Le cinéaste dissident Jafar Panahi embastillé en Iran

Arrêté, puis condamné en 2010 à six ans de prison et vingt ans d’interdiction de réaliser ou d’écrire des films, de voyager ou même de s’exprimer dans les médias, Jafar Panahi continuait cependant de travailler et vivre en Iran.

C’est à Téhéran où le cinéaste et opposant iranien vivait sous un régime de liberté conditionnelle pouvant être révoqué à tout instant qu’il a été interpellé la semaine dernière pour purger au centre de détention d’Evin une peine de six ans, selon le verdict émis en 2010 pour propagande contre le régime après avoir soutenu le mouvement de protestation de 2009 contre la réélection de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République islamique.

Le cinéaste avait obtenu un Lion d’or en 2000 à Venise pour Le Cercle, et le Prix du scénario à Cannes en 2018 avec Trois visages, trois ans après l’Ours d’or à Berlin pour Taxi Téhéran.

En cause, la Lettre ouverte via laquelle Jafar Panahi dénonçait avec Mohammad Rasoulof et Mostafa Al-Hamad l’arrestation de plusieurs de leurs collègues par les autorités et la répression contre les manifestants en Iran.

Pour rappel, Mostafa Tajzadeh, figure du mouvement réformateur militant pour des changements structurels et démocratiques et précédemment arrêté en 2009 avant d’être relâché en 2016, a de nouveau été interpellé le 8 juillet à Téhéran pour rassemblement et collusion contre la sécurité d’Etat et propagande contre la République islamique.

Dénonçant la détérioration inquiétante de la situation des artistes en Iran, La France a appelé,  après les Etats-Unis, à la libération immédiate des cinéastes iraniens et d’autres personnalités iraniennes engagées pour la défense de la liberté d’expression dans leur pays.

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