importante bien connue des Libanais et du Hezbollah, il convient de préciser que la présence de ce membre des Gardiens de la révolution n’avait aucun lien avec les aspects politiques de la visite du Ministre et n’appartient pas au ministère des Affaires étrangères.

Mais le détail intéressant de la présence de cet individu est que les autorités libanaises l’ont autorisé à débarquer mais les services de sécurité libanais n’ont pas autorisé le déchargement de quatre valises présentes à bord qui lui appartenaient.

Leur contenu reste inconnu, mais il est important de rappeler que l’Iran a transféré, au cours de l’année écoulée, un milliard de dollars au Hezbollah par divers moyens.

Lorsqu’un régime a passé quatre décennies à perfectionner l’art de la répression et de la dissimulation, il ne faut pas s’attendre à ce que sa fin ressemble à l’effondrement suite à une mauvaise gestion. 

La République islamique ne s’est pas construite comme un État normal. Elle s’est construite comme une forteresse dotée de souterrains: une façade extérieure pour la photo et des tunnels pour garantir que, si les murs venaient à se fissurer, les occupants puissent toujours se déplacer, toujours commander, toujours s’échapper et, si nécessaire, continuer la guerre par d’autres moyens. (Cela ne vous renvoie pas vers d’autres organisations terroristes)!

Beaucoup de responsables occidentaux sous-estiment encore ce qui se passe en Iran. Ils perçoivent cette crise comme une crise intérieure aux répercussions extérieures. 

Téhéran a toujours la même rhétorique: c’est de la faute d’Israël et de l’occident, c’est son alpha et son oméga. 

Et pourtant, c’est ce régime qui a mené son économie au bord du gouffre en dilapidant l’argent de son propre peuple en le distribuant aux terroristes du Hezbollah, du Hamas et des Houthis et pour assouvir ses ambitions nucléaires.

Tout cela rend la passivité de l’Occident plus qu’immorale et incohérente. La République islamique n’est pas une tyrannie repliée sur elle-même qui limite ses atrocités à ses frontières. 

L’Iran a toujours eu recours à des intermédiaires à l’étranger et à un système de propagande qui prospère grâce à l’étrange habitude occidentale de confondre ouverture et naïveté.

Les slogans scandés par le régime: “Mort à l’Amérique, mort à Israël” ne sont pas de simples slogans du « Club Med de Téhéran ». C’est une déclaration de guerre prononcé en langage clair d’un système qui considère les démocraties comme à la fois décadentes et vulnérables.

Aujourd’hui, les Iraniens demandent à l’occident simplement de cesser d’être atteint de cécité ou de naïveté car aucune clémence ne sera accordée aux personnes accusées d’ “aider l’ennemi”, pratique habituelle du régime lorsqu’il estime sa survie menacée.

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