Le 7 janvier 2015, les Lumières vacillaient. Par Jean-Pierre Sakoun

Le 7 janvier 2015, les Lumières vacillaient.

La cavale sanglante de ceux dont nous ne prononcerons pas le nom, trois ans après celle de leur inspirateur toulousain, commençait, rue Nicolas-Appert.

Les bons vivants, les rigolards, les humanistes les rabelaisiens, les militants de l’humour, de la liberté d’expression et de la liberté de conscience, mouraient assassinés sous les balles de deux fanatiques à front bas, hurlant leur jouissance de tuer au nom de leur dieu, qu’ils salissaient pour toujours.

Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Cabu, Charb, Elsa Cayat, Honoré, Bernard Maris, Ahmed Merabet, Mustapha Ourrad, Michel Renaudin, Tignous, Wolinski, voyaient la mort en face.

Dans les deux jours qui suivaient, Clarissa Jean-Philippe, parce qu’elle représentait la loi et la protection des citoyens comme ses deux collègues déjà cités, puis Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab et François-Michel Saada, parce qu’ils étaient juifs, comme Elsa Cayat, la seule femme qui ne fut pas épargnée par les barbares dans les locaux de Charlie, étaient à leur tour assassinés.

Onze ans après, nous n’oublions pas. Nous ne pardonnons pas. Pas plus que Toulouse, que le Bataclan, que Nice, que les dizaines d’égorgements de victimes sans défense par des fanatiques islamistes sanguinaires. Pas plus qu’Arnaud Beltrame, Samuel Paty et Dominique Bernard.

Onze ans après nous combattons encore et toujours. Un combat essentiel, émancipateur, démocratique, laïque et républicain contre l’islamisme, sanglant, obscurantiste, dictatorial. Le combat contre ses idiots utiles qui creusent sciemment et cyniquement la tombe de la liberté.

Notre combat s’appelle liberté, égalité, fraternité, laïcité.

© Jean-Pierre Sakoun

Président de l’association Unité laïque

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