Israël, moteur économique et laboratoire d’intelligence collective, face à un monde arabe enfermé dans la nostalgie et la colère.
Pendant que certains États arabes — Maroc excepté — recyclent leur ressentiment en politique nationale, Israël, malgré la guerre, bâtit, innove et progresse.
Son secret ? La compétence, la diversité et le goût du réel.
Les chiffres le disent, la morale le confirme : le travail est, plus que jamais, une forme de résistance.
La croissance comme réponse
Dans Tribune Juive (11 décembre 2025), André Simon Mamou cite les prévisions de l’OCDE :
« Le produit intérieur brut d’Israël progressera de 4,9 % en 2026 et de 4,6 % en 2027, quand la moyenne des pays de l’Organisation stagnera autour de 1,7 %. »
Le PIB par habitant atteindra 60 010 $ dès 2025, dépassant la France et le Japon.
Un exploit pour un pays de moins de dix millions d’habitants engagé dans un conflit militaire.
Le gouffre financier de la guerre n’a pas ralenti l’élan du pays ; il l’a renforcé.
Le travail est devenu la forme la plus haute du courage.
L’économie de l’intelligence
Israël n’a ni pétrole ni rentes minières : il a des cerveaux.
Avec 140 chercheurs pour 10 000 actifs, record mondial, il investit dans ce qu’il possède de plus durable : la matière grise.
Sept mille start-up, des laboratoires de pointe, une culture du risque assumée.
Quand les missiles tombent, on code encore.
Quand l’économie tremble, on invente de quoi la relever.
Une guerre, mais pas d’effondrement
En 2024, malgré les secousses, les exportations high-tech ont crû de 6 %.
La Banque d’Israël prévoit une inflation ramenée à 2,1 % d’ici 2026.
Rien d’un miracle : une politique, une discipline, une cohérence.
Éducation, service national, université et industrie marchent au même pas.
Le contraste régional
Ailleurs, la comparaison est cruelle.
Les régimes rentiers s’enlisent : le pétrole finance des palais, pas des laboratoires.
Les universités produisent des diplômes sans emploi.
Les écoles forment au ressentiment comme seconde nature .
Le Maroc fait figure d’exception : il réforme, diversifie, modernise.
Mais autour, combien préfèrent la rue à la réforme, la rancune au savoir ?
L’exemple qu’on refuse de voir
La Start-Up Nation n’est pas une invention « juive ».
Elle appartient à tous : juifs, arabes, druzes, chrétiens, laïcs, immigrés russes ou éthiopiens.
En 2025, 12 % des ingénieurs israéliens sont arabes (contre 3 % il y a vingt ans).
Plus de 400 start-up arabes ont vu le jour, notamment à Nazareth Tech Park, grâce à Tsofen.
Les Druzes, issus des unités technologiques de Tsahal, excellent dans la cybersécurité.
Les universités du Technion et de Haïfa incarnent une mixité réelle, pas rhétorique.
Israël n’a pas fait de son génie collectif une forteresse identitaire, mais un laboratoire de coexistence productive.
Ici, l’identité ne vaut rien face à la compétence.
Et c’est bien là la leçon qu’un monde arabe étouffé par la censure et la peur gagnerait à méditer.
Deux philosophies du monde
Les chiffres dessinent deux morales :
• d’un côté, des sociétés nourries de griefs ;
• de l’autre, un peuple qui transforme chaque menace en énergie.
Ce n’est pas de la religion, c’est de la méthode.
Là où la haine entretient la pauvreté, le travail produit la dignité.
« Israël réinvente chaque jour la résilience comme d’autres réinventent la rancune. »
— André Simon Mamou
Encadré chiffres-clés
Croissance prévue (OCDE)
2026 : +4,9 % | 2027 : +4,6 %
PIB par habitant (2025)
60 010 $
Chercheurs pour 10 000 actifs
Israël : 140 | États-Unis : 85 | Japon : 83
Start-ups arabes israéliennes
≈ 400 en activité (2025)
En bref :
Les chiffres de Mamou se lisent comme une parabole moderne :
un petit pays, sans ressources, encerclé, en guerre,
et pourtant en pleine ascension.
Pas pour défier, mais pour rappeler que la victoire durable est productive.
Le Moyen-Orient n’est pas condamné.
Mais pour s’en libérer, il faudra choisir l’école sans haine plutôt que la rue et, l’usine plutôt que la haine,
et la coopération plutôt que la plainte.
La haine stagne. Le travail élève.
Et, pour l’instant, l’histoire continue de pencher du côté de ceux qui bâtissent.
Paul Germon
GRAND ANGLE
Entre rancune et industrie : l’économie comme miroir moral
par Paul Germon
Israël, moteur économique et laboratoire d’intelligence collective, face à un monde arabe enfermé dans la nostalgie et la colère.
Pendant que certains États arabes — Maroc excepté — recyclent leur ressentiment en politique nationale, Israël, malgré la guerre, bâtit, innove et progresse.
Son secret ? La compétence, la diversité et le goût du réel.
Les chiffres le disent, la morale le confirme : le travail est, plus que jamais, une forme de résistance.
La croissance comme réponse
Dans Tribune Juive (11 décembre 2025), André Simon Mamou cite les prévisions de l’OCDE :
« Le produit intérieur brut d’Israël progressera de 4,9 % en 2026 et de 4,6 % en 2027, quand la moyenne des pays de l’Organisation stagnera autour de 1,7 %. »
Le PIB par habitant atteindra 60 010 $ dès 2025, dépassant la France et le Japon.
Un exploit pour un pays de moins de dix millions d’habitants engagé dans un conflit militaire.
Le gouffre financier de la guerre n’a pas ralenti l’élan du pays ; il l’a renforcé.
Le travail est devenu la forme la plus haute du courage.
L’économie de l’intelligence
Israël n’a ni pétrole ni rentes minières : il a des cerveaux.
Avec 140 chercheurs pour 10 000 actifs, record mondial, il investit dans ce qu’il possède de plus durable : la matière grise.
Sept mille start-up, des laboratoires de pointe, une culture du risque assumée.
Quand les missiles tombent, on code encore.
Quand l’économie tremble, on invente de quoi la relever.
Une guerre, mais pas d’effondrement
En 2024, malgré les secousses, les exportations high-tech ont crû de 6 %.
La Banque d’Israël prévoit une inflation ramenée à 2,1 % d’ici 2026.
Rien d’un miracle : une politique, une discipline, une cohérence.
Éducation, service national, université et industrie marchent au même pas.
Le contraste régional
Ailleurs, la comparaison est cruelle.
Les régimes rentiers s’enlisent : le pétrole finance des palais, pas des laboratoires.
Les universités produisent des diplômes sans emploi.
Les écoles forment au ressentiment comme seconde nature .
Le Maroc fait figure d’exception : il réforme, diversifie, modernise.
Mais autour, combien préfèrent la rue à la réforme, la rancune au savoir ?
L’exemple qu’on refuse de voir
La Start-Up Nation n’est pas une invention « juive ».
Elle appartient à tous : juifs, arabes, druzes, chrétiens, laïcs, immigrés russes ou éthiopiens.
En 2025, 12 % des ingénieurs israéliens sont arabes (contre 3 % il y a vingt ans).
Plus de 400 start-up arabes ont vu le jour, notamment à Nazareth Tech Park, grâce à Tsofen.
Les Druzes, issus des unités technologiques de Tsahal, excellent dans la cybersécurité.
Les universités du Technion et de Haïfa incarnent une mixité réelle, pas rhétorique.
Israël n’a pas fait de son génie collectif une forteresse identitaire, mais un laboratoire de coexistence productive.
Ici, l’identité ne vaut rien face à la compétence.
Et c’est bien là la leçon qu’un monde arabe étouffé par la censure et la peur gagnerait à méditer.
Deux philosophies du monde
Les chiffres dessinent deux morales :
• d’un côté, des sociétés nourries de griefs ;
• de l’autre, un peuple qui transforme chaque menace en énergie.
Ce n’est pas de la religion, c’est de la méthode.
Là où la haine entretient la pauvreté, le travail produit la dignité.
« Israël réinvente chaque jour la résilience comme d’autres réinventent la rancune. »
— André Simon Mamou
Encadré chiffres-clés
Croissance prévue (OCDE)
2026 : +4,9 % | 2027 : +4,6 %
PIB par habitant (2025)
60 010 $
Chercheurs pour 10 000 actifs
Israël : 140 | États-Unis : 85 | Japon : 83
Start-ups arabes israéliennes
≈ 400 en activité (2025)
En bref :
Les chiffres de Mamou se lisent comme une parabole moderne :
un petit pays, sans ressources, encerclé, en guerre,
et pourtant en pleine ascension.
Pas pour défier, mais pour rappeler que la victoire durable est productive.
Le Moyen-Orient n’est pas condamné.
Mais pour s’en libérer, il faudra choisir l’école sans haine plutôt que la rue et, l’usine plutôt que la haine,
et la coopération plutôt que la plainte.
La haine stagne. Le travail élève.
Et, pour l’instant, l’histoire continue de pencher du côté de ceux qui bâtissent.
© Paul Germon

Commentaire évidemment favorable, parlant de LEVIATHAN et des crédits exceptionnels pour l’éducation des écoliers arabes. Commentaire donc, sous deux rédactions, disparu deux fois
Parlez d’économie, merci